‹ Traité de philosophieChapitre 651 sur 921 · PR(J(;ÉDÉS ESSENTIELS DE LA MÉTHODE GÉNÉUALE · texte numérisé non relu

PR(J(;ÉDÉS ESSENTIELS DE LA MÉTHODE GÉNÉUALE

(lu'il faut pour les déduire les unes des autres, il ne peut y en avoir de si éloignées auxquelles enfin on ne parvienne, ni de si cachées qu'on ne' découvre (^). )■ Il dit également : Omnia apiid me mcUhematice fiunt. — C'est précisément le tort de Descartes d'avoir voulu appliquer une méthode mathématique, une méthode admirablement faite pour les sciences abstraites, au monde des corps et des esprits, sans tenir assez compte de l'expérience C^). C'est ainsi qu'il a essayé de construire le monde a priori. «. L'univers est une machine où il n'y a rien du tout à considérer que les figures et les mouvements de ses parties. » Dieu est la cause première de l'étendue et du mouvement comme de tout le reste. Descartes déduit les lois du mouvement des perfections infimes de Dieu. De là sa théorie mécaniste de l'univers : étant donnés l'étendue et le mouvement avec ses lois, tout se comprend. Ainsi Descartes explique les astres et la terre par les tourbillons que produit l'étendue en s'agitant ; il exphque la vie végétative et sensitive par des lois purement mécaniques. La plante est une machine perfectionnée ; l'animal est un automate merveilleux. Le mécanisme rend compte de tout ce qui est res extensa ; rien ne lui échappe que la pensée, res cogitaiis, absolument distincte de l'étendue et du mouvement.

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