‹ Traité de philosophieChapitre 663 sur 921 · D. — COMPARAISON AVEC U ANALYSE ET LA SYNTHÈSE · texte numérisé non relu

D. — COMPARAISON AVEC U ANALYSE ET LA SYNTHÈSE

La déduction et l'induction ne sont pas autre chose, au fond, que la synthèse et l'analyse (^). En effet :

I. ■ — L'induction : A) suit une marche régressive. Elle s'élève des faits aux lois. Mais les faits peuvent être considérés comme des conséquences particuhères par rapport aux lois. Donc, quand on va des faits aux lois par induction, on remonte des conséquences aux principes.

B) Procède par décomposition : les rapports de causahté sont mêlés à une multitude de rapports de simple succession. Il faut d'abord démêler cette masse confuse d'antécédents et de conséquents ; puis, par des éliminations successives, dégager les rapports de causalité. — On pousse plus loin encore la décomposition quand la loi de causahté, qu'on a étabhe, est une loi complexe qu'on peut ramener à des lois plus simples.

II. ^ — La déduction : A) suit une marche progressive : elle descend des principes aux conséquences, des lois aux phénomènes, des causes aux effets. Or c'est là précisément la marche progressive.

B) Procède par composition : le syllogisme est une synthèse. La conclusion en effet est une résultante des prémisses que l'esprit doit fusionner pour la pi'oduire, car le rapport qu'elle énonce entre son sujet et son attribut résulte du rapport qui unit chacun d'eux au même moyen terme : il y a donc composition. — On peut le prouver encore en disant : la déduction consiste ordinairement à faire l'application d'une vérité générale à un cas particulier, à appliquer vg. cette loi : Tout mammifère respire par des poumons, à la baleine :

(•) Cette assimilation n'est pas admise par tous les philosophes. Il semble cependant qu'elle est Men fondée, comme l'a montré Rabier {Logique, Ch. xvi, § 4), fort du reste de l'appui de Newton.

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