DIVISION DE LA SENSIBILITÉ
On rapporte ordinairement à la sensibilité trois groupes de phénomènes :
I. — Inclinations : tout être apporte en naissant certaines tenda?ices fondamentales qui vont se précisant et se ramifiant sous l'empire des émotions : de là P instinct, de là diverses inclinations.
II. — Emotions de plaisir ou de douleur : satisfaite dans ses inclinations, l'âme éprouve des émotions agréables ; contrariée, des émotions désagréables. Ces émotions prennent le nom de :
A. — Sensations ou émotions physiques, quand elles se produisent à la suite d'une impression physiologique.
B. ■ — Sentiments ou émotions intellectuelles et morales, quand elles se produisent à la suite d'un phénomène psychologique (idée, acte de volonté).
III. — Passions : les émotions réagissent sur les inclinations et les exaltent ; les inclinations sont alors devenues impétueuses : on les nomme passions. Nous diviserons donc la sensibilité en trois chapitres.
On devrait, ce semble, commencer l'étude de la sensibilité par les inchnations, puisqu'elles en constituent le fond. Mais, comme elles ne sont révélées à la conscience que par les émotions qui en accompagnent la satisfaction ou la contrariété et qui en sont les çjjets et les signes, ce sont les émotions qu'il convient d'étudier d'abord. Les émotions constituent les faits les plus apparents de la sensibihté. Il faut remarquer aussi que les émotions sont le côté passif de la sensibilité, tandis que les inclinations en sont le côté actif.