DU CHOIX DE L’APPAREIL
Beaucoup de personnes étant embarrassées sur le système et la dimension de l’appareil dont elles veulent faire l’acquisition , quelques avis ne seront pas inutiles.
Si l’appareil est destiné à faire le portrait presque exclusivement, on devra, surtout si la personne veut en faire une spéculation, se déterminer pour un appareil sixième à un seul objectif achromatique. C’est,
plus nombreuse qu’un ne le pense, mais nous n’avons pas b faire leur éducation artistique.
Quelques autres ne veulent voir dans les images daguerriennes qu'une représentation de la nature , fidèle A la vérité , mais froide , insignifiante et dénuée de ce souffle divin qui fait tout le talent de l'artiste et le mérite des œuvres d’art. Les portraits qu'on exécute chaque jour et où l’harmonie de la pose s’unit à l’expression de la ligure , sont lé pour leur répondre. Il est vrai qu’on voit encore exposés grand nombre de portraits photographiques désespérants sous le rapport de l’art , mais les cbefsd’œuvres des Rubens et des Raphaël cessent-ils d’étre admirés depuis qu’il existe tant de peintres d’enseignes ?
Mais le plus terrible ennemi que le daguerréotype ait eu i combattre est sans contredit la vanité humaine- Lorsqu’on se fait peindre par lesmoyeua ordinaires , la main complaisante d’un artiste sait adoucir lea traits uu peu rudes de la physionomie , assouplir la raideur du maintien et donner A l'ensemble de la grâce et de la dignité. C’est en cela surtout que consiste le talent du peintre de portraits ; on lui demande bien la ressemblance , mais on veut avant tout paraître beau , deux exigences souvent incompatibles.
Il n’en est pas ainsi de l’artiste photographique ; inhabile à corriger les imperfections de la nature , se» portraits out malheureusement le défaut d'ètre souvent trop ressemblants , ce sont eu quelque sorte des miroirt permanent i ou l'amour-propre ne trouve pas toujours son compte. (Traité de Daguerréotype par un amateur.)
nous l’avons déjà dit, de tous les appareils celui qui opère le plus rapidement. Si l’on trouvait cette dimension trop exiguë, il faudrait avoir recours à l'appareil à double objectif pour quart de plaque. Ce sont là les deux grandeurs le plus généralement employées (1).
Les personnes qui ne reculeront pas devant une dépense assez considérable et qui se sentiront assez de persévérance pour ne pas ac laisser décourager par les difficultés plus grandes que présentent les plaques demi ou normales, seront amplement dédommagées des peines qu’elles auraient prises, [taries beaux portraits en pied, et les magnifiques groupes qu’on peut obtenir sur ces grandes dimensions.