‹ Traité de photographie sur papierChapitre 11 sur 59 · VI. ACIDE GALLIQUE · texte numérisé non relu

VI. ACIDE GALLIQUE

Le meilleur procédé pour préparer l’acide gallique, est encore celui de M. llobiquet. Il consiste h réduire des noix de galle en poudre grossière, à les humecter d’eau et à les abandonner à elles-mêmes pendant deux ou trois mois à une température de 25°; il s’établit dans la masse une fermentation qui transforme le tannin en acide gallique; après ce temps, on exprime dans un linge la noix de galle, on la lave à l’eau froide, de manière à dépouiller le résidu de toute sa matière colorante, qui est soluble dans l’eau froide. Lorsque le résidu ne cède plus rien à l’eau, on le traite par l’eau bouillante dans un vase de faïence; après vingt-quatre heures d’infusion, on sépare la liqueur du résidu, on la concentre à une douce chaleur et on la filtre, après y avoir ajouté du noir animal, environ 125 grammes par 500 grammes de noix de galle employée.

Par le refroidissement des liqueurs , il se dépose sur les parois du vase des cristaux d’acide gallique; par la concentration des eaux-mères, on obtient de nouveaux cristaux.

L’acide gallique se présente sous forme de petites houppes soyeuses, réunies entre elles, d’une couleur jaune pâle.

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