POUR UN DESSIN OU UNE AQUARELLE
Indépendamment des épreuves que l'on conserve dans leur état naturel, et dont nous nous sommes occupés jusqu’à présent, la Photographie peut en fournir d’autres, qui peuvent servir de canevas à l’artiste, pour faire un dessin ou une aquarelle.
Ces sortes d'epreuves doivent ctre à peine colorées, afin que le fond ne plombe pas la peinture qui les couvrira plus tard; les lumières, les ombres et les demi-teintes doivent être bien déterminées, malgré le peu de coloration des ombres les plus puissantes.
De cette manière, l’artiste dispose des teintes locales, et produit à son gré une sépia ou une aquarelle. , l’impression photographique étant assez pâle pour se prêter à toutes les colorations possibles.
Pour produire ce genre d’épreuves, on ne peut pas employer une épreuve ordinaire qu’on aurait affaiblie, après coup , par les procédés que nous venons d’indiquer : le ton du papier et de l’image ri’ aurait pîtis la fraîcheur qu’il faut pour uu dessin ou une aquarelle.
On ne peut pas non plus se servir d’une épreuve qui serait trop faible, car le dessin manquerait de la netteté et de la précision qui sont nécessaires pour guider l’artiste.
Lorsqu’on veut obtenir des épreuves pour le dessin , il faut de toute nécessité avoir recours à un papier positif spécial.
En suivant la préparation décrite au chapitre VIII , il suffit d’étendre le bain d’argent de quatre à cinq fois son volume d’eau, pour obtenir un papier convenable. Quelle que soit la durée de l’exposition, l’image ne prend jamais qu’une teinte argentine, qui peut servir à l’artiste de première préparation.