‹ Traité de photographie sur papierChapitre 51 sur 59 · ÉPREUVES NÉGATIVES SUR PAPIER · texte numérisé non relu

ÉPREUVES NÉGATIVES SUR PAPIER

Pour éviter les taches qui se forment sur certains papiers , malgré tous les soins que l’on apporte dans leur préparation , M. Guillot-Saguez a proposé la suppression du premier bain de nitrate d’argent. M. C. Laborde reproche au procédé de M. Guillot-Saguez, de ne pas fournir des tons assez puissants.

Pour rendre au papier toute sa qualité, sans s’exposer à faire naître des taches, M. C. Laborde propose à son tour le procédé suivant :

On dissout dans trente grammes d’eau distillée un gramme de cyanure de potassium ; on ajoute à celte dissolution de

l’iodure d’argent récemment précipité, jusqu'à ce que la liqueur en soit saturée. On la jette alors sur un liltre et on y ajoute quatre grammes d'iotlurc de potassium dissous dans 60 grammes d’eau distillée.

On verse le liquide dans une cuvette, et on l’emploie comme la dissolution ordinaire de nitrate d’argent. Au sortir du bain, le papier est séché au papier buvard, et on peut s’en servir immédiatement.

M. Laborde a proposé , de plus , d’ajouter deux 0/o d’acétate de chaux, au bain d’acide gallique, pour augmenter la faculté réductive de ce corps, et rendre par là les épreuves plus vigoureuses, ou bien encore, du nitrate de plomb, pour obtenir des noirs mieux fondus.

M. Régnault a proposé de remplacer l’acide gallique par l’acide pyrogallique. A la dose de un gramme par litre d’eau, son action est à la fois plus prompte et plus énergique pour développer l’image au sortir de l’exposition.

M. Peuvion-Colle (>) nous a montré des épreuves négatives sur papier, obtenues presque instantanément au moyen du cyanure d’argent, mais dans ces épreuves, les parties éclairées n’arrivaient pas à une intensité convenable avant que les demiteintes et les ombres ne fussent ensevelies sous une coloration uniforme.

Nous n’avons essayé encore aucun de ces moyens, et en les publiant nous remplissons simplement le rôle d’historien de la science , laissant à chaque auteur la responsabilité de ses assertions.

(t) M. Peuvion-Colle a employé le premier le sérum du lait pour empêcher les épreuves de se lâcher. C’est à cet habile opérateur que nous devons la connaissance de cette utile propriété.

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