‹ Traité de phrénologie (volume 2)Chapitre 12 sur 78 · IV · texte numérisé non relu

IV

Os frontal ries rongeurs.

PI. XV, fig. 1 , 2 , 7 et 8. Lapin doinesUque.

L'os frontal des rongeurs est double , et présente une forme très-irrégulière. Vu par sa face externe , il offre les objets suivans : une surface lisse assez étendue d'avant en arrière , 1 , 2 , 3 ; fig. 7 , celle qui se trouve indiquée par le n" 1 répond à la partie antérieure du cerveau , la seconde , 2 , au bulbe olfactif, et la troisième, 3 , à la partie supérieure des cellules eîhmoïdales. Le bord supérieur, o, o , o , o , o , s'articule avec le frontal du côté opposé ; le bord antérieur se termine à droite et à gauche par deux appendices osseuses , dont l'externe, 9 , est la plus longue. C'est sur celles-ci que repose l'os propre du nez , extrêmement développé chez les rongeurs , notamment dans l'espèce dont il est ici question. Le bord externe contribue à la formation de l'arcade

0) Dans la fig. 2, l'os frontal , vu en dessous, a été plus renversé en dcbors , de manière à faire voir toute l'étendue de cette rcciou.

so Tr.AITI!

orl)itaire , k , k , k. Le bord poslcrienr , d , d , d , (aillé en dentelure , s'arliculc avec le parietal correspondant cl avec une pelilc partie de l'os temporal en X. Vu par sa face inftMicure , "Noici ce que l'os frontal nous présente : 1° une surface lisse , m , en contact avec le cerveau , dont elle est seulement séparée par la dure-mcrc , fig. 2 ; 2^ une lame osseuse , v, v , v , v , formant la paroi inJorncet inférieure de l'orbite ; entre cette lame et l'apopbyse orbilaire, une cchancrure , 8; devant la lame osseuse une surface un peu inégale, c, e, e, e, c, en contact avec les cellules etbmoïdalcs : elle se trouve tapissée dans l'état frais par la membrane pituitairc. (1)

Os frontal des oiseai

ri.XVIÎ,fig.l,3,8, 9 (2).

L'os frontal chez les oiseaux, fig. 1 et 2, est toujours composé de deux pièces qui se soudent de très-bonne heure. La surface externe de cet os est ordinairement lisse ; on remarque cependant chez quelques espèces , la pintade par exemple , pi. ^8 , fig. 8 et 9 , une sorte d'appendice assez saillante placée ù la partie moyenne et antérieure du crâne, sa hase pccupe dans la pintade près de la moitié de celte surface (3). La face externe du frontal est recouverte par une peau mince pourvue de plumes à l'extérieur. Celle-ci adhère à l'os par un tissu cellulaire plus ou moins dense. Nous diviserons la surface externe de cet os du crâne des oiseaux en quatre régions : une antérieure , dont la partie moyenne est marquée v ; trois autres placées derrière celle-ci , 1 , 2 , 3. La première région n'a aucun rapport, fig. 1 , avec la cavité du crâne : il n'en est pas ainsi des trois autres qui répondent au cerveau.

Vu inférieurement , fig. 8 , le frontal parait partagé en deux régions par une

(1) On ne trouve point Je sinus frontaux chez le lièvre , le lapin . l'écureuil , la marmotte , le castor, animaux appartenant tous à la famille des rongeurs. Ils sont, au contraire, trèstlendijs dans le porc-épic , animal appartenant à la même famille. La classe d'animaux qui ))réscnte les plus grands sinus frontaux, est celle des ruminans ; Téleplianl eu a de si étendus, qu'il existe quelquefois dix à onze pouces d'intervalle entre les deux tables de l'os frontal.

(2) Cette planche représente tous les os qui entrent dans la composition du crâne , l'ctlimoïde excepté qui n'y conconrl que pour très-peu de chose. Nous avons choisi préfcrabîement la tête de la corneille mautelée, comme étant une de celles des oiseaux de notre climat nul présente le plus grand développemeat des pièces composant la boite osseuse contenant l'encéphalo.

(3) Dans quelques espèces, la face externe du frontal des oiseaux se trouve recouverte dans la partie qui forme la région orhitaire externe, par un corps granuleux, aycnl beaucoup de rapport avec le tissu propre aux glandes. La surface de cet os, rcpoudant à ces corps, est oruinaireaieut plus ou moins ruj^ueuse.

DE PnnÉNOLOGIK. o9

lame osseuse , formant une partie de rorbilo , b , b. Plus en dedans , x , x , >: , se remarque uu tissu spongieux ou cclluleux ; la partie externe de celte lame forme la partie antérieure de Vcrbile. La région postérieure ,1,2,3, répond à Tencéphale : on y remarque quelques dépressions en rapport avec les points les plus développés de cet organe. Comme tous les os larges du crâne , le frontal des oiseaux se trouve composé de deux lames plus ou moins rapprochées , plus ou moins pourvues de diploé dans leur inférieur. Dans quelques espèces , ce dernier tissu est assez développé pour donner lieu à un écarlement remarquable des deux lames qui composent cet os ; nous donnons pour exemple le crâne de l'effraie , représenté pi. II his, fig. 5. Nous n'insisterons pas sur ce point d'anatomie que nous avons déjà traité très au long à l'article Coupe verticale du crâne.

Abstraction faite d'un très-petit nombre d'espèces, toute la famille des oiseaux est celle qui offre le plus d'avantages pour apprécier , à l'extérieur du crâne , le développement des parties cérébrales. La lame externe étant généralement peu écartée de l'interne, ou lorsqu'elle F est un peu, étant en 'parallélisme parfait avec elle , on peut donc saisir facilement à l'extérieur la forme et le développement des diverses parties du cerveau des oiseaux. C'est aussi dans celte classe qne nous trouverons les preuves les plus convaincantes en faveur de la phrénologie.

Le frontal des oiseaux s'articule par son bord supérieur avec son semblable, 0, 0, 0, 0, 0, 0, par le postérieur, p, p, p, p, p, avec l'as pariétal correspondant par l'angle orbitaire externe , d , fig. 1 , avec l'angle antérieur de l'os temporal, enfin par son bord antérieur avec l'intermaxiliaire et le nasal x , et f. Une chose digne de remarque, c'est que le coronal qui ne forme, dans l'espèce humaine et le singe, que le quart ou à peu près de l'étendue de la cavité crânienne, dans les carnivores et les rongeurs , le quart , le cinquième et même la sixième partie de celte cavité , forme au contraire chez les oiseaux plus de la moitié de cette boite osseuse. On ne peut , qu'après une étude longue et approfondie des formes générales ou partielles si variées de cet os , avoir une idée parfaite des rapports qui existent entre elles et les fonctions de l'organe qu'il recouvre. Un chapitre particulier sera consacré à cet examen , et certes ce ne sera pas un des moins imporlans de notre ouvrage (1).

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