‹ Traité de phrénologie (volume 2)Chapitre 16 sur 78 · XI · texte numérisé non relu

XI

Os occipital des (juadrupèJcs.

Nous allons trouver entre l'occipital des quadrupèdes et celui de l'homme et du singe des différences d'étendue et de forme très-tranchées : celles-ci sont trop importantes pour ne pas y insister un peu. Indépendamment de quelques caractères généraux, tels que la position verticale du trou par lequel passe la moelle épinière, le développement plus considérable de son apophyse basilaire dont la direction se trouve être horizontale , l'os occipital en présente de particuliers qui intéressent le zoologiste et surtout le physiologiste. Nous les ferons d'abord connaître chez les carnivores.

§ Xïl.

Occipital des carnivores.

Chat.pl. XIII, %. 5, 6,11 et 12,

Nous comprenons sous le nom d'occipital les deux pièces osseuses représentées fig. 5 et 6. La première , fig. 5 , a été désignée par plusieurs anatomisles sous le nom d'os iutcr-pariétal , probablement parce qu'elle se trouve logée dans l'angle formé par la réunion du bord supérieur de ces deux os représentés id. pi., fig. 9 et 10. Bien que chez tous les carnivores et les rongeurs, cette portion osseuse se sépare , à un âge même assez avancé , de l'os occipital , nous croyons devoir la considérer comme l'appendice de cet os. Notre opinion nous paraît d'autant mieux fondée que nous l'avons rencontré plusieurs fois complètement soudé et môrae de très-bonne heure, chez déjeunes chiens et de jeunes cliats. Il m'est arrivé de trouver dans trois têtes humaines l'angle postérieur et supérieur de l'occipital composé d'une pièce ayant beaucoup de rapport avec cet os des quadrupèdes.

Si nous examinons l'os occipital du chai, par sa face externe, fig. 11 et 12, BOUS apercevons en procédant de haut en bas : T'unc portion osseuse triangulaire, fig. <5 : c'est celle que les anatomistes ont désignée sous le nom d'interpariétale, et que nous considérons comme l'angle supérieur de l'os occipital ; 2' une surface assez large, 1,2, n , répondant aux principales divisions du cervelet; on voit qu'elle offre beaucoup d'étendue chez le chat; 3° un trou, p, dirigé d'avant en arriére : c'est le trou occipital donnant passage à la moelle épiniére ; de chaque coté de ce trou, les deux condyles s'articulant avec la première vertèbre.

La face interne, fig. 5 et 6 , nous présente, en procédant dans le même sens que nous avons employé pour l'externe : 1° la surface interne de la portion osseuse, dite inler-pariétale; elle est assez inégale, et présente des dépressions transversales répondant à la partie supérieure du lobule médian du cervelet ; tout le reste de la surface interne de l'occipital , 1,2, 3 , se trouve en rapport avec ce dernier organe. On doit être frappé , en examinant les deux pièces qui composent l'occipital du chat, de la différence que cet os présente, comparé avec celui de l'homme, pi. X et XI , fig. 2, et celui du singe, pi. XII et XII bis y fig. A : chez ceux-ci, une grande partie de l'occipital se trouve occupée par les lobes postérieurs du cerveau , tandis que dans le chat , tout l'occipital, bien que trés-étendu, se trouve entièrement rempli par le cervelet. On voit par ce seul cas , comment il serait facile au phrénologiste de commettre de graves erreurs , si ses connaissances n'étaient pas précédées de l'étude de l'anatomic comparée.

L'os occipital du chat s'articule avec cinq os du crâne et la première vertèbre. Les os du crane sont, 1° les pariétaux : il complète en s'articulant avec eux , la cavité bornée en devant par la lame interne , que nous avons fait connaître en décrivant ces deux os, et dans laquelle se trouve logée une partie des lobes cérébelleux latéraux ; 2° avec l'os sphénoïde , avec lequel il s'articule par son apophyse basilaire ; S° en dehors des condyles , avec les deux temporaux; i" enfin avec la première vertèbre par ces mêmes condyles.

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