XXII
Os ttliinoïJe des rongeurs.
PI. XVI, Cg. 0 el 12. Lapin Jonv stiqne.
La forme de l'etlimoïde des rongeurs, diffère assez de celle du même os chez les carnassiers (comparer l'ethmoïde du chat, iSg. 6 et 12, avec celui du lapin , pi. XVI , fig. 0 et 12) ; on y retrouve cependant, comme chez eux, les mêmes ol)jets, mais avec des différences sensiLics de forme et d'étendue.
Vu par sa face supérieure, pi. XVI, fig. 12 , l'os ethmoïde du lapin paraît composé de deux parties bien distinctes, l'une antérieure, c, c, c, c, composée de deux masses latérales , séparées par une échancrure , q, q : l'autre postérieure, formée d'une lame mince, compacte, percée d'une muUifudc de trous, i5, S, S, o, offrant au milieu un petit renflement, représenlaiil la crête ethmoïdale : lu portion antérieure se trouve composée de diverses lames et d'é* chancrures , dont les plus externes se trouvent recouvertes par la face inférieure de l'apophyse externe de l'os frontal, pi. XV, fig. 1 , e, e, e, e ; la porlion postérieure représente absolument la partie ethmoïdale de l'homme, des quadrumanes et des carnivores, destinée au passage des nerfs olfactifs; ces trous, comme on le voit, y sont assez multipliés.
La face inférieure de l'os ethmoïde du lapin, fig. 6, est bien moins compliquée que chez le clial : sur les parties latérales, quelques lames feuilletées, séparées par une échanèrure ou gouttière assez large , v, v, au milieu, x, le
(1) Ces deux masses sont reçues dans rdcarlement (jue laissent entre eux les bords antérieur» des os frontaux, iig. 2, pi. XIII.
vomer, (jui se soudi; proniptcnicnl avec rcllimoïde. Toute celle lace est (apissée par la incinhr:ine olfflcîive (1).
% XXili.
Os spLc'noïJe des qua^lrumanes.
Pi. XII et Xil bis, n^'. 7 et 8. Singe sajou.
L'os sphénoïde dos quadrumanes se trouve composé de deux pièces distinctes qui ne se soudent qu'à un âge Irî'S-avancê : l'une representee fig 8, ou porlion spiiénoïdale antérieure, est beaucoup plus petite que l'autre, lig. 7, placée en arrière et qui représente le sphénoïde de l'homme ; ces deux parlies osseuses occupent la même place que dans le crâne de l'homme. Vues par leur face supérieure, pi. XII his, fig. 7 et 8, la plus inléressante pour le phrénologisle, elles présentent les choses suivantes : I" une surface lisse , fig. 8 ; derrière elle deux trous, c, c, séparés par une lame osseuse ; ils donnent passage aux nerfs optiques ; 2" derrière ces trous , et sur la ligne médiane , une petite appendice osseuse, m, présentant une surface inégale destinée à s'articuler avec la partie moyenne de la portion sphenoidale postérieure. Celleci nous présente les objets suivans : à sa partie moyenne, représentant le corps du sphénoïde, une dépression, d, logeant la glande ou corps pituitaire ; de chaque côté de cette fosse deux lames osseuses, grandes ailes, excavées, présentant l'empreinte des circonvolutions inférieures et moyennes du cerveau, 1, 2, 'i; elles offrent vers leur hase deux trous pour le passage des nerfs qui vont se distribuer à la face. Leurs bords inégaux s'articulent avec divers os du crâne. Toute cette surface se trouve tapissée par la dure-mère. La face uiférieure des deux portions sphénoïdales, fig. 7 et 8, pi. XII, est fort irrégulière, sur-lou! celle de la pièce postérieure. L'antérieure présente, vue de celte manière, deux dépressions ou enfonceraens, et l'orifice inférieur des Irons optiques, au milieu, une lame osseuse s'arliculant avec l'ethmoïde. ' La face inférieure de la portion sphénoïdale postérieure présente , au milieu, la face inférieure du corps de cet os, et sur les côtés, celle des grandes ailes; entre celles-ci et le corps, se voient deux appendices représentant les apophyses ptérygoïdcs du sphénoïde de l'homme. On n'y remarque pas, comme chez lui, les cavités appelées sinus sphénoïdaux.
Le sphénoïde du singe s'articule avec les mêmes os du crâne que chez l'homme (2).
(1) Nous ne dirons rien de l'ethmoïde des oiseaux : la partie de cet os qui a quelque lapport avec le ciàiie , esi à peu près nulle ; c'est eil.; quj forme celte petite lame qui stj-are les dtux trous optiques qui se rtmurqutnl à la biis.- du créaic île la corneille manlilce, pi. I, ù^. 4
(3") lu coiiiparaul la portion spljriinïd.ilt p..steriinre du îingc avec If splic'noide dr Pliohime qu il parait représenter, ou est suipris de ne pus trouver à la base des ailes de celui du singe
^ WIV.
Os siiliei'.o'idc lies carnassiers.
ri. XIV, iig. 1,5, lOct 11. O.al.
L'os splicaoiJe dos carnaFsicrs so compose, comme celui du sincçe, de deux pièces que Ton peut aisément désarticuler chez Tauimal adulte : une aatérieure, lig. S, et une postérieure, fig. -i. Elles occtipent la partie moyenne antérieure et moyenne latérale de la base du crâne. Voir la pi. ÏIl bis, fig. 2, représentant la base du crâne du chat.
Vue par sa face supérieure, la portion sphenoidale antérieur-^ présente, au milieu , une légère dépression sur laquelle reposent les nerfs olfactifs , q, q, .q, lig. o ; vers le tiers postérieur , deux trous dirigés de dedans en dehors destinés au passage des nerfs optiques; en devant, une échancrure séparée par une cloison , b, et se terminant par deux appendices, a, a. C'est dans les deux cavités qui séparent la cloison que se trouvent logés les cornets placés sur les côtés du vomer , id. pi. , fig. 12.
En arriére se remarque une surface plane , o, o ; elle s'articule avec la porlion antérieure du corps du sphénoïde.
Vue par sa face inférieure, la portion sphenoidale antérieure, fig. 1 1 , offre une crête osseuse assez prononcée , x., x, x, et de chaque côté deux légères dépressions tapissées, dans Télat frais, par la membrane gutturale.
La face supérieure do la portion sphenoidale postérieure, présente une surface assez étendue, id. pi. , fig, A : elle est fort irrégulière. Voici les objets «}ue l'on y remarque , en procédant d'avant en arrière : deux lames plates, b, b, échancrées à leur bord antérieur, présentant, vers leur tiers interne, deux surfaces, a, a, destinées à s'articuler avec deux surfaces placées de chaque côté de la crête qui se voit à la parlie moyenne de la face inférieure delà portion sphenoidale antérieure, fig. 1 1 , a, a.
A la pailio moyenne do la face supérieure de la portion sphenoidale postérieure, se remarque une dépression, p, logeant le corps pituitaire ; derrière elle, une cavité articulaire, n ; les parlies latérales, ou les ailes de la partie moyenne , sont assez étendues et un peu excavées : elles se trouvent en contact avec une partie des circonvolutions placées à la face inférieure du cerveau, et appartenant au lobe moyen. A la base des ailes se voient , comme chez l'homme et le singe, des trous destinés au passage de quelques nerfs.
la fente c.-onnue sous le nom tie sphenoidale, pi. XT lis^ fig. 6 : elle y existe cej^eudajit , ooinme chez rhunimc, mais bcaiiroup plus petite; on pour mieux dire , elle forme un véritable trou forme , d'une part , par réchiilioriirc qui se remarque à Ja base de !a grande aile , et de l'autre, par le bord postérieur de la petite lame osseuse concourant à former le trou optique. On voit que celte fente ou ce iTon ne peut s'apercevoir que lorsque les deux portions qui composent le sphénoïde se trouvent réunies.
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Vue par sa face infûrlcurc, la portion sphenoidale poslérioure présente beaucoup d'irrégularité : elle donne aKaclie à quelques muscles ctà la membrane gutturale. Sur ses parties latérales moyennes, se remarquent deux espèces de petits crochets, représentant les apophyses ptérygoïdesdu sphénoïde de l'homme , et en dehors de celles-ci, les orilices inférieurs des trous que nous avons vus à la base des prandcs ailes. Le sphénoïde du chat s'articule avec les mêmes os du crAnc que chez l'homme et le sinije; seulement, il s'articule doublement avec l'os pariétal : d'ajjord, par son angle antérieur et inférieur, tomme chez l'homme ; et ensuite, par la lame osseuse que nous avons vue diviser l'os pariétal en doux parties chez cet animal, pi. Xlli, fig. 4. Ainsi que celui du singe, le sphénoïde du chat se trouve dépourvu de sinus frontaux. Le corps ou la partie moyenne de la portion postérieure , contient un peu de tissu spongieux ; les ailes ou ses parties latérales et toute la portion sphenoidale antérieure, sont presque entièrement composées do substance compacte.