‹ Traité de phrénologie (volume 2)Chapitre 24 sur 78 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

O3 sphénoïde Jeb rongeurs.

PI. XVI, fig 4, 5, 10 et 11;.

Deux pièces osseuses contribuent à la formation du sphinoïde des rougeurs : l'une antérieure, fig. o et II ; et l'autre postérieure , fig. -4 et 10(1). Quelques différences assez remarquables d'étendue et de forme se laissent apercevoir entre ces deux pièces, comparées avec celles des carnassiers. Examinons d'abord celles que nous présentent la première : on voit, fig. 3, qu'elle est composée de quatre espèces d'ailes, deux supérieures et deux inférieures, les deux jiremieres sont beaucoup plus larges ; elles offrent à leur milieu deux trous destinés au passage des nerfs optiques; derrière eux, deux petites dépressions logeant ces deux nerfs , très-longs chez le lapin. Les parties latérales des ailes supérieures sont lisses et recouvertes par la partie inférieure des lobes antérieurs du cerveau et le bulbe olfactif; leur circonférence est inégale, afin de s'articuler avec le bord antérieur de la portion sphenoidale postérieure en o, o, 0, 0, 0 ; et avec les frontaux en x, x. x, x, x, x.

Vue en dessous, fig. 1 1, la portion sphenoidale antérieure ne présente rien qui puisse intéresser le phrénologiste. On y remarque la face inférieure de la

(1) Les personnes très-versées dans Tetuile de ranatomie comparée verront , au premier coup-d'œil , que les deux pièces osseu.ses représentées iei , ie sont en sens contraire de celles des carnassiers; bien que vues par les mêmes surfaces. Ainsi, au lieu d'être vues d'avant eu arrière, elles le sont d'arrière en avant. Nous les avons placées ainsi, parce que cette position nous a paru la plus propre. pour faire voir les objets qu'elles offrent. En tournant la feuille de bas en haut, on se trouve a^oir la position naturelle de ces dciu. pièces dans le cràue.

DU PIlRÉNOLOfilF.. 79

surface des ailes supérieures, l'orilice inférieur du trou optique et réchancruro lormoe par les petites ailes.

La portion sphenoidale postérieure, l'.g. 4, est assez développée; elle se compose de deux parties distinctes : l'une placée à la partie moyenne (le oorps), et deux latérales, ou les ailes. Le corps présente la forme d'un triangle, dont la grosse extrémité dirigée en arriére, présente une surface assez large, recouverte d'un cartilage, m, de-.inée à s'articuler avec l'apophyse hasilaire do l'occipital. Son extrémité antérieure, beaucoup plus mince, est pourvue d'une surface articulaire, q, recouverte aussi par un cartilage et s'articulant avec

la partie moyenne du bord postérieur de la portion sphenoidale aulé-

rieure.

Les parties latérales ou les ailes , c, c, sont légèrement excavées, et présentent souvent une multitude de petits trous irréguliers; il m'est arrivé de trouver cette partie de la base du crâne tellement percée, que l'os, dans cette région, avait l'aspect d'une dentelle ; mais seulement et constamment toute la moitié postérieure des grandes ailes; l'antérieure, au contraire, présentant un aspect lisse, et contrastant singulièrement, à cause de cela, avec l'autre; c'est sur la face supérieure des grandes ailes , que repose la face inférieure des lobes moyens du cerveau.

Vue par sa face inférieure, la portion sphenoidale postérieure paraît assez irrégulière; au milieu, x, (ig. 10, se remarque la face inférieure du corps, sur les côtés duquel se voient deux appendices osseuses assez étendues (1), représentant les apophyses ptérygoides de l'homme ; chacune d'elles est composée d'une petite lame osseuse, séparée par une excavation assez profonde : ces deux lames en se réunissant forment à la base des apophyses ptérygoides , un trou arrondi , que l'on trouve constamment chez le lapin. On ne peut l'apercevoir ici , à cause de la position que nous avons donnée à la portion sphenoidale postérieure, que nous voulions surtout faire voir par sa face cérébrale.

L'os sphénoïde des rongeurs est extrêmement mince, les deux portions qui le composent, n'étant presque formées que de substance compacte : il entre seulement un peu de substance spongieuse dans les points articulaires du corps, notamment dans celui qui répond à l'apophyse basilaire de l'occipital. Ces articulations ou connexions, avec les autres os du crâne, sont extrêmement nombreuses; ainsi, il s'articule par son corps avec l'occipital, par les ailes supérieures de la portion sphenoidale antérieure, et par les grandes ailes \alérales avec les frontaux; avec les temporaux, et môme avec l'os pariétal,

(t) Les apophyses ptëriçroïdes du l.ipin, du lièvre, et surtout du casior , sont très-développées ; elles le soiil nième à un tel degré chez ce dernier animal, que l'aile interne vient s'articuler avec la caisse, et forme ainsi un large trou qui se remarque au-devant de celle-ci. Dan» le chat, au conlraiie , l'apophyse plerygoide n'est formée que par un petit crochet représentant Tuile interne.

•go TRAITE DE PHI'.KNOI.OGIK.

jiar «ncpelilo, laniziu'llti osirciisc que nous avnnsromaiqu»-eà l'angle postérieur <'l infôritMT du [•ariélal. L'os spliônoïde a aussi des tounexious avec les os do la face par sa porlion aulérieure.

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