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Base du crâne des oiseaux.
Il a été facile de voir, par les précédentes descriptions , que de grandes différences se laissaient apercevoir entre la base du crâne de l'homme et celle dd singe , entre celle de cet animal et celle des autres quadrupèdes : nous avons même vu que cette partie des animaux appartenant à cette dernière classe présentait des variétés encore plus remarquables. Nous trouverons celles-ci encore plus sensibles dans la classe des oiseaux. Plusieurs anatomisles , et nous citerons le plus célèbre de tous, M. Cuvier, ne trouvent que deux fosses principales à la base du crâne des oiseaux; nous croyons au contraire qu'elle en présente trois bien distinctes.
Voici la description de celte partie du crâne des oiseaux, qui nous paraît la plus propre à donner une juste idée de ses rapports avec le système cérébrospinal. La fig. 4 de la pi. 1 , représente la base, du crâne de la corneille mantolée : nous la prenons de préférence comme point de comparaison , parce que chez elle toutes les régions y sont assez développées. La fig. 7 de la pi. V his représente la figure de la même base de crâne : elle est pourvue de lettres indiquant ses parties les plus remarquables. Les deux grandes surfaces
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marquée?, A, A, A, A, A, forment, selon nous, la grande fosse principale ; on pourrait l'appeler supérieure. Nous la distinguerons en (rois régions : 1" l'une antérieure J, elle répond à la partie inférieure et antérieure des hémisphères: 2" une moyenne 2 , en contact avec les parties moyennes latérales et inférieures de ces mêmes hémisphères; 3° enlin une postérieure 3, logeant leur extrémité postérieure et inférieure. On peut voir les différences remarquables que présentent les bases du crâne de quatre autres espèces représentées pi. 1 bis, seulement à l'égard de la région que nous venons de faire connaître. Au milieu de la base du crâne se remarque une légère dépression N, où se trouve logé le corps dit pituitaire ; plus en dehors, deux dépressions, id. fig ,C, C; elles se trouvent remplies par les tubercules bijumeaux : la fosse postérieure D, ne présente réellement qu'une partie moyenne ; elle répond au cervelet et au commencement de la moelle épinière : son étendue et sa profondeur sont toujours en rapport avec le développement de ces parties du système cérébro-spinal. De chaque côté de la fosse cérébelleuse se remarque une partie des cellules appartenant aux organes de l'ouïe, renfermés entre les deux lames du crâne. La fig. 2 de la pi. I bis, représente le crâne de la corneille manlelée , dont j'ai enlevé la table externe , afin de laisser apercevoir les canaux demi-circulaires très-développés dans cette espèce. La description des trous qui se remarquent à la base du crâne des oiseaux , trouvera sa place lors de l'hisloire des os qui concourent à sa formation.