‹ Traité de phrénologie (volume 2)Chapitre 8 sur 78 · VIL · texte numérisé non relu

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Coupe verticale du crâne de l'homme et des quadrupèdes.

Étudiée chez l'homme et dans la longue série des animaux vertébrés , la section verticale du crâne offre d'immenses avantages au phrônologiste : 1 " elle nous fait apprécier d'un seul coup d'œil toute l'étendue et la forme de la cavité cérébrale , puisqu'elle représente une moitié de la cavité de cette boite osseuse , et qu'il nous est facile , par la pensée , d'y ajouter celle qui manque , pi. VII bis, fig.1,2,3, A,S,6,7,8,9,pl.IÎI,fig.3et 4, pi. VI, fig. 1 et2.

2' Nous pouvons apprécier , par son examen , les divers degrés d'épaisseur des parois du crâne, depuis la racine du nez jusqu'à l'extrémité la plus reculée de l'os occipital ; nous pouvons mieux aussi distinguer l'écartement plus ou moins considérable que l'os frontal présente entre ses deux tables (sinus frontaux).

3" Sa profondeur nous indique le plus ou moins grand développement des parties cérébrales logées sur ses côtés.

La coupe verticale du crâne de l'homme, pi. Vlïetpl. VIÏ bis, fig. 1 , représente un ovale ayant plus d'étendue en arrière qu'en avant ; les deux lames qui la forment présentent à peu près, y compris la substance spongieuse , environ deux lignes d'épaisseur, La portion de ces lames qui répond à la partie inférieure

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du front N , N , N , el celle où se Irouve la crête occipilale , soul les poinls qui pré«?nlent le plus d'épaisseur ; la n'-tiion la moins épaisse est celle qui répond au cervelet, elle n'a pas plus d'une demi-ligne ; la moitié du cervelet et l'hémisphère entier du cerveau du même côté, remplissent toute la cavité de la coupe verticale du crflne dcl'liomme. La surface interne se trouve tapissée, chez le sujet vivant , par une membrane libreuse appelée dure-mère : on y voit des empreintes répondant aux circonvolutions du cerveau, et plusieurs sillons destinés à louer des vaisseaux artériels et veineux ; l'un de ces sillons appartient à la principale artère de la dure-mère, pi. Vil his, tig. 1 , K. Dans les quadrupèdes, la coupe verticale du crâne présente aussi un ovale dont la partie antérieure se trouve moins développée que la postérieure. .Vous trouverons , à cet égard , des différences remarquables chez les divers animaux , quelquefois même entre des individus de la même classe , comme le renard et le chien , dont les coupes verticales du crAne sont représentées pi. VI , (ig. 1 et 2, et même chez des individus du luémegenre , comme on le voit dans les deux coupes verticales des crânes des deux chiens , représentées pi. IX , fig. 1 et 2. Nous nous contenterons de signaler , pour le moment , les différences les plus frappantes d'organisation, nous réservant de faire ressortir plus tard les actes psychologiques qui sont en relation avec elles.

Voici les différences les plus remarquables d'étendue qui nous sont présentées par la coupe verticajc des crânes des quadrupèdes , et sur lesquelles nous croyons devoir insister. La fig. o de la pi. VII bis, représente la section verticale du crâne du singe sajou (1) ; une ligne perpendiculaire tirée de la partie moyenne du plancher orbitaire , ne présente que cinq à six lignes de hauteur ; le diamètre longitudinal, représenté par la ligne tirée de la racine du nez à l'os occipital , est très-prononcé ; mais il existe entre le mâle et la femelle de cette espèce une différence frappante à cet égard ; la fig. 3, pi. III, représente la coupe verticale du crâne du sajou femelle, la fig. h ,id. , pi., celle du mâle.

La pi. IV représente trois antres sections verticales de crânes d'animaux carnassiers , fig. 1 , 2 et •^. La première est celle du chat domestique, la seconde, celle de la marte , et la troisième, celle du putois.

Dans le chat , fig. 1 , le crâne présente en hauteur, dans la région que nous avons indiquée chez le singe, c'est-à-dire, à partir du milieu du plancher orbitaire, une étendue de trois à quatre lignes; dans la marte, fig. 2, elle n'a pas la moitié de cette étendue ; elle est encore plus petite chez le putois , fig. 3.

Dans le renard , pi. VI, fig. 2 , la même région comparée avec celle du chien, id. pi. , fig. 1 , présente une différence frappante ; dans le chien, cette partie de l'os frontal se trouve beaucoup plus étendue que dans le singe (2).

(1) C'ch celle espèce que les bateleurs el beaucoup denfans font voir dans les rues pour de l'argent.

(2) Je m'entretenais un jour de la doctrine de Gall aTer un de mes confrères . distingué parses connaissances variées. Il prétendait que la pbrénologie se trouvait en défaut par la comparaison du crâne du chien avec celui du siuge. Ce dernier animal, disait-il , a la région

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Dans quelques espèces de chiens, conitnc celle dont la coupe verticale du crâne so trouve rcprésenlôe, pi. IX , fis. 1 , on trouve d'énormes sinus frontaux : une partie de leur cerveau se trouve donc séparée de la table externe , de manière à ne pouvoir être appréciée à l'extérieur du crAne.

La coupe verticale se trouve divisée en deux parties distinctes , chez certaines espèces , par la lame osseuse dont nous avons parlé à l'occasion de la voûte. L'une, antérieure, loçte les hémisphères cérébraux , l'autre, postérieure, le cervelet. La première , ainsi qu'on le voit sur les trois coupes de tètes représentées pi. IV , est plus étendue que l'autre : elle présente dans ces trois espèces des empreintes répondant aux circonvolutions du cerveau , et quelques légers sillonâ logeant les vaisseaux de la dure-môrc. Dans celle qui contient le cervelet, se remarquent quelques enfoncemens répondant aux principales divisions de cette partie du système nerveux.

S VIÎÎ.

Coupe verticale du crâne des oiseaux.

Partagé verticalement , le crâne des ciseaux, pi. II, fig. 1 , 2, 3, -4 , 5, présente plus de hauteur eu arrière et au milieu qu'antérieurement. On peut voir, en jetant les yeux sur les coupes verticales des dix tèiss d'oiseaux appartenant à des espèces différentes, pi. II et II bis, la différence d'étendue que ces espèces nous présentent sous ce rapport. Examinons d'abord ceux de ces crânes qui nous offrent une capacité absolue plus considérable. L'oie (1), pi. II, fig. 3 , le perroquet , id. pi. , fig. 1 , la corneille manteîée, id. pi. , fig. 5 , présentent une cavité crânienne bien plus grande que le dinde, id. pi. , fig. 2 , et la poule , id. pi. , fig. 4. Quant à la capacité relative, on voit que le perroquet est celui qui présente la partie antérieure ou frontale la plus développée ; vient ensuite la corneille manlelée, enfin l'oie. Cette région est au contraire peu étendue chez la poule et le dinde , qui méritent réellement la juste réputation qu'ils ont acquise , comme oiseaux stupides. Il est aisé de voir , par ces dix dessins de la plus grande exactitude , que l'écartement existant entre les deux lames qui composent le crâne de ces oiseaux, est loin d'être le même dans tous. Commençons par ceux de la pi. II. Dans le perroquet et la corneille mautelée , on trouve à peu près une ligne entre elles; l'intervalle se trouve rempli par un

ante'rieure du crâne plus développée que le ebicn , et eependaiil celui-ci le surpasse en iiilelligeiice. Sans doute le chien est de beaucoup supérieur au singe par son intelligence, mais la partie antérieure de son crâne, comme on peut le voir ici, .est bien plus grande que celle du singe. Ce mé^lecin n'avait donc pa.s observé avec attention.

(1) C'est à tort que l'on considère l'oie comme un animal stupide : les recLercbes que nous avons faites sur cet oiseau nous ont démontré qu'il possédait au plus haut degré certaines facultés. Il reconnaît fort bien les personnes et les lieux ; il est brave , et montre beahcoup d'alluchcmenî pour ses petits et pour ceux qui lui font du bien. L'histoire nous apprend que sa vigilance sauva le Capitolo.

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lissu ccUiilcnx peu résistant. Dans le dinde et la poulo , rècarlemenl est plus considérable , et le tissu qui le remplit , le diploë, exlrèmemenl dense. Dans le héron bleu, jd. 11 his, fi^. '^ , les parois crAnienncs sont peu écartées l'une de l'autre. Il en est de même du canard sauvage et domestique, trf.pl. , tig. 1 et 2.

Dans l'effraie , id. pi. , fig. 5, les parois du crAnc offrent , dans leur intérieur, un tissu celluleux trés-étcndu , voilà pourquoi on aurait une trés-fausse idée du développement du cerveau de cet animal , si on l'appréciait seulement par la surface externe du crAne , notamment dans la partie antérieure , où il existe plus de trois lignes entre les deux tables de cette région. Celte tète exceptée , il est aisé de voir que dans toutes les autres il existe un parallélisme parfait entre la ligne marquée par la table interne et celle qui dessine la surface extérieure du crAne.

Nous ferions au moins deux volumes sur l'organisation de la coupe verticale du crAnc des animaux, si nous voulions en faire une description trop détaillée et trop minutieuse. Nous avons cru qu'il était seulement important , pour le but que nous voulons atteindre , de nous arrêter aux faits principaux , convaincu qu'en pareil cas il n'y avait rien de mieux à faire que de suivre le précepte d'IIorace : segnius irritant aniwos dcmissa per aiirem qtiam quœ sunt oculis suhjecta fidclihus. Nous ne saurions donc trop engager nos lecteurs à examiner avec soin les fidèles représentations de ces coupes ; leur simple vue leur sera plus utile que les meilleures descriptions , quelque minutieuses qu'elles puissent être-

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