‹ Traité de phrénologieChapitre 2 sur 35 · DE LA TROISIEME EDITION · texte numérisé non relu

DE LA TROISIEME EDITION

ta nécessité de publier une troisième édition de cet ouvrage est la preuve do l'intérêt croissant que ie public prend à l'étude de la phrénologie. Dans l'introduction qui accompagne celte édition, j'ai expose avec beaucoup plus de développement les principes sur lesquels cette science est fondée ; ces développements sont destines a éclairer ceux qui pourraient douter encore qu'elle soit digne des méditations des hommes qui se vouent à l'étude de la philosophie. — De nombreuses additions ont été Fuites aussi dans d'autres parties de l'ouvrage. Des planches représentant la téte des personnes qui ont fourni le sujet de nombreuses observations, y ont été ajoutées; et si elles ne suffisent pas pour donner une idée parfaitement exacte des facultés qu'elles représentent, au moins elles fourniront au lecteur quelques notions propres à lui indiquer la route qu'il doit suivre dans le vaste champ de l'observation.

Depuisla publication de la secondcéditionde notre ouvrage, quelques adversaires de la nhrénoloj:ic, qui s'obslinfiil encore à nier les vérités qu'elle enseigne, ont avancé que la faveur toujours croissante avec laquelle le public accueille mon livre , n'est due qu'an talent d'écrivain que j'ai déployé en défendant cram. — nuit poRfinuocit.

sa cause; et ils ont rappelé au public que je ne suis connu dans le monde littéraire que comme plirénologue.

Je répondrai, en peu de mois, que ces messieurs fonl beaucoup trop dïionucuràmon talent d*ériivain;ol que si mes arguments ont quelque force, je ne le dois qu'à lu bonté de ma

suis pénétré Je la vérild île ses dorlrines en observant b nature sur le fait. Ce que j'avance rumine point itn lait, je l'ai vu; et ce. que je pose comme argument, a été confirmé par ma propre expérience. Cens qui uni attaqué la pliréiLuInyie, an ronirairo,

ne Tout pas étudiée comme soi :e; et l'observation delà nature

ne leur a pas fourni les (ails sur lesquels ils fondent leurs objections. Ils n'ont pas mémo essayé de meure leurs arguments en harmonie avec d'autres vérités bien établies; et Ils ne se sont pas davantage enquis de ce qui pourrait résulter de leurs principes, s'ils étaient mis en pratique. Pleins de confiance en eux-mêmes et de mépris pour leurs adversaires, ils se sont présentés au combat sans aunes pour l'attaque ou pour la dé* fiiii.ii! ; et si dans [.iules les fi i constances ils nul succombé sous les coups de leurs adversaires , leur défaite ne doit être attribuée qu'à la faiblesse de leur cause, qui rendait nuls les avantages d'un incontestable talent, taudis que la vérité donnait

On peut encore être fier, ne fut-on connu dans la monde littéraire que connue jilir'éixil.i^ne. I.a sagesse divine, qui a créé l'univers, a formé le cerveau pour l'aiTiiinpIisseinenl des fonctions que nous lui attribuons; elle a voulu qu'il Miforgano de l'intelligence; cl l'étude de l'intelligence humaine n'est-elle pas l'élude de la plus noble des œuvres de Dieu!

Convaincu que les vérités qu'enseigne la plirénologie doivent amener de grandes améliorations dans les systèmes d'éducation, dans les institutions morales, civiles et religieuses, je ne conçois point de mission plus honorable que celle qui

me porte A dévouer le peu de capacité que le ciet m'a départie, au triomphe d'une cause qui, de même que toutes les autres découvertes importantes, a eu a soutenir les attaques injustes et passionnées des partisans des vieux préjugés.

Si plus lard les hommes éclairés rt iiiigiai-iiaiix reconnaissent que j'y ai contribué autant que j'ai pu, malgré les sarcasmes et ta dérision dont le vulgaire a assailli , d'abord, les premières tentatives des phrénologues, miin ambition sera largement satisfaite; je n'attends des sommités de la science cl de la philosnphie que haine et sarcasmes; j'ai choisi mon nile comme ils ont choisi le leur. L'avenir fera justice a lout le monde.

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