II. AHOUR t>B L'AFFROMTIOtf
Cet organe est situé de chaque cote de l'estime de soi, et commence à un demi-pouce environ de la suture lambdoldc. Quand il est fort, il donne lieu îi une largeur remarquable de la partie supérieure et postérieure de la léle. D'après sa situation, il ne peut être mis en ligne, cl par conséquent représenté sur les planches comme les autres organes. On peut cependant s'en faire une idée en examinant dans l'ouvrage de Spumheim , dont uous venons de parler, les planches XVI, iig. 1 ; XXII, 1 ; XXIV, 2; XXVII, l;et particulièrement la planche XXVIII, 1; rcpiTsenLiiit la léte de Lalande.
Pendant que Gall était occupé a recueillir des observations relatives » l'organe de l'estime de soi, il rencontra, dans une maison de fous, une femme qui crojait cire la reine de France. Il s'attendait à trouver l'iii-gnui: du l'estime de soi largement développé; mais, au lieu de la proéminence qu'il cherchait, il trouva un enfoncement remarquable et une forte saillie arrondie de chaque côté. Celte circonstance l'embarrassa d'abord beaucoup; il s'aperçut bientôt, néanmoins, que le caractère de la folie de celle femme différait de celui des fous par orgueil. Les derniers élaient graves, calmes, impérieux, hautains et arrogants; ils affectaient un air de majesté, même dans leurs accès de fureur; leurs mouvements et leurs discours conservaient l'empreinte de la domination qu'ils croient exercer sur les autres. Les manières des fous vaniteux sont toutes différentes; ils montrent une frivolité inquiète, un bavardage intarissable, le plus extrême empressement; ils se
vantent de leur haute naissance , des immenses richesses qu'ils possèdent, ils promet Lent des faveurs et des honneurs : c'est, eu un mot , un tableau variant sans cesse d'affectation et d'absurdité. C'est ainsi que Gall aperçut la différence qui existe entre l'estime de soi et l'amour de l'approbation.
11 trace avec une clarté admirable les signes qui distinguent l'estime de soi de la vanité, ou abus de l'amour de l'approbation. • L'homme orgueilleux, ■ dit-il, limbo du sentiment de sa supériorité, traite du haut de sa grandeur, avec mépris et indifférence, le reste des mortels; l'homme vain attache la plus grande importance à l'opinion des autres, et recherche lcnr approbation avec le plus vif empressement; l'orgueilleux attend que le genre humain vienne à lui et apprécie son mérite; le vaniteux frappe à toutes les portes pour attirer l'attention et ramasser les moindres distinctions. L'orgueilleux néglige ou méprise les faveurs dont l'autre repait sa vanité. L'orgueilleux montre du dégoût pour ta flatterie maladroite ; l'homme vain se délecte, quelle que soit la maladresse de celui
Gall traite moins de ce sentiment primitif lui-même que de ses abus, sous les noms de vanité, ambition et amour de la gloire. C'est a Spurzheim qu'on doit d'avoir bien démontré le principe de la plupart des facultés et en particulier de celle dont nous nous occupons.
Cette faculté produit l'amour de l'approbation , de l'admiration, de la louange , île la gloire; en conséquence, il nous donne le désir de plaire aux personnes d'un mérite reconnu et nous rend sensibles à l'opinion publique. Le but de ce désir est l'approbation en général, indépendamment des moyens de l'obtenir. La rouie quo l'homme fait pour arriver a la considération dépend d'autres facultés avec lesquelles celle-ci se combine. Si les sentiments moraux et l'intelligence sont puissants , il excitera une émulation morale et donnera le désir de n'ob-
tenir que des distinctions honorables. Il anime lo poète, l'orateur, le guerrier et l'homme d'État; chez quelques personnes l'amour de l'approbation devient une passion insatiable; elles poursuivent la gloire, dût-elle leur coûter la vie , et le besoin de renommée leur ferait affronter la bouche des canons. • Themistoclem illum, ■ dit Cicérou, . summum Athenis virum dixissc aiunt, cumex oo quaircrelur, quod acroama, aut enjus voeem libentissime uudiret , ejua a quo sua virlus optime prajdicarctur. > Cicéron semble avoir lui-même possédé ce sentiment à un très-haut degré. • Trahimur omnes laudis studio, > dît-il, ■ et optimus quisquo maxime gloria ducitur. Ipsi illi phitosopbi, otiam in illis libcllis qitns de coTitcmnenda gtoria scribunt, nomon suutn inscribunt; in eo ipso, in quo praïdirationem nobililatemque despiciunl, praxlicari de se ac nominari volunt (i). i Montaigne exprime la même pensée. ■ De toutes les folies de ce monde , i dit-il, • la plus générale est l'amour de la gloire et de la célébrité; elle nous porte a sacrifier la paix, la fortune, la vie et la santé, les seuls vrais biens, pour poursuivre un vain fantôme, un mot vide de sens. > L'organe do l'amour-propre est très-fort chez les sauvages de l'Amérique; ils se couvrent de décorations et de médailles, se tatouent le corps, et se percent le nez et les oreilles pour y passer des anneaux ou des plumes d'aigles; cette faculté est très-énergique chez les Cingalèses (*). Si les instincts inférieurs prédominent, l'individu se contente de l'honneur d'être le plus hardi chasseur, lo plus adroit pécheur, ou le plus intrépide buveur parmi ses compagnons.
Les différents degrés d'énergie de celle faculté sont très-variables dans l'espèce humaine; ainsi, l'on voit des hommes qui
(VOratiopro Archia.
(ï) Vhjcî Journal Phrituilogique; vous Irouvoroîdc norahreui excmplcn de l'amour do l'approbation , vol. Il, p. et; vol. VIII, 500, «8; IX, 60, Ut.
surveillent avec In pluB vive sollicitude chaque parole, chaque regard capable de leur faire connaiire s'ils obtiennent l'approbalmn nu la dt;.i;ip|irnti:ilkiti ik><T.'U\ qui Ici entourent. Si on les loue, leur regard s'anime, leur figure s'épanouit; leurs gestes, leurs paroles expriment le plaisir que leur donnent les louanges qu'ils ont reçues, el le désir d'en obtenir de nouvelles est insatiable. L'homme chez qui celte faculté' est faible, montre un calme froid que ne peuvent déranger ni notre censure ni nos
Cette faculté , quand elle existe a un degré raisonnable, contribue beaucoup a l'amabilité du caractère; elle donne le désir de paraître agréable au* autres; elle est une sorte de surveillant qui nous avertit de ne pas heurter trop ouvertement les opinions des autres; elle nous avertit de réprimer ce que l'égoïsmc a de trop blessant, cl de ne rien faire, enfin, qui puisse blesser ou offenser les autres. Cest sur elle que frappe l'esprit de saillie, quand, par l'arme du ridicule, il nous guérît de nos folies. Une personne chez laquelle ce sentiment est fort énergique craint plus le ridicule que la mort.
Le sentiment qnc l'on éprouve le plus souvent quand cet organe est fort el favorablement combine avec d'autres organes, est une vive préoccupation de ce que le monde peut dire ou penser de nous. Un jeune homme sous son influence vous dira qu'il ne peut faire iclle chose parce que chacun le regarde, qu'il ne peut faire telle autre parce que le monde en serait étonné. Chez les gens âgés, il excite une crainte inquiète de l'opinion publique ou du cercle de leurs connaissances, qui constituent le public à leurs yeux. Si l'estime de soi est également puissante, l'homme s'imagine que les regards du public sont sans cesse Gxés sur lui, et que le monde s'occupe des moindres choses qui les concernent, surveille leur conduite et attache une grande importance à leur assigner exactement le rang qu'ils ont droit d'occuper. Celle inquiétude sur l'opinion
publique est pour l'homme une source de chagrin et lui ravit toute son indépendance. Sa morale , sa religion , son goût , sa philosophie ne sont rien que ce que vent l'opinion du jour ; il csl incapable de discerner le bon et le vrai , quand ils sont méconnus pur ceux dont le jugement règle ses opinions. Un esprit peu philosophique est exposé a toutes les aberrations de cette faculté; car , dans l'absence de tous principes arrêtés de goût et de conduile, l'homme est soumis à l'opinion variable de la mode, quelque absurde qu'elle puisse être, quand elle est soutenue par certains individus qui ont la prétention de la régler.
La différence caractéristique qui existe entre l'obligeance qui dérive de celle faculté , et celle qui prend sa source dans un pur sentiment de bienveillance, c'est que l'amour de l'approbation porte a obliger ceux qui ont le moins besoin de nos services: tandis que la bienveillance agit d'une manière tout h fait opposée. En général , l'homme lient peu à l'approbation de ceux qui lui sont inférieurs, de sa famille et de tous ceux dont il se sent entièrement indépendant; celui dont la conduite est inspirée par l'amour de l'approbation , fera peu de chose pour eux; mais il n'en est pas de même s'il s'agit de conquérir l'amitié de ceux qui, par leur position élevée ou pur leurs richesses, peuvent flatter son amour-propre et faire sa réputation ; alors aucune peine , aucun sacrifice ne luî coûtera pour les obliger. Il en résulte que les individus chez lesquels celle faculté est énergique , el qui n'ont que peu de conscience et de bienveillance, sont en général d'un commerce fort agréable pour ceux qui ne dépendent pas d'eux. lis sourient à ceux qui ne craignent pas de leur voir froncer les sourcils , tandis qu'ils négligent ou tourmentent leurs inférieurs ou leurs égaux.
Aucune faculté do dégênèrii plus Lrilcmnit en excès que l'amour de l'approbation; aussi a-t-elle servi de thème aux poètes satiriques de ions les siècles. Les Caractères de Tbéo-
phraste contiennent quelques esquisses fort bien tracées des ridicules qu'il engendre. L'Amour de la renommée, de Young, comieni aussi, dans plusieurs passages, le tableau des absurdités dans lesquelles il peut entraîner l'espèce humaine; les vers suivants, qui font partie de sa première satire, peignent admirablement celle (acuité sous ses diverses formes.
•' The tore of pralse, bowe'or conceal'd bv tri, Iteigns, more or less, and glows In everj licart : Thcproud, lo gain il, toils on toils endure; Tlicmodesl shunit, but (a mite ft snre.
(Fer globes ind sceptres , now on throoe* il suclli , Now Irimi Ibe midniglil lamp in collège oeil»; ThisTorj, Wbig; it plots , prnvn , preaches, pleads, Harangues in seujirs ir^rals in ma'ijiieradcs It aida thodancertheel, Ibe Krile T'a head ,
Nor ondsnïili lire, bntuodi in sable pluraca, Âdomlour liearse, and nation on auMomhs " (t).
Celle faculté est continuellement excitée dans l'éducation,
solide. Dans les croies organisées selon les vues de M. Wilderspin, ce moyen d'émulation est pourtant abandonné, sans que les élèves se montrent moins avides d'instruction. Ce n'est que quand la science est mal adaptée à la capacité des enfants,
(11 . L'amour de In louante, ntirtqnc hien qu'on lo cache, règne dans (oui !ei Mur». Pour lui, l'orgueil le m i-ml tire lei traïaui les ploi rude», l'homme modeste ne se cache que pour mieui arriver au but; il régna sur lo trine et sur le teeptre. C'est pour lui qu'oit eil icfcia ou lors, nue l'on conspire, que l'an prie, qur l'en prédit' , qui: l'un plaide, que l'on harangue au sénat; il se cache jusque «OUI tel oripeaui do la bravante mascarade... C'est Mtqul anime la jambes des danicun; qui, échauuant la lito de l'écrivain, lofait parler de monceau do morts , jonchant la plaine... cl rafme lorsque ta vie est éteinte , c'est encore lui qui orne de plumes noires l'atteligo du convoi île la mort, et qui répand la flatterie sur la pierre
COME. — «ITTÉ BE retlESOUKIt. 10
on que les méthodes d'cnsei^n'inciu sont défectueuses, que
Lorsque celle faculté esl énergique , ainsi que la secréliïilé, chez un individu dont la coiisriciiritishé est faible, on le voit prodigue de ces compliments, de ces assurances banales, dont l'abus n'est que trop fréquent dans le monde , que le plus grand nombre accepte quand clins lui sont adressées et trouve ridicules quand elles s'adressent aux autres : c'est sous leur io 11 m- ii iv que ■>(■ Siim i't:iblics rrs jH'liii's dr'ivpimns reçues dans la bonne compagnie, telle que do faire dire • qu'on n'esi pas au logis > quand on ne veut pas recevoir, tandis que la conscienciosiié s'accommoderait mieux de la simple vérité. Personne n'est certainement la dupe de ces tromperies, et la valeur réelle de ces cérémonies de convention est bien connue de cliacun; le philosophe n'y voit que d'innocents subterfuges pour satisfaire la vanité humaine.
Qiuiud le dr»t'lii|>]ifii^[it (]f cet organe cil cïlcôme, e! qua ceux qui pourraient régler son action sont faibles, il est la source de nombreux chagrins. C'est lui qui rend la petite fille si malheureuse , lorsqu'elle s'aperçoit que ses vêtements n'ont pas l'élégance et la fraicheur do ceux de ses compagnes. Il rend le poète, le peintre, l'écrivain, l'orateur, jaloux et malheureux au récit des succès qu'obtiennent leurs rivaux. Telle dame de haut rang perd le sommeil , en voyant qu'une autre a des parures et des équipages plus brillants que les siens. Le vaniteux parle sans cesse de lui-même, de ses affaires, de ses liaisons, et croit ainsi donner à ceux qui l'écoutcnt une haute idée de sa fortune, de sa naissance, en un mot, de sa valeur. i Goldsmilh, ■ dit le D' Johnson, • craint tant de rester inaperçu, qu'il parle uniquement pour rappeler qu'il fait
(I) Voira Jeiirn. Phrén., V. 613; *,9; HNéceuM dont éducation populoir», par Slmaion.
partie delà compagnie. » Quand cet organe n'eslpaa modifié par conscienciosité et la bienveillance, il porte il prodiguer faussement des témoignages de respect et d'amitié ei rend prodigue de promesses de services qu'on n'a pas l'intention de réaliser ; de même que l'estime de soi, il donne une forte tendance à employer, en parlant , la première personne, mais avec le ton d'une courtoisie respectueuse, taudisque lejede l'estime de soi fait partie d'un langage présomptueux et plein de prétention.
Quand , d'un autre coté, cet organe est trop faible, l'homme lient trop peu de compte de l'opinion que les autres peuvent avoir de lui; et, pourvu qu'ils ne soient pas en position de lui nuire, il se rit de la censure des hommes et méprise leurs applaudissements. S'il arrive qu'une personne ainsi organisée possède les autres propensilés qui conduisent à l'égoisme, elle devient ce qu'on appelle ■ insociable > ; tous ses sentiments se rapportent à elle-même, et aucune considération ne la portera à faire aux autres le moindre sacrifice de sonbien-étre personnel. Si ses passions ne sont pas trop énergiques, et si elle est douée de quelque iotelligencc , il n'est pas de difficulté qu'elle ne puisse surmonter pour arriver à sot» but : étrangère a toute politesse, indifférente i la censure , insensible aux affronts, incapable de cette retenue que la délicatesse impose aux antres, elle fait senir a l'accomplissement de ses projets la hieoveillaace , le désir d'obliger , ou ni^me l'intérêt personnel de tous ceux a»cc qui elle est un rapport, et réussit aiusi à vaincre des difficultés qu'on homme plus délicat trouverait iusurmooiables.
Les philosophes et tous ceux qui ont l'habitude d'observer la nature humaine savent, depuis longtemps, distinguer l'orgueil de la vanité Néanmoins, il n'est pas d'erreur plus fréquente parmi le vulgaire que de confondre ces deux senti-
()) L'orgueilleux l'estime lui-mcme; l'bommc nln délire l'eitime des
monts; les personnes vaniteuses de leur figure , de leurs linbils, de leurs équipages, sont bien a tort réputées fières! Un grand développement de l'amour de l'approbation et de l'idéalité, uni a une forte dose d'individualité qui éveille l'attention sur les détails et l'ordre, donnent le goût d'une propreté recherchée, de l'élégance et de la richesse des habits ; mais cette combinaison d'organes, au lieu de produire l'orgueil ou la fierté, inspire des dispositions tout a Tait opposées. Vous rencontrerez rarement un homme à la mode { dandy) qui ne soit au fond poli , obligeant et d'un bon naturel, mais faible de caractère; ce n'est que quand l'estime de soi est énergique (et sou existence est loin d'être indispensable au caractère d'homme à la mode) qne vons le trouverez fier et orgueilleux.
Celte faculté est désignée, par le D 1 Reid ctM. Stewart , sous le nom de désirât Intime, et par le D r Thomas lirown, sous celui de désir de la gloire; les observations de ces philosophes, relativement à ses fonctions, sont en général justes; mais ici , comme pour l'estime de soi, ils ne s'occupent guère que de ses actes exceptionnels, et ne nous apprennent rien de ce qui concerne leurs fonctions dans la vie commune.
Quand cette faculté est puissante, elle donne une tendance à porter la Ifite en arrière et un peu de cûlé; elle donne à la voix des inflexions douces et flatteuses; elle met le sourire sur les lèvres, et leur donne. une expression de beauté idéale que l'on peut comparer à celle d'Apollon saluant.
Comme nous l'avons déjà dit, les Français sont remarquables par la proéminence de cet organe, tandis que les Anglais le sont par celle de l'estime de soi; l'influence de l'amour de l'approbation se décèle dans les mœurs, les institutions et la presse quotidienne de la France à un degré remarquable. Les
autres. Dein Swift , disait avec raison : i Cet homme est trop lier i>our être vain. . Blair'i lecture*, Iki. 10.
compliments ei la louange sont le cachet de la conversation française, el un écrivain a ton judicieusement observé i qu'en France, la gloire est l'assaisonnement indispensable de toutes les fêles de leur vie, et que la trompette de la Renommée est la musique la plus douce a leurs oreilles. > De même, dans la vie privée, un individu dont l'amour de l'approbation a beaucoup d'activité, est très-porté à prodiguer les compliments aux autres, par suite d'un seutimeni instinctif du plaisir que donne la louange, et parce qu'il croit que c'est le moyen le plus sûr de se rendre agréable.
Cette faculté est, en général, plus active chez lafemmequechez l'homme; el il est d'observation qu'elle est bien plus fréquemment le siège de la monomanie chez elle que chez l'homme. Spurzheim rapporte qu'il n'a eu l'occasion d'observer qu'un seul bomme fou par vanité. Nous avons déjà décrit ses effets dans la manie, en faisant l'histoire de la découverte de cet organe (t).
L'amour de l'approbation existe chez certains animaux. Le chien est très-avide de louanges, et le cheval déploie ce sentiment, non-seulement en se montrant sensible aux marques d'affection, mais par l'esprit d'émulation qui distingue sa race. Gall rapporte que, dans le midi de la France, les paysans attachent un bouquet aux mules qui ont Tait preuve de courage, et que l'animal , comprenant que c'est une marque d'approbation , se montre triste quand il en est privé. Il parle aussi d'une guenon qui lui appartenait, el qui, lorsqu'on lui donnait un mouehoir, s'en entourait le corps comme d'une robe, et prenait un plaisir extrême en le voyant traîner derrière en forme de queue. Cet organe est très- développé chez tous ces animaux. Il était très- proéminent chez le D r Heite, chei M r M.,
(I! Voyez André Combe : Obiercaliom mr les maladif mentaia p. 174.
Robert Bruce, Clara Fisher, et très-faible chez Baggart et Dcmpsey.
L'eiislence do cet organe est établie.