‹ Traité de phrénologieChapitre 8 sur 35 · DES TEGUMENTS DU CERVEAU · texte numérisé non relu

DES TEGUMENTS DU CERVEAU

Le cerveau est formé avant que les os, qui lui servent d'enveloppe, ne le soient : on le voit primitivement environné de

fortes membranes, et c'est entre les hmrsilel embranela plus

extéri cure que li\i|ini[iisd'(issiiie;aifi[i romiueiicr-nl iappnraitre; elle n'est ordinairement complète que vers la neuvième année.

Pendant la vie , le cerveau est embrassé dans toute sa périphérie par une membrane mince, transparente, appelée la (lic-iiH'ri 1 , qui s'inlrixliiit d:ius ses oiirmivoliitious ci sert d'enveloppe aux vaisseaux qui pénètrent dans ses parties intérieures. Immédiatement au-dessus de la pic-mère, on voit deux lames d'une membrane encore plus mince, comparable, par sa ténuité, il une toile d'araignée, et qu'on a nommée

necmuse que l'encéphale pourrait {prouver pendant le suit; mail le docleur Vlmonl (mutin le opinion par ki mnarrgni! q ut! plusieurs espèce*

.l'uni, V salld-urs, H» que 17i IL! I II i I L'S W i I ■: , [j'nn! ji;!S. <■[!.■ ini'iiliir

(milite; landit d'un autre coté elle eslosicuse chai certains) a uiuiaui dont les mouvements lonllcnls cl lourds, lelsijiii' If Idiireau , etc. Vimont, Trait? (iepftrrnoJoflie humaine cl tosisflrte, 1. 1, p. 0.1.

- HG —

arachnoïde ; elle couvre la surface du cerveau d'une manière uniforme, sans pénétrer dans ses replis. Les deux lames de celte membrane sécrètent un fluide séreux qui prévient leur adhésion. La dure-mère est une membrane mince mais solide , opaque, qui tapisse la surface interne du crâne, à laquelle elle adhère fortement, et qui recouvre la surface extérieure du cen'cau au-dessus dus membrane* piratées. Dans l'état niii'iii:il, su Rim.-iliililr i-r-t milli'; un priil la piquer sans causer la moindre douleur.

Le cerveau, enveloppé de ses membranes, remplit exactement la boîte du cràue ; ih: snrlc muni nui Ici >• on plâtre, formé en versant la matière dans l'intérieur du crâne , rend exactement la forme du cerveau enveloppé de ses membranes.

Le crâne n'est pas une barrière renfermant le cerveau dans des limites infranchissables ; il lui fuiintii simlaui'iu mie enveloppe solide, susceptible de se modifier et de se mouler, pour ainsi dire, d'après sou volume cl son accroissement (i). Petit au moment de la naissance, il s'agrandit à mesure que le cerveau se développe; sa forme extérieure se modifie également d'après les modifications qu'éprouve la forme do l'encéphale : elle reste stalionnairc lorsque l'accroissement est complet, pour diminuer quand la décrépitude ou les maladies viennent diminuer le volume de l'organe qu'il contient (î). Les os du crâne sont constamment soumis à un travail de nutrition et d'absorption ; de sorte que si la substance cérébrale, par son accroissement, vient presser contre ses parois, les particules nouvelles s'arrangent selon le besoin d'extension ; de telle manière que la forme extérieure du crâne traduit toujours exactement celle du cerveau. Quand il se forme dans la (été des

protéuc le cerveau , loja Ihc Phrenological Journal, VIII, 332. (il tin trouvera, dans Un l'hrenotogical Journal, pluticurs objervalioni

collections aqueuses, :■ - i , du crinc codent également à la pression qu'elles exercent, et il peut ainsi arqnérir un développetneot énorme.

Le erfloe est forme do huit os ; re sont: le frontal, formé dr la réunion lie Jeux portions d'os qui, qiulpuTuis. restent séparées; il fonne le Iront ; 1rs de m |urii-i.m\, [uim.iui |j plus grande partiedes parois laiéralcsn iupéi iiuresilu i i-ïnr; 1rs riVui tcmpor-im, qui rajonnrnt animir des oreilles; le sphénoiâe, titoéà la partie tnlénrurc de la région basîlairc, l'occipital, sitné 5 la jiartie postérieure du crfloe, i m oii'd moment au-dessus de la nuque; cl l'etlimoide, situé & sa liase, au-dessus et en arriére do nez. Les lignes de jonction de ces os sont appelées sutures et forment, [unir la plupart, une sorte d'envi -<mage. Les principales sont: lii sagittale, qui unit les deux pariétaux an sommet de la létc ; la suture eorooale, qui unit le Frontal aux pariétaux ; la suture lambdoîde, qui unit ces derniers i l'occipital et qui lire son nom de sa ressemblance avec la lettre grecque A; la sutura frontale, qui unit les deux portions du cornnal ; et enfin la temporale, appelée encore sqiunnttiruse , qui unit les temporaux ans pariétaux et s'étend au sphénoïde et à l'occipital.

La figure ci-dessous représente un crâne .dont les parties latérales ont été sa-iées jusqu'il la hauteur du plancher do l'orbite, de manière à ne laisser qu'une lame étroite ù la partie supérieure. A A est l'arcade supérieure formée par le crûne ; elle est représentée ici plus épaisse que 1 dans l'état naturel, afin de faire voir le dipIoé.La plus grande pariic du itmiicpsI foituéu de deux lames qu'un désigne par le nom de table interne et table exlemc. Elles suui séparées par une substance spongieuse, formée de cellules osseuses cl qu'on appelle !e tfijifoé. La substance que l'on aperçoit dans l'arcade formée

par ki lame du crflue <|iii a été conservée, « sur laquelle on aperçoit des lignes qui indiquent le trajet des v-iisseaux qui [3 parcourent, est la membrane i|ih sépare li s dru* hémisphères du cerveau, Elle CM un 11' pli de la dure-mère ; on l'appelle lu faux du cerveau, ù cause do sa forma. Elle reçoit nue grande quantité do vaisseaux sanguins , el donne passage ù une grande partie du sang qui retourne du cerveau vers le cœur. Ces vaisseaux viennent s'ouvrir dans un canal qu'elle forme loul le long de la ligue que parcourt sen attache supérieure nu crâne. Le cours du sang dans ce canal a lieu du front eu arriére el en bas. Les deux lié mi s plier es du cerveau si ml complète ment sépare* dans toute l'étendue que laisse eo- 1 revoir la coupe qui a été laite. En lias, on aperçoit un espace vide ; ta commissure, ou la réunion di s filtres qui unissent les deux hémisphères et qu'on appelle le corps calleux, se trouve vers le bas de cet espace. Le cervelet est situé dans l'espace marqué B C, el dans la pan 10 du crâne qui n'a pas été ouverte. Lorsque la membrane est arrivée au point C, elle se porto 6 droilo et 1 gauche cl s'étend en avant, de manière à séparer le cervelet du cerveau, ce dernier reposant au-dessus de ce repli, et le cervelet se trouve au-dessous. Lu lettre B indique l'apophyse mastoide, saillie osseuse à laquelle vient s'ailacher le muscle sterno -mastoïdien ; elle se trouve immédiatement au-dessous de l'ouverture externe de l'oreille, el 11 'a aucune connexion avec le cerveau.

Comme le diploé, excepté dans les parties mi; ni ion nées cidessous, est d'une épaisseur presque égale partout, il s'ensuit que les deux tables du crauc sont presque parallèles l'une ;'i l'autre. Cette disposition se voit dans la section représentée sur la ligure , page lUti. X la vérité, la table interne laisse apercevoir quelques légères empreintes, formées par des v: sanguins, des glandes, etc. , qui n'apparaissent pas s table externe ; mats ces parties sont ti'Ès-pciitcs et nom ai

importance relativement à la plirénologie. Quand le parallé-

6unlé de l'individu. La différence dans le développement d'un organe, de sa plus ^L-amie fargciir à son plus petit volume, est souvent, pour certains organes des sentiments ut des propensilés, d'un ponce et plus , et d'un quart de ponce pour les organes de l'intelligence, qui sont naturellement lieaucoup plus petits que les autres d).

La portion écailleuse de l'os temporal est beaucoup plus mince que les antres parties du crâne; niais, comme cette disposition existe sur toutes les tûtes indistinctement, elle ne peut Aire une source d'erreurs pour le plirénologue. Eu outre, le crâne est ton jouis plus Épais au centre de la base de l'os frontal et h la ligne transverse de l'occipital (flg. 3, p. ItKi), et très-minec a la partie de l'os frontal qui forme les nulles orbilaïrcs, de même qu'au centre des fusses occipitales. Gall a remarqué que le crâne de certains individus d'un esprit lourd et stupide est quelquefois fort épais. Le D r Vîmout a observé la même disposition cirez les personnes d'uue constitution aililéliquc et chez les peuplades sauvages.

Les téguments qui couvrent les parties externes du crâne adhèrent fortement a sa surface, et leur épaisseur est si uniformément la même qu'ils n'apportent aucun obstacle a l'appréciation de sa conformation ; les tempes et l'occiput sont les seules parties où les téguments ont plus d'épaisseur : les pbrcnologues doivent tenir compte de ce fait dans leurs observations. On voit qu'il n'existe nul obstacle important à ce que la forme extérieure du cerveau puisse être parfaitement appréciée sur une personne vivante.

Ce point de doctrine a été souvent combattu par les adver-

|1| < Jimalijc n'ai i.rttL-ml.i illstiiijaii'r il.» iuii<lilîi:itiuri.« |wu prononcé™ Jci fiinnotdn itSucoii le^-riv, iiiuncculo csra.'IvK. . Gall, lom. 3, p. Jl .

saires de la plii-énologic , nuis îl est appuyé par tous tes anaiiunistes. Mogendio, dans son Journal ik. Physiologie, dit que i la seule manière d'estimer le volume du cerveau, clicz uni: personne vivante, est de mesurer In ilimnititins dit crâne. Tous Ifs autres moyens, infini: celui propose par Camper, sont

Sir Charles Ilell observe aussi qui: les os de la léle sont moulés sur le cerveau , et que les diverses formes qu'ils alfec-

imt ri'] li'iil iinx iit'",elop].emeuts île ret orpue (i). Le

docteur Gordon dit également , diins le n° -19 do la llevut d'Édimbourg: • Ko us acquiesçons implicitement, pourle moment, à l;i pM)|i<i«ilioii [uihiiiif par les [iliysiol.yistfs 1. iii^lcmps avant Gall et Spurilieim) qu'il e\ïste, dans le plus grand nombre des cas, un rapport général entre la dimension du crâne et le volume du cerveau; qu'une tète volumineuse contient un cerveau très-fort, et qu'une petite tolc ne peut en contenir qu'un petit (page 240). ■

Il est cependant des circonstances dans lesquelles il n'est pas possible de découvrir la forme du cerveau en examinant le crâne; c'est dans tes cas do maladie et dans la vieillesse, Pendant une maladie, le crâne peut s'étendre ou diminuer de volume par des causes autres que des changements du cerveau; dans l'âge avance, la table interne du crâne peut s'affaisser, tandis que la table externe conserve sa forme primitive. Dans ce cas, l'étal réel du cerveau ne peut être apprécié d'après les apparences que présente le crâne (î).

ment adapte ii la forme tin .■i-n.rati ; 111:11s il i-si une riiiraiion plus importante que les c rA n (1 ( il 1 1 nUmMic'e: . l a forme du cerveau est elle adan-

■ lêe a la fonno que la lèle devra avoir? 1 II en ilitliûilc de comprendre l'importance de telle .[ii.-slifiii. l.c cr.lne, dans toutes les périodes de la vie, subit les mod italien s que le cerveau éprouve el a-accroll avec lui ou t'ai-

l'aisM- quand la ,l,viv; le iNn:i =r.i! K.laiiir. ,

(1) Selon Gall, lecr.'ine des vieillards r.l en p'-néral ['lus épais, plu» léflor

11 existe quelques parties de la base du crâne , dans les régions moyenne et postérieure, dont le développement ne peut Ctrc apprécié durant la vie, et dont les fonctions dans les parties correspondantes du cerveau ne sont pas encore connues. Par analogie, et d'après quelques faits pathologiques, on a supposé qu'elles étaient le siège des organes des sensations de la faim, de la soif, du ebaud, du froid, et de quelques autres affections meiilali's pour lesqtu'lles aucun ingaue n'a été découvert jusqu'à présent ; mais leur existence n'ayant pas été démontrée à l'évidence, on ne peut que former des' conjectures et se livrer à de nouvelles recherches.

Les sutures interrompent le parallélisme absolu lies tables iln i iàiir', l' tir position est connue, cl une seule, la future lanédoïde, qui passesur l'organe de !a con centralisé, présente \ queique^ililttriiltéa pour lescomiiiciieauls ; chez, quelques sujets, elle donne lieu à une saillie osseuse dans celle partie, qui petit être prise pour une proéuniii'ni.'c de l'organe de la coiuviurativité; mais, dans ce cas, la saillie purement osseuse est, en général, saillante t irrégulière, tandis que la protubérance est large, régulière et arrondie. Les sutures sagittale et frontale, qui s'étendent loEigituditiaiemeni de la partie postérieure et du sommet de la létc jusqu'à la racine du nez, forment quelquefois une ligne saillante, qu'en pmirraiî prendre pour Un

ii v. 1 1 .i (|i ■■ i li l'i.ii i ■■, > ■m [.'■! ii? i . ii. \[: . il ri i

ii. : :iiiniiiiii- ri<.i.":ihv iIl' l'i'liiiiv.-iniTil à .'£■ [mini, il-, ImtoIil.-. i.Hi 1

dm poilions do lu cdil-i nirrn. «Lu ili|ilu- m. m iilsi rluvs rl non renouvelées, de une que, dam plusieurs de tes parties, W crllne devient Irtsmince et transparent. li ciislc un crine de telle espèce dans la collection de la Société phroni>l"(:i[| ii", ol fiai] en |n)ï>odail plusieurs, («ail, ]][, 3S;el Joiire. plifénol,, VII, -2K.) l.i.f.ii no irumi' en™; l'iiiii^iio ilaii. un mivrapiintilulé Analomia tenilis publié en ITTO. Selon Tenon, locrtnB pord deut eini]i[iei]ies tte son poids. lie* lu vioiilard. i.t/rmr.irra ik llmlilul il France, 0— année.)

enHBE. — TiMint or hiuSsolocu:. t*

développement île- nrfj: mes tir ki biriiveilhiieu, de h vénér;ilion, de la fermeté et de l'estime do soi. On pont cependant facilement distinguer ta suture, à cause de son étroitcsse, des protubérances, qui sont pins largos, plus saillantes et arrondies. Les analomistcs nomment apophyses certaines saillies osseuses; les apophyses ma sto ides des os temporaux (1), figure de la page 117) sont deux saillies de cette espèce (pie l'on voit immédiatement derrière les oreilles; elles servent n l'attache de différents muscles ; elles peuvent £-tro prises quelquefois pour la saillie que forme l'organe de la emnbativilé , quand il est proéminent. Elles ne sont cependant que deux énjinences purement osseuses que l'on rencontre sur toutes les têtes et qui n'indiquent nul développement du cerveau. Une autre apophyse, appelée par les anatomistes apophyse èpintute de [occipital, doit aussi être connue ; sa position est indiquée parla lettre C , sur la figure de la page 117.

11 existe une portion du crâne dont la configuration extérieure n'indique pas umjours exactement l'état du cervean sons-jacent, et qui a donné lieu a quelques objections. A la partie inférieure de l'os frontal, immédiatement nn-dossusde la racine du neiî, le parallélisme des deux tables osseuses est quelquefois dérange par l'existence d'une petite cavité nommée sinus frontal. Le sinus frontal est indiqué par lu purliou fortement ombrée qu'on voit sur la figure fi- contre,

Quelquefois celte cavité est plus largo, quelquefois elle est plus étroite que celle qui est figurée ici; elle est formée par l'écartènicnl des dons tables osseuses; le plus souvent c'est l'externe qui alors forme une saillie, tandis que la table interne reste en place : de manière que la surface extérieure du crâne n'indiquant pas, dans ces cas, l'état de développement de la portion sons-jacente du cerveau, quelques personnes en

ont conclu que les sinus frontaux, formaient une objection insurmontable contre la phrénologie en général, en jetant une telle incertitude sur nos moyen*; d'oliscrvuiion qu'elle eu détruit complètement la valeur. D'utiire* ui)[n>.i;itns moins exagérés borneni leurs objections aux organes qui se trouvent sous les écartements des lames osseuses.

La première de ces objections est évidemment insoutenable; car même si l'existence des sinus était un obstacle insurmontable à l'appréciation du plus ou inoins de développement des

dans les cas ordinaires.il n'eu masquerait qu'un petit nombre; savoir : ceux, de la forme , de l'étendue , de la pesanteur, de l'individualité cl de la localité, et que toutes les indications externes desnutres, au nombre de trente à trente et une, resteraient appréciables.

Pour donner une juste idée de la valeur de cette objection, en ce qui a rapiiint aux. oi^auca qu'elle c.oneenie spécialement, uous ferons ici quelques observations : 1° Au-dessous de douze à quatorze ans, tes sinus, quand ils existent, s'étendent rarement jusqu'à la hauteur du lobe antérieur du cerveau; 2° dans l'adulte ils atteignent fréquemment la hauteur que nous avons indiquée ci-dessus {i) , et 5° eboz le vieillard et dans les maladies telles que l'idiotie chronique et la manie, ils acquièrent

|l] Ce Ci il n'est pas d'accord arec ce qne noua avons dit dans la première

moniquées par un de nos amis de l'aris, nui.diiin teium-sde plusieurs mois

(ilitiùreliii;ljli;l!it'!oït i s. ! Siir>sr.ï'l«-ivliiT.i!iiil(riiiii[ i .i!ï, ir.» ni! i lis iwi'iLlrr

les»ingsfioiiiaui,mi i>ir .ne/ili-» miïcIï .naiiees eii ùjie et Ici caide

[ait presque toujours Jiorizont.ilciiicui vers le mili.'i] du t™ul et au-dessus des organes dos tons, des teoip« , et do l'éveuUialilc. Dans tous lescaicitcs par notre ami, celte inélliode avait été employée; et tomme les «inui fnmi.iur s'éiendem rarement nnssi haut, il ne le» avait pas rencontrés et ne pouvait pas les rencontrer. En f ail sut des ecc lions verticales , dans lebut d'étudier les sinus, il les a dermes rencontrés luMiieuMu pins totivenl.

souvent une très-grande extension due à 1» diminution du volume du cerveau que la table interne suit en s'alfaissant, tandis que la table externe reste dans sa position primitive. Le premier cas no présente aucune objection, car alors le sinus n'est pas assez, élevé pour empêcher l'observateur d'apprécier le degré de développement des organes; le troisième cas a rapport à des maladies ({ni sont, en lji'-iu'im 1 , l'a dehors des .ib-i-ivuti.ins [iln'émiloijîrjiu's, ainsi notre attention ne peut s'exercer que dans ceux de lu deuxième classe. En ce qui les concerne, l'objection se tire de ce qu'un grand développement de ces portions du cerveau ou celui des sinus frontaux présentent des apparences tellement identiques, que nous no pouvons les distinguer assez bien les unes des autres pour présenter des observations concluantes.

Nous répondrons à cela : 1" Que nous devons distinguer entre la possibilité de dérouvrir l;i fonction d'un organe et celle d'appliquer d'une manière pratique cette découverte ù (MIS les cas de manière à pouvoir toujours prédire etarlcineiU le degré de puissance de chacune des facultés mentales chez tous les individus. En général, le sinus ne s'étend pas 1 une assez grande hauteur pour atteindre la base du cerveau, avant l'âge de 12 ou 14 ans, et, avant celte époque, l'individualité est un des organes les plus actifs du cerveau. Si donc dans les enfants chez lesquels le sinus n'existe pas, cette faculté est remarquablement forte, quand celte région de la télo est proéminente , et faible quand elle est aplatie, nous pourrons prouver l'existence de la fonction, quoique, dans la suite, elle devienne plus difficile à établir. Les sinus se développent et apportent, jusqu'à un certain point, tin liiiiiniké* à l'application pratique de nos connaissances. Aussi, les phrénologues reconnaissent qu'il est difficile de déterminer alors le degré exact de développement des organes qui se trouvent immédiatement au-dessus de la racine du ne?, excepté dans les cas

Oigiiizod B/Googli

extrêmes, alors que le sinus lui-même ne pourrait former qu'une fraction dans h différence euliv un [n i-Hraud développement el l'absente absolue. 1,'objeciion qui suit ne peut s'appliquer qu'a une série de cas, s'il cxislc une cavité ou dépression dans une partie de la surface externe du crâne correspondant à la position des organes en question, et que le sinus n'existe pas ; alors l'organe doit nécessairement être d'autant moins développé que la dépression est plus marquée. Si, en mémo temps qu'une semblable conformation externe se remarque, le sinus existe, circonstance qui a rarement lieu, mais que nous admettrons pour faire une large part aux opposants, elle doit, dans ce cas, résulter de ce que la table interne s'est affaissée sans que la table externe ait suivi sou mouvement , et alors le défaut de développement de l'organe est plus grand

intellectuelle s'exercera avec une faiblesse qui devra être au

du crâne. En conséquence, dans les cas de cette espèce, la saillie du sinus ne peut pas induire en erreur. Le seul cas

dans lequel elle puisse ban asser l 'observa leur est celui

où la table extérieure du crâne forme une saillie indépendante d'un développement de la partie correspondante du cerveau. Si chez les jeunes sujets, lorsque le sinus n'existe pas encore, et chez les adultes lorsque la dépression existe, il est possible de reconnaître le degré de développement do l'organe, quels arguments pourra*t-on tirer, en bonne logique, de ce que, dans certains cas, cliez l'adulte, la proéminence du crâne n'indiquera pas exactement la forme de la portion cérébrale sous-jaeenlc? Pourra-t-on on conclure que ses fonctions ne sont pas connues? Non, sans doute; car elles ont été observées dans des cil'constances qui n'admettent point d'objection ; on aura seulement reconnu une vérité, c'est que, chez l'adulte, lorsque le développement extérieur de cette région de la lêle

— ISO —

ne sers pas acconiiisgiiL- d'une i'iiergic correspondante des fondions des organes s< ms-j:i i^-ni à , la saillie du crâne doit être attribuée au développement des sinus frontaux.

En cuire, l'habitude d'o li server rendra possible de distinguer, dans le plus i;ruiid nutiibre de c:is, la saillie formée par les sinus frontaux de celle indiquant le développement des organes : dans le premier eas, l'élévation est plus brusque et plus «aillante; dans le second, elle est arrondie et suit mieux h position des organes, telle qu'elle est indiquée sur les bustes p II réno logiques,

Si donc les hommes, en ^nierai, manifestent leurs capacités naturelles par leurs actions, et si, chez les personnes saines qui n'ont pas dépassé la période, îiiuyennc de leur existence, la forme du cerveau peut cire appréciée par l'observation de la conformation extérieure du crâne, il s'ensuit que les facultés et le degré de développement du cerveau qui leur correspond peuvent être étudies sur l'homme vivant.

APPLICATION PHATIQL'E DES PRINCIPES DE LA MffiËNOLOGlE,

sphères scmLibbles pur leurs formes cl destinés a accomplir

.).-•. I.in. i,- f, . .fi ,| ,, u .Lul. ». il i-iij!-- , na. ,|ii- nr-. .1i-.it

organes pour chacune des fonctions, un dans chaque hémisphère. Chaque organe, renfermant son appareil de communication supposé, s'étend de la moelle allongée ou du sommet de la moelle épiniere à la surface du cerveau ou du cervelet. Chacun, à l'exception des idiote, possède la totalité do ces organes plus ou moins développés. Ceux de ces organes qui sont situes immédiatement sur les côtés de la ligne médiane qui sépare les deux hémisphères , sont réunis en un 6cul dans

les indications des bustes explicatifs. Pont' éviter les circonlocutions, le mot organe sera employé au singulier pour indiquer les différentes facultés; mais oh devra se souvenir qu'ils sont doubles.

it pas divisé par des 1

celles quoi

le crâne, s ou défU'i.

) fan

correspondant à es s.iillies qu'on

angles qui indi-

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