VI
Os pariétal du 6Înge.
PI. XII et XII Lis fig. 2 et 3.
S’il existe , en apparence , une grande analogie de forme et de structure entre l’os pariétal de l’homme , pi. X et XI , fig. h , 15 , et celui des quadrumanes ,
(1) Les travaux des anatomistes les plus célèbres en anatomie comparée , ont été bornés jusqu’à ce jour à des descriptions plus ou moins exactes, plus ou moins minutieuses, des os
TRAITÉ
pL XII et XII bis , tîg. 2 et 3 , on trouve cependant entre eux une différence bien frappante d’étendue. Comme chez l’homme, sa forme est quadrilatère, ses bords s’articulent avec les memes os; il est composé de deux lames contenant entre elles de la substance diploïque. Même rapport existe aussi entre les parties qui le recouvrent extérieurement et celles qui se trouvent en contact avec sa table interne. Mais après avoir pratiqué sur le pariétal du sajou les mêmes divisions que celles que nous avons marquées sur celui de l’homme , nous verrons que cet os n’a pas plus d’étendue que l’une des divisions du même os chez celui-ci; par exemple celle marquée 5. Les huit restantes donnent conséquemment toute l’étendue de surface excèdente chez l’homme; d’où nous devons nécessairement conclure que certaines parties encéphaliques qui se trouvent chez celui-ci , manquent chez le singe; et que, s’il existe chez lui , ainsi que nous le démontrerons , des organes cérébraux dans la région de l’os pariétal , ayant les mêmes fonctions que ceux de l’homme , ils sont encore loin cependant d’avoir le même degré de développement.
S vu.
Os pariétal des carnivores.
Chat, pi. XIII, fig. 3 et 9.
L’os pariétal des carnivores présente une forme quadrilatère ; sa face externe est légèrement bombée ; on y remarque des reliefs ou saillies dues à la présence des circonvolutions cérébrales. Les quatre bords de cet os sont assez irréguliers , l’antérieur h , f , s’articule avec l’os frontal dans toute sa longueur, excepté en dehors où il présente une lame aiguë qui s’articule avec la grande aile du sphénoïde. Le bord postérieur, b, o-, s’articule avec l’os, inter-pariétal représenté fig. 11 . l'os occipital , fig. 12, et une portion de l’os temporal. Le bord interne ou supérieur, b, p, est le plus régulier de tous et s’articule avec le pariétal du côté opposé. Le bord externe ou inférieur, b , t , est extrêmement inégal ; il présente dans toute sa longueur une surface irrégulière , x , x , x, x , destinée à s’articuler avec la portion écailleuse de l’os temporal.
Examiné intérieurement ou par sa face interne , fig. 3, le pariétal du chat nous présente une différence d’organisation frappante avec le même os examiné chez l’homme et le singe. Elle consiste dans une lame osseuse divisant cet os transversalement en deux parties inégales : la première , située en de-
qui enveloppent le système cérébro-spinal; mais aucun n’a établi des rapprocbemens entre leur conformation et les parties cérébrales qu’ils recouvraient sous un point de vue physiologique. Gall fui le premier qui traita ce sujet, mais d’une manière extrêmement imparfaite, comme le prouvent ses descriptions et les dessins qui les accompagnent,
vaut, a trois fois , au moins, l'étendue de la seconde ; elle se trouve indiquée par les n09 1,3, 4, 5, 6, 7, x, et loge toutes les circonvolutions de l’hémisphère du cerveau auquel elle correspond et dont elle présente les empreintes. L’autre région , c, c, c, est destinée à recevoir une partie du cervelet. Nous avons vu , chez l’homme et dans le singe , l’organe cérébelleux logé dans les fosses occipitales inférieures , et n’ayant aucun rapport avec l’os pariétal ; ici, au contraire , la partie la plus reculée de cet os reçoit une partie du cervelet. Toute la surface interne du pariétal se trouve en contact avec la dure-mère.
L’étude des variétés d’étendue et de forme présentées par le pariétal dans la classe si nombreuse des carnivores , est de la plus haute importance pour le phrénologiste. Nous nous attacherons à les faire ressortir avec soin, lorsqu’il sera question d’appliquer la phrénologie.
S vin.
Os pariétal des rongeurs.
PJ. XV, fig. 3, 4, 9 et 10.
Le pariétal des rongeurs est double : il offre plus de régularité dans sa forme que celui des carnivores ; sa face externe est légèrement convexe, et présente des reliefs en rapport avec les points les plus saillans de la portion encéphalique qu’il recouvre. Vu en dedans , fig. 3 et 4 , sa surface parait lisse : on y remarque quelques légers sillons, destinés à loger des vaisseaux et des dépressions répondant au cerveau ; elle se trouve tapissée par la membrane dure-mère.
Nous ne retrouvons pas ici , comme chez le chat , cette lame osseuse partageant l’os en deux parties. Le cervelet , bien que très-dèveloppé dans la famille des rongeurs , n’occupe pas , comme chez les carnivores, une partie de l’os pariétal.
Le bord antérieur de l’os pariétal du lapin , d, d, d, fig. 3 et 4 , s’articule avec l’os frontal ; le supérieur , o, o, o, o, o, avec le pariétal du côté opposé. Le bord inférieur ou externe présente une disposition assez remarquable, elle consiste dans une apophyse triangulaire , k, h, située vers le tiers postérieur de ce bord ; elle se dirige de dedans en dehors et un peu de haut en bas, s’applique sur la surface interne de la portion écailleuse de l’os temporal et vient se terminer à la partie la plus élevée de la grande aile du sphénoïde.
Le bord postérieur le moins étendu de tous , présente deux échancrures , l’une interne et l’autre externe ; la première , fig. 10, v, forme , avec celle qui appartient à l’os pariétal opposé , un espace recevant le boFd antérieur de l’os inter-pariétal. L’échancrure externe, 9, s’articule avec l’os occipital.
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