‹ Traité de phrénologie humaine et comparéeChapitre 11 sur 87 · UE PHILOLOGIE · texte numérisé non relu

UE PHILOLOGIE

§ VIII

Os temporal de l'homme.

SI

L’os temporal est double, situé sur les parties latérales de la tète, les tempes , pl. XetXl&is , fig. 7 cl 8 ; on y distingue deux parties d’une conformation entièrement différente, l’une mince, plate, appelée portion écailleuse; l’autre presque triangulaire , renfermant les organes de l’ouïe portion pierreuse de l’os temporal , portion pyramidale , 9 , 9 , pl XI bis , fig. 7.

La portion écailleuse présente deux faces , l’une externo , a, pl. X et X bis, fig. 7 et 8 ; l’autre interne , pl. XI bis , b. La face externe se trouve recouverte par le muscle temporal ; à sa base se voit un appendice osseux , fig. 9 , G , 6 , G , mince , dirigée de dedans en dehors et s’articulant avec l’os do la pommette ; un autre appendice , v , v , v , beaucoup plus large dirigé de haut en bas , et désigné , à cause do sa prétendue ressemblance avec un mamelon , sous le nom d’apophyse masloïdc. Cette dernière portion de l’os temporal est presque entièrement celluleuse et recouverte par une légère lame de matière compacte : elle n’a aucanVapport avec le système nerveux cérébro-spinal ; elle donne, à l’extérieur, insertion au muscle stcrno-masloïdien. Entre les deux apophyses, on aperçoit le conduit auditif externe , dirigé de dehors en dedans, c; autour de ce conduit, des aspérités servant d’insertion à la conque de l’oreille. Ce trou n’existe pas encore chez l cnfant à terme, pl. VIII bis , fig. 2 , il se trouve remplacé , comme on le voit , par un cercle osseux sur lequel s’applique la membrane du tympan (1). La face interne de la porlion écailleuse de Los temporal , pl. XI , fig. 8, et XI bis , fig. 9 , est inégale ; elle présente des empreintes plus ou moins profondes et des reliefs en rapport avec les saillies, formées par les circonvolutions logées dans la région de cet os. Celte partie de Los temporal présente quelquefois très-peu d’épaisseur. Je possède dans ma collection , déjà très-nombreuse en crânes humains , la tète d’une femme de soixante- quatre ans dont la portion écailleuse de l’os temporal n’offre pas plus d’épaisseur qu’une feuille de papier à lettre , examiné par la face interne et placé entre l’œil et la lumière , cet os présente l’aspect du papier térében- Ihiné, dont se servent les peintres pour calquer leurs dessins. Le plus léger choc eut été suffisant pour eu occasioner la fracture et peut-être donner lieu à la mort. (2)

A la base de la face interne de la porlion écailleuse , se voit l’apophyse triangulaire dont nous avons déjà parlé ; derrière cette apophyse , une gouttière assez large , 8 , 8 , 8 , oü se trouve logée une portion du sinus latéral;

(1) Ce caractère se trouve encore mieux exprimé sur le crâne d'un fœtus de six mois et demi, même pl., %. 4.

(2) 11 est extrêmement important, en médecine légale , de tenir compte de la plus ou moins grande épaisseur des os du crâne dans les blessures suivies de mort peu de temps après avoir été reçues.

Les planches XIï et XII bis représentent les os entrant dans la composition du crane d’un sajou; tous sont vus dans la meme situation que ceux de l’homme représentés pi. X et XL II en résulte que les différences d’étendue , de forme et de rapport seront plus faciles à saisir. Cette manière do présenter les objets, nous mettra aussi dans le cas d’insister beaucoup moins sur une inimité de petits détails , que la seule inspection de nos dessins suffira pour faire connaître.

Os frontal (lu singe sajou.

PI. XII , fig. 1 , et pi. XII bis, fig. 1.

La planche XII représente tous les os qui entrent dans la composition du crâne du singe sajou : tous sont vus par leur face externe ; ce sont le coronal , fig. 1 ; le pariétal gauche et droit , fig. 2 et 3 ; l’occipital , fig. h ; les deux temporaux, fig. S et 6 ; le sphénoïde, fig. 7 ; sa portion antérieure, fig. 8, et l’éthmoide , fig. 9. Au-dessous de chacun de ces dessins , se remarquent leur esquisse au trait, pourvue de numéros et de lettres indiquant les parties les plus essentielles à connaître. Examinés superficiellement, tous ces os paraissent présenter beaucoup de ressemblance avec ceux du crâne de l’homme ; mais un peu d’attention suffit pour faire voir qu’il existe entre eux des différences très-remarquables d’étendue et de forme. Commençons par l’os coronal , fig. 1. En le comparant avec celui de l’homme , pi. X et X bis, fig. 1 , on est d’abord frappé du développement de ce dernier , bien que l’os représenté ici soit loin d’offrir le maximum d’étendue du coronal de la race européenne. L’examen de chaque région fera mieux ressortir encore leurs différences de proportion : commençons par celles qui se remarquent à la partie moyenne , en procédant de haut en bas. Les régions ,1,1, chez le singe , sont un peu renflées dans leur partie moyenne et légèrement déprimées sur les côtés ; dans l’homme , au contraire, ces memes parties sont dix fois plus développées en haut, sur les côtés et en avant. Il en est de même des régions marquées 2,2: bien que leur partie moyenne soit assez prononcée chez le singe , elle l’est cependant à un degré infiniment moindre que chez l’homme ; en dehors de celle-ci , toute la surface marquée 3 , 8 , est à peu près nulle chez le sajou ; celle indiquée par le n° 6 et placée au-dessus du rebord orbitaire , présente entre le coronal du singe et celui de l’homme un contraste frappant. Toute cette surface si étroite , si peu apparente chez le singe , présente au contraire un développement remarquable chez l’homme : la partie moyenne de celte région chez le singe , est toul-à-fait déprimée et arrondie ; dans l’homme elle est bombée , pleine , et se porte plus ou moins en avant et en dehors.

DE PHRÉNOLOGIE. 5o

Les régions latérales , A , vont encore nous présenter dans la comparaison de ces deux os , des différences bien remarquables. Nous avons élevé avec intention deux perpendiculaires sur les apophyses orbitaires de ces os ; on peut , par ce moyen, mieux apprécier encore leur différence d’étendue et de conformation. Chez le singe, les perpendiculaires, a, b, ne sont pas dépassées par les parties latérales de l’os frontal ; tandis que chez l’homme , l’os frontal ressort de beaucoup sur les côtés. Ces deux perpendiculaires font encore mieux ressortir l’étroitesse de la partie supérieure du frontal du singe.

Vu par sa face cérébrale , pi. XII bis , fig. 1 , le frontal du singe nous offre, comme chez l’homme, l’empreinte des circonvolutions cérébrales ; nous n’y retrouvons point au milieu et en bas , comme chez celui-ci , une échancrure recevant la portion de l’os ethmoïde , connue sous le nom d’apophyse crisia galli : nous verrons plus tard que cela tient à ce que l’cthmoïde est très-peu développé chez cet animal. La partie de cet os répondant aux cellules elhmoïdales , est lout-à-fait nulle chez lui ; une petite lame verticale osseuse présentant quelques trous destinés au passage des nerfs olfactifs , fig. 10, pi. XII bis, vient clore une cavité qui se remarque au-dessous du n° 8 , id. pl. , fig. 1.

Les régions orbitaires sont, de toutes celles que nous présente 1 intérieur du frontal , celles qui nous offrent la différence la plus tranchée de conformation, avec les mômes parties du frontal de l’homme ; dans celui-ci , pl. XI , fig. 1 , et XI bis , id. tig. 8, 7,9, 10, 11, non-seulement toute la surface orbitaire est plus étendue , mais encore plus déprimée de haut en bas : nous verrons plus tard quelles sont les inductions physiologiques que nous pouvons tirer de celte différence d’organisation.

Le frontal du singe s’articule avec les memes os du crane que chez l’homme , seulement son bord inférieur ne présentant pas d’échancrure , il a moins de points de contact avec l’ethmoïde (1).

La peau du crâne qui recouvre l’os frontal des singes , est pourvue , dans certaines espèces, de poils si épais , qu’il est à peu près impossible de bien apprécier le développement de cet os à l’aide de l’œil et môme du loucher.

§ ni.

Os frontal des carnassiers.

Chat, pl. XIII.

Nous trouverons dans le frontal des carnassiers, un mode d’organisation bien diffèrent de celui que nous avons rencontré dans le frontal de l’homme et

(1) Chez douze tètes de singes assez avancés en âge, je n’ai point trouvé , comme chez l’homme , cet écartement entre les deux tables du coronal que nous avons désigné sous le nom de sinus frontaux. n

TRAITÉ

du 6inge ; cl bien qu’au premier aspect , cet os chez celui-ci paraisse présenter plus d’analogie avec celui de l’homme, il est loin d’offrir dans quelques-uns de ces points , le même développement que celui do certains carnassiers , du chien par exemple , qui parait le dépasser de beaucoup en intelligence et en sagacité (1).

Nous ne ferons point ici la description du frontal de toutes les espèces de carnassiers ; nous nous contenterons de faire ressortir les caractères les plus tranchés de cet os, chez l’une des espèces qui ont été le sujet de nos observations. Nous prendrons pour terme de comparaison le frontal du chat, dont tous

les os du crâne se trouvent représentés pi. XIII : fig. 1 et 2 , les frontaux ; fig. â et 4 les deux pariétaux; fig. 5 , portion osseuse placée entre l’occipital et les deux pariétaux; fig. 6 , l’occipital : tous ces os sont vus en dedans. Les fig. 7, 8,9, 10 , 11 et 12 , id. pl. , représentent les mêmes os vus en dehors.

L’os frontal des carnassiers est constamment formé de deux pièces , fig. 7 et 8 ; leur soudure s’opère d’assez bonne heure ; il n’existe pas cependant de terme moyen pour le temps de cette réunion : elle varie suivant les espèces. Nous examinerons seulement une de ces pièces , l’autre présentant une conformation rigoureusement semblable. La fig. 7 représente l’os frontal droit d’un chat, exactement dans sa position naturelle, et vu par sa face externe. Voici les choses les plus remarquables qu’il nous présente, vu de cette manière : 1° un bord interne , marqué q , q , q , q , q, s’articulant avec le frontal ; du côté opposé , deux appendices osseuses , n , n , présentant au milieu une échancrure ; 2° un bord postérieur , o , o , o , o , o , taillé en biseau en dehors , et s’articulant avec le bord antérieur de l’os pariétal correspondant. Les lettres a , a , indiquent la région des sinus frontaux généralement assez développés chez le chat adulte (2). On peut avoir une idée juste de ces sinus et de leur étendue, en examinant la fig. 1 de la pl. IV , représentant la coupe verticale d’un chat complètement développé. Ce sont les mêmes sinus frontaux qui, chez le lion , pl. XXIV , forment cette énorme saillie occupant plus du tiers antérieur de son os frontal. Chez le loup , les sinus frontaux sont énormes ; ils sont aussi très développés dans certaines espèces de chien», notamment chez le dogue de forte race. Je possède dans ma collection , le crâne d’un chien appartenant à cette espèce , et dans lequel les sinus forment presque la moitié de la cavité crânienne. Généralement , les petites espèces de chiens sont dépourvues desinus frontaux ; il existe cependant quelques exceptions à cet égard.

La pl. IX représente la coupe verticale du crâne de deux chiens , l’un appartenant à l’espèce mâtin, de moyenne taille, fig. 1 ; l’autre est une tête de bichon, fig. 2 : la première, comme on le voit, se trouve pourvue d’énormes

(1) Nous exceptons cependant rourang-outang dont certains actes intellectuels sont extrêmement remarquables.

(2) Gall, qui n’avait étudié que très-imparfaitement l’anatomie du crâne des animaux, avait nié la présence des sinus frontaux chez les cbals. Page 47, t. III, édit. in-8a.

ni

sinus, tandis qu'il n’en existe aucune trace dans l’autre. On conçoit aisément comment il serait impossible , dans la première de ces têtes , d’apprécier à l’extérieur le développement des parties cérébrales répondant à ces sinus. Dans la marte, le putois et la belette, les sinus frontaux sont peu développés; on voit cependant chez la première, pl. 1 , fig. 1 , quelques ouvertures communiquant avec les fosses nasales.

Les n08 1 , 2 , S ^indiquent des parties répondant au cerveau , %. 7 , pl. Xîïî : nous verrons lorsqu’il sera question d’établir des propositions anatomico-physiologiques , les différences remarquables que ces régions nous présentent dans la classe des carnivores et des autres animaux ; on pourra alors se convaincre combien l’anatomie étudiée dans ce sens , offre d’intérêt.

Yu par sa face inférieure , fig. 1 , id. pl. , l’os frontal du chat nous présente les objets suivans : 1° un bord interne qui s’articule avec le frontal opposé, q , q , q , q , q ; 2° une surface concave , y , y , répondant au globe de l’œil ; une appendice , 5, représentant l’apophyse orbitaire externe; une rainure, n, n, recevant la partie antérieure et supérieure de l’os etlimoïde; 8° une échancrure , o , séparant les deux apophyses marquées n , n , fig. 7 et 0 ; 4° une partie de la face cérébrale du frontal , a , a (1).

La face externe du frontal du chat se trouve recouverte par le péricràne et quelques muscles ; ceux-ci se trouvent recouvertes à leur tour , par la peau, à laquelle ils adhèrent par un tissu cellulaire plus ou moins lâche. Le poil qui recouvre la portion cutanée de cette région du crâne , varie prodigieusement d’épaisseur et de longueur suivant les espèces.

§ IV

Os frontal des rongeurs.

Pl. XV, ûg. 1,2,7 et 8. Lapin domestique.

L’os frontal des rongeurs est double , et présente une forme très-irrégulière. Yu par sa face externe, il offre les objets suivans : une surface lisse assez étendue d’avant en arrière , 1 , 2 , & ; fig. 7 , celle qui se trouve indiquée par le n° 1 répond à la partie antérieure du cerveau , la seconde , 2 , au bulbe olfactif, et la troisième, 8 , à la partie supérieure des cellules ethmoïdales. Le bord supérieur, o , o , o , o , o , s’articule avec le frontal du côté opposé ; le bord antérieur se termine à droite et à gauche par deux appendices osseuses , dont l’externe, 9 , est la plus longue. C’est sur celles-ci que repose l’os propre du nez , extrêmement développé chez les rongeurs , notamment dans l’espèce dont il est ici question. Le bord externe contribue à la formation de l’arcade

(1) Dans la fig. 2, l’os frontal , vu en dessous, a été plus renversé en dehors, de manière à faire voir toute l’étendue de cette région.

TRAITÉ

orbitaire , k , k , k. Le bord postérieur , d , d , d , taillé en dentelure , s'articule avec le pariétal correspondant et avec une petite partie de l’os temporal en x. Tu par sa face inférieure , voici ce que l’os frontal nous présente : 1° une surface lisse , m , en contact avec le cerveau , dont elle est seulement séparée par la dure-mère , fig. 2 ; 2° une lame osseuse , v, v , v , v , formant la paroi interne et inférieure de l’orbite ; entre cette lame et l’apophyse orbitaire , une échancrure , 8; devant la lame osseuse une surface un peu inégale, e, e, e, e, e, en contact avec les cellules ethmoïdales : elle se trouve tapissée dans l’état frais] par la membrane pituitaire. (1)

Os frontal de3 oiseaux.

PI. XVII, fig. 1,2, 8, 9(2).

L’os frontal chez les oiseaux, fig. 1 et 2, est toujours composé de deux pièces qui se soudent de très-bonne heure. La surface externe de cet os est

ordinairement lisse ; on remarque cependant chez quelques espèces , la pintade par exemple , pl. 58 , fig. 8 et 9 , une sorte d’appendice assez saillante placée à la partie moyenne et antérieure du crâne, sa hase occupe dans la pintade près de la moitié de cette surface (S). La face externe du frontal est recouverte par une peau mince pourvue de plumes à l’extérieur. Celle-ci adhère à l’os par un tissu cellulaire plus ou moins dense. Nous diviserons la surface externe de cet os du crâne des oiseaux en quatre régions : une antérieure , dont la partie moyenne est marquée v ; trois autres placées derrière celle-ci , 1 , 2 , 8. La première région n’a aucun rapport , fig. 1 , avec la cavité du crâne : il n’en est pas ainsi des trois autres qui répondent au cerveau.

Vu inférieurement , fig. 8 , le frontal parait partagé en deux régions par une

(1) On ne trouve point de sinus frontaux chez le lièvre, le lapin , l’écureuil, la marmotte , le castor, animaux appartenant tous à la famille des rongeurs. Ils sout, au contraire, trèsétendus dans le porc-épic, animal appartenant à la même famille. La classe d’animaux qui présente les plus grands sinus frontaux, est celle des ruminans : l’éléphant eu a de si étendus, qu’il existe quelquefois dix à onze pouces d’intervalle entre les deux tables de l’os frontal.

(2) Cette planche représente tous les os qui entrent dans la composition du crâne, l’ethmoïde excepté qui n’v concourt que pour très-peu de chose. Nous avons choisi préférablement la tête delà corneille mautelée, comme étant une de celles des oiseaux de notre climat qui présente le plus grand développement des pièces composant la boite osseuse contenant l’encéphale.

(3 l Dans quelques espèces, la face externe du frontal des oiseaux se trouve recouverte dans la partie qui forme la région orbitaire externe, par un corps granuleux, ayant beaucoup de rapport avec le tissu propre aux glandes. La surface de cet os, répondant à ces corps, est ordinairement plus ou moins rugueuse.

DB PHRÉNOLOGIE

lame osseuse , formant une partie de l’orbite , b , b. Plus en dedans , x , x , x , se remarque un tissu spongieux ou celluleux ; la partie externe de cette lame forme la partie antérieure de l'orbite. La région postérieure , 1 , 2 , & , répond à l’encéphale : on y remarque quelques dépressions en rapport avec les points les plus développés de cet organe. Comme tous les os larges du crâne , le frontal des oiseaux se trouve composé de deux lames plus ou moins rapprochées , plus ou moins pourvues de diploé dans leur intérieur. Dans quelques espèces , ce dernier tissu est assez développé pour donner lieu à un écartement remarquable des deux lames qui composent cet os ; nous donnons pour exemple le crane de l’effraie , représenté pi. Il bis , fig. 5. Nous n’insisterons pas sur ce point d’anatomie que nous avons déjà traité très au long à l’article Coupe verticale du crâne.

Abstraction faite d’un très-petit nombre d’espèces, toute la famille des oiseaux est celle qui offre le plus d’avantages pour apprécier , à l’extérieur du crâne , le développement des parties cérébrales. La lame externe étant généralement peu écartée de l’interne, ou lorsqu'elle l'est un peu, étant en parallélisme parfait avec elle , on peut donc saisir facilement à l’extérieur la forme et le développement des diverses parties du cerveau des oiseaux. C’est aussi dans cette classe qnc nous trouverons les preuves les plus convaincantes en faveur de la phrénologie.

Le frontal des oiseaux s’articule par son bord supérieur avec son semblable, o, o, o, o, o, o, par le postérieur, p, p, p, p, p, avec l’os pariétal correspondant par l’angle orbitaire externe , d , fig. 1 , avec l’angle antérieur de l’os temporal, enfin par son bord antérieur avec l’intermaxillaire et le nasal x , et f. Une chose digne de remarque, c’est que le coronal qui ne forme, dans l’espèce humaine et le singe, que le quart ou à peu près de l’étendue de la cavité crânienne, dans les carnivores et les rongeurs , le quart , le cinquième et même la sixième partie de cette cavité , forme au contraire chez les oiseaux plus de la moitié de cette boite osseuse. On ne peut, qu’après une étude longue et approfondie des formes générales ou partielles si variées de cet os , avoir une idée parfaite des rapports qui existent entre elles et les fonctions de l’organe qu’il recouvre. Un chapitre particulier sera consacré à cet examen , et certes ce ne sera pas un des moins importans de notre ouvrage (1) .

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