‹ Traité de phrénologie humaine et comparéeChapitre 26 sur 87 · RATTACHENT · texte numérisé non relu

RATTACHENT

Ici se termine l’histoire de l’anatomie du crâne de l’homme et des principaux vertébrés. La connaissance des diverses pièces qui entrent dans sa composition est si importante pour celui qui veut se livrer à l’étude de la physiologie du cerveau , qu’il ne peut sans elle avoir une idée juste et approfondie des relations qui existent entre les diverses parlies de l’encéphale et son enveloppe osseuse. Nous ne saurions donc trop recommander aux personnes qui désirent acquérir des connaissances un peu étendues et positives en phrénologie humaine et comparée , de lire avec soin nos descriptions. Nous croyons les avoir présentées d’une manière assez claire et assez succincte pour qu’elles soient bien comprises, sans être aussi fastidieuses que le sont ordinairement les descriptions anatomiques. Les dessins, sur l’exactitude desquels on peut compter, ont été, comme on a pu le voir, d’un très-grand secours : disons plus, il eût été impossible, sans eux, d’avoir une juste idée des objets décrits (1). On fera bien, après avoir suivi nos descriptions sur les dessins, do revoir encore ceux-ci, sans consulter le texte, en prenant toujours la précaution de comparer chaque os chez l’homme , les quadrumanes , les carnassiers , les rongeurs et les oiseaux.

Nous terminerons ce chapitre par plusieurs propositions anatomiques relatives à la boîte encéphalique. Il eut été assez naturel de placer à la suite de la description particulière de chaque os les propositions physiologiques qui s’y rattachent, qui animent, si nous pouvons nous exprimer ainsi, l’objet qui nous occupe, et en rendent l’étude si attrayante; mais nous avons cru que celles-ci trouveraient mieux leur place à la suite de l’histoire des fonctions du système nerveux cérébral; elles seront d’autant mieux goûtées alors, ce nous semble, que précédées de la connaissance des fonctions de ce système, elles feront mieux saisir, comment, en variant l’organisation cérébrale , l’auteur de la nature a su modifier, étendre et développer les diverses facultés de chaque être pourvu d’un système nerveux cérébral , et dans de telles proportions que les actes de ce système fussent constamment renfermés dans une certaine sphère d’action. L’univers animal ne présentera alors à l’œil de l’observateur, que des myriades de systèmes nerveux mis en action , remplissant des fonc-

(1) Les ouvrages les plus réoens sur l’anatomie comparée, et nous citerons pour exemple l'un des plus savans, celui de Meclcel, sont dépourvus de dessins : aussi est-il impossible de les lire sans éprouver un dégoût insupportable ; et Dieu sait le profit qu’on en retire !

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lions plus ou moins étendues, plus ou moins compliquées ,jjMbujoiirs agissant en raison de la dose du système qui leur a été dévolue. L’histoire des fonctions de chaque partie de ce système nerveux étudiée dans la longue série des animaux vertébrés, deviendra alors la partie la plus intéressante de la physiologie , soit que l’on veuille expliquer d’une manière plus vraie et plus philosophique l’histoire de la vie de relation de l’homme et des animaux, soit que Ton s’attache à modifier et diriger son action dans l’espèce qui nous touche de plus près , l’homme. Et que l’on ne s’y trompe pas : tout ce qui se rattache à l’histoire de celui-ci ne pourra désormais être bien compris , cultivé avec avantage, qu’après avoir été précédé de la connaissance anatomique et physiologique de son système nerveux. Que l’on examine avec soin et de bonne foi tous les travaux des philosophes les plus estimables de l’antiquité et des temps modernes , et l’on se convaincra que si de belles pensées se trouvent répandues dans leurs ouvrages , il en est mille qui sont seulement individuelles, et conséquemment impossibles à appliquer ; que leurs principes , même les mieux fondés en apparence, ne se rattachent à rien, à cause de leur défaut de connaissances physiologiques ; tandis que l’étude de l’homme , basée sur la double connaissance de son organisation et des fonctions qui s’y rattachent , deviendra le guide sùr et invariable qui doit servir à diriger ses facultés morales et intellectuelles.

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