PI
Présentant cornme chez l’homme six renflemens , mais
beaucoup moins prononcés.
Pi. 77.
Renflée à son extrémité supérieure.
Id. Renflée supérieurement.
Id. Quelquefois composée à sa partie supérieure de plusieurs portions transversales analogues au cervelet des oiseaux.
PI. 71, fig. 10.
Tubercules
quadrijumeaux
Quatre, les antérieurs plusdéveloppés que les postérieurs.
PI. 83. fig. 1.
Quatre, maispré* sentant beaucoup de différences en volume , suivant les diverses classes.
Deux tubercules bijumeaux.
Deux tubercules bijumeaux.
Deux tubercules bijumeaux.
Glande pinéale.
Existe toujours et présente une forme conoïde.
Existe constamment , mais présente une grande variété de forme.
Existe toujours, mais varie beaucoup de forme et de volume *.
Existe chez les reptiles.
A été niée par Vicqd’Azir, Cuvier , Tiede¬
mann , admise par d’autres anatomistes.
' C’est A tort que M. Tiedemann, page 218 de son Anatomie du Cerveau du fœtus , traduit de l’allemand par Jourdan, assure que Vicq-d’Azir avait rencontré la glande pinéale chez les oiseaux. Nous avons fait au contraire, à cet anatomiste, le reproche de ne l’avoit pas trouvée chez eux : voici le passage de Vicq-d'Azir.
u 11 est évident que la nature a refusé aux oiseaux le corps calleux, la voûte à trois piliers , les »> cornes d’Ammon , les corps bordés , le tamia semi-circulaire , les tubercules quadrijumeaux , la » glande pinéale. »> (Vicq-d’Azir. édition de Moreau de la Sartlie, 6» vol, page 21b.)
BE rimÈNOLOGïE. ] J il
Le tableau que nous venons de présenter ne fait point connaître les différences que présentent certaines parties profondes du système cérébro-spinal des quadrupèdes , des oiseaux, des reptiles et des poissons ; parties qui ne peuvent être bien vues qu’à l’aide de coupes ou de préparations anatomiques très-multiplièes et très-délicates. Elles se trouvent représentées dans notre ouvrage sur l’anatomie du système nerveux cérébral de l’homme et des animaux : nous n’avons ici présenté que les principaux points d’anatomie du cerveau de l’homme et des vertébrés, nécessaires aux phrénologistes (1). Maintenant que nous avons fait connaître ces parties , il nous reste à dire quelque chose sur les méthodes employées pour arriver à la connaissance anatomique de ces mêmes parties : nous traiterons ce sujet très-brièvement , renvoyant à notre ouvrage spécial sur le cerveau , les personnes qui voudraient approfondir cette matière.
(1) Avant de soumettre ce volume à l’impression, je crus devoir consulter deux de mes confrères dont les connaissances étendues et l’excellent jugement pouvaient m’être de quelque utilité, quant au nombre et à la distribution des matures anatomiques que j’avais à traiter. Mais, comme on va le voir, il s’en fallait de beaucoup que ces deux personnes fussent d’accord. L’une aurait voulu que j’eusse traité non-seulement toute l’anatomie du crâne et du cerveau de tous les vertébrés, mais encore l’anatomie des os communs au crâne et à la face Comme on le voit, c’eût été un vrai traité d’anatomie topographique, qui eût exigé une grande quantité de planches pour être parfaitement compris. Je me serais vu conséquemment obligé d’augmenter le prix d’un ouvrage que beaucoup de personnes trouvaient déjà trop cher, et sincèrement nous ne croyons pas qu’il eût été vraiment plus utile pour le but que nous nous proposions. L’autre personne trouvait au contraire, que je m’étais trop étendu sur l’anatomie du crâne et du cerveau, que ces détails ne devaient se trouver que dans les ouvrages spéciaux sur ce sujet. Je trouverais disait-elle, en agissant ainsi, le moyen de mettre mon ouvrage à la portée d’un plus grand nombre de lecteurs. Mais alors je donnais précisément dans l’écueil que je voulais éviter, c’est-à-dire de donner un de ces livres si faciles à faire et encore plus faciles à retenir, mais qui ne dispensent jamais de ceux où la matière est traitée d’une manière plus étendue et plus savante. Je suis loin de blâmer ces sortes d’ouvrages ; mais demandez aux personnes un peu instruites ce que l’on peut acquérir avec leur seul secours , et toutes vous répondront qu’ils sont généralement insuflisans. Comment, en bonne foi, pourra-t-on persuader à des peisonnes de bon seus que, sans des représentations exactes et même assez nombreuses du système nerveux cérébro-spinal de l'homme et des animaux, de son enveloppe osseuse et des variétés remarquables qu’ils présentent , on pour ait arriver à des connaissances étendues en phrénologie humaine et comparative?
Je pris donc la résolution de composer mon ouvrage de manière que les personnes instruites en anatomie et celles qui l’ignorent, mais qui voudraient se livrer à l’élude de la phrénologie, eussent assez de sujets représentés qui pussent les conduire sûrement à cette étude. Je me suis surtout attaché à présenter avec autant d’ordre et de clarté possible les points les plus remarquables d’anatomie, nécessaires à l’intelligence des facultés intellectuelles et affectives que j aurai à traiter dans le second volume; et si j'ai publié un grand nombre de planches, c’est quelles m’ont paru absolument nécessaires et indispensables pour l’application. A -la vérité , leur nombre augmente le prix de l’ouvrage ; mais ce prix n’est pas si élevé, que les personnes livrées aux sciences ne paissent se le procurer facilement. D’ailleurs, l’avantage quelles en retireront compensera bien cette dépense, et les mettra, nous l’espérons, dans le cas de ne pas avoir recours à beaucoup d autres ouvrages publiés sur le même sujet.