I.ccds, 23 mari 1S3S
Milord ,
Ayant été informé que sir G. S. Mackenzie vous a présenté , il y a peu de temps , un mémoire tendant à démontrer que la phrénologie pourrait être appliquée avec succès à constater les dispositions naturelles des condamnés , avant leur déportation , et prié de donner mon opinion à ce sujet , je saisis avec plaisir l'occasion de vous assurer que j’ai plusieurs fois reconnu le caractère des individus par les principes de la phrénologie , et que je suis convaincu que la nation retirera les plus grands avantages de l'application de ces principes au classement des criminels, et qu'on devra à cette innovation une bonne discipline dans les prisons.
J'ai eu l'occasion d'employer un grand nombre de domestiques ; et je déclare que j'aime mieux les choisir d'après les indications qui résultent de leur tempérament et du développement de leur cerveau, que d'après les certificats qu'ils me présentent.
J'ai l'honneur , etc.
S. Hare.
XI. — Du Dr James Stewart (.4.), chirurgien de la marine royale et médecin extraordinaire de S. .4 . R. le duc de Sussex, à lord Glexelg.
PorUmoulb, 2} mari !ÏKV
Milord ,
Depuis plusieurs années je me suis appliqué à la phrénologie , et je suis convaincu que la forme étendue du cerveau indique assez exactement les dispositions naturelles pour qu'il soit possible de distinguer , de leur vivant , les criminels incorrigibles de ceux qui ont quelques bonnes dispositions.
James Stewart, M. D.
XII. — Du D1. James Scott, LL. B., chirurgien et professeur d l'hôpital royal de Jlaslar , licencié du collège royal des médecins de Londres, chirurgien et surintendant médical de tasüe des aliénés de la marine royale, président de la Société phrénologique de Hampshire, etc., etc., à lord Glemelg.
Hôpital royal de Batlar, Z! mari 183G-
Milord ,
J ai reçu la circulaire de M. Combe d’Édimbourg , relative aux représentations qui vous ont été faites par sir G. Mackenzie sur l'usage de donner des condamnés pour domestiques aux colons de la terre de N an Diemen. Sir G. Mackenzie vous demande de faire examiner phrénologiquement les condamnés avant qu’ils ne quittent l’Angleterre ; et comme il parait que vous n’avez pas foi dans les vérités de la phrénologie, M. Combe désire vous présenter autant de certificats d'hommes de 1 art qu il pourra s’en procurer, énonçant leur opinion sur cette science. Je viens y joindre mon témoignage.
J ai subi pendant plusieurs années le préjugé qui réprouve celle science. J'avais lu l’attaque très-virulente cl spirituelle, quoique fort
peu logique , dirigée contre ce système et publiée dans la Revue d'Edimbourg , que tout le monde sait à présent être l'ouvrage de feu le Dr John Gordon , qui épuisa contre la science , sous le voile de l’anonyme , tous les traits du ridicule. Depuis , mon attention fut éveillée par le cours de Spurzheim que je suivis à Paris. Je suivis plus tard un autre cours donné parM. Combe à Édimbourg, et enfin, après plusieurs années d'études consciencieuses et d’observations, j'ai compté parmi les adeptes les plus sincères des doctrines de Gall et de Spurzheim.
Croyez que ma conversion est le résultat d'un examen approfondi. Il y a dix ans que je suis le médecin de la salle des aliénés dans ce grand hôpital. J’ai eu de nombreuses occasions de faire des observations phrénologiques ; et mes rapports avec les malheureux confiés à mes soins ( et le nombre n'est jamais moindre de 130 ) m'ont fermement convaincu , parce que cette conviction est le résultat de l'expérience , que l'aliénation mentale et la culpabilité morale ne peuvent être rationnellement combattues que par l'application de la phrénologie , et que l'homme qui les traite d'après un autre système doit être bien plus souvent désappointé dans scs efforts que celui qui étudie les manifestations de l'esprit , et qui suit les effets jusque dans leurs causes secondaires par le moyen infaillible de la phrénologie.
Je pourrais m'étendre beaucoup sur ce sujet ; mais je crois qu'à présent je dois plutôt m'excuser de vous avoir distrait aussi longtemps de vos devoirs importants.
Je n'ai encore rien publié, sauf une dissertation sur la pneumonie et quelques cas de médecine et de chirurgie dans divers journaux périodiques. Encore n’en fais-je mention qu’à la demande de M. Combe ; mais j’ai une quantité de faits cl d'observations qui pourront venir à l'appui de l'application pratique de la phrénologie.
J’ai l'honneur etc.
J vues Scott.
XIII. — De JltxceU Coltrell Walton, csq. , membre de la Société d'histoire naturelle , ex-président de la Société royale de médecine (T Edimbourg , auteur de plusieurs ouvrages , à lord Gle.nelg.
Tbamci Hilton, surrey, 18 mar« 1836.
Milord ,
Sur la demande de sir George Mackenzie , j'ai l'honneur de vous faire connaître mon opinion sur la phrénologie. Je me suis convaincu, par une étude de plusieurs années , qu’il est parfaitement possible de déterminer les dispositions des hommes par l'examen de leurs têtes, et cela avec une exactitude telle que la connaissance de la phrénologie est de la plus haute importance pour les personnes chargées de la direction des condamnés.
J'ai l'honneur, etc.
Hewett Cottrell Watson.
XIV. — De sir William C. Ellis, M. D., surintendant de l’asile des aliénés pour le comté de Middlesex à üanxcell , à lord Glerelg.
Aille des alignés pour le comlé de Middlesex, 18 mars 1836.
Milord ,
M. George Combe m'invite à vous adresser une lettre sur l'utilité de la phrénologie. Je n’hésite pas un instant à accéder à sa demande , et à vous donner le témoignage le plus formel qu'une expérience de plusieurs années m'a pleinement convaincu que la forme et l'étendue du cerveau indiquent les dispositions de l'homme , à tel point qu'il est parfaitement possible de distinguer les hommes qui ont des dispositions dangereuses et n'offrent aucune ressource, de ceux qui sont portés à la vertu. Je suis attaché depuis cinq ans, en qualité de médecin, à cet établissement où il y a six cents malades ; et auparavant, j'ai été attaché, en la même qualité, ù un établissement du même genre , dans le comlé
d’York où il y avait deux cent cinquante malades. Je pourrais , si cela était nécessaire, indiquer une grande variété de cas, dans le traitement desquels le peu de connaissances que j’ai de cette science intéressante m’a été d’une très-grande utilité ; et je suis intimement convaincu que plus elle sera connue cl appliquée , plus elle aura des résultats avantageux pour la société.
J'ai l’honneur, etc.
W. C. Elus.
XV. — Du DT Disney Alexandre , ex-médecin du dispensaire de Wakefield et de l'asile des aliénés indigents, professeur de phrénologie , auteur d'un Essai sur les meilleurs moyens de conserver la santé, d'un Traité sur le croup, et de leçons sur les preuves intérieures du christianisme.
Wakeoeld, 20 min 1838.
Je certifie ici que je considère comme prouvé et à l’ahri de toute objection raisonnable que « les dispositions naturelles sont indiquées par la forme et l’étendue du cerveau , de manière qu’il est parfaitement possible de constater chez des personnes vivantes leurs dispositions bonnes ou mauvaises, 1 et que la phrénologie peut être appliquée avec succès à vérifier les dispositions naturelles des condamnés , avant de faire le choix de ceux qui doivent être déportés.
Disses Alexandre, M. D.
XVI. De George Marlell , etq. , membre du collige des chirurgiens de Londres, chirurgien de la prison de Porlsmouth, el chirurgien en chef du dispensaire , etc., etc., à lord Glenelg.
Milord ,
PorUmoulh, 24 mm 1S&6.
J’ai eu souvent l’occasion de voir faire phrénologiquement l’examen d’individus , et je pense que la configuration externe , l’étendue , etc. , peuvent très-bien faire connaître leurs dispositions , et que de pareils examens rendraient beaucoup plus facile le classement des prisonniers.
J’ai l’honneur , etc.
George Martell.
XVII. — De James Simpson, esq., avocat, assesseur de la ville tf Edimbourg , et auteur de T ouvrage intitulé : Nécessité de l'éducation du peuple dans un but national , à lord Glenelg.
Milord ,
Edimbourg, Î3 mars ISM.
Au sujet de l’expérience des principes phrénologiqucs proposée par sir George Mackenzie, tendant à constater les caractères différents d'un grand nombre de condamnés, je vous déclare que , dans mon opinion fondée sur quinze ans de pratique , cette épreuve sera complètement satisfaisante , et démontrera que le caractère peut être indiqué par le développement du cerveau.
J’ai l’honneur , etc.
James Simpson.
XVIII. — De Henri Witham , esq., de Lartington, comte iTYork, membre de la Société géologique de Londres et de la Société royale d'Edimbourg , etc., etc., et auteur d’un ouvrage sur < la structure intérieure des végétaux fossiles, > à lord Glexelg.
Milord ,
Lartington, 27 mari 1836.
Sir George Mackenzie vous a exposé que les tètes des criminels devraient être examinées , dans le but de constater leurs dispositions naturelles avant la déportation à la Nouvelle-Galles du Sud. X cet égard, je certifie qu'ayant étudié la phrénologie pendant plusieurs années, j'ai acquis la conviction que l'on peut, au moyen de celte science, arriver à ce résultat, lai différence dans la forme du cerveau chez les hommes qui ont de bonnes dispositions et chez ceux qui en ont de mauvaises est tellement palpable , même durant la vie, que la moindre attention suffit pour la découvrir.
J'ai l'honneur , etc.
Henri Witham.
XIX. — Du Dr François Farquharson , membre du collège royal des chirurgiens it Edimbourg et vice - président de la Société phrénologique , à lord Glexelg.
Milord,
Éilimbourg, 28 mars 1836.
Je suis intimement convaincu que l'épreuve phrénologiquc qui vous a été proposée par sir G. S. Mackenzie répondrait parfaitement à
son but. Je ne base pas cette opinion sur des théories, mais sur une expérience de douze années.
J’ai l’honneur, etc.
F. Farquhsrson , M. D.