‹ Traité de phrénologie. Tome 2Chapitre 41 sur 44 · XX. — Du Dr S. E. Hirschfeld à Bremen , à lord Glehelg · texte numérisé non relu

XX. — Du Dr S. E. Hirschfeld à Bremen , à lord Glehelg

Bremen, 22 inar* 1836.

Je certifie ici que je considère comme possible de distinguer les hommes qui ont de bonnes dispositions de ceux qui en ont de mauvaises , en examinant leurs tètes durant la vie ; je pense aussi que la phrénologie peut être appliquée avec succès pour distinguer les criminels dangereux de ceux qui ne sont ni sanguinaires , ni portés à la destruction.

S. E. Hirschfeld , M. D.

XXI. — Des chirurgiens de l’infirmerie de Newcastle, et de quinze autres personnes de celte ville, à lord Glexelg.

Flewcaitle-sur-Tyne, 17 mars 1836.

Les soussignés prennent la liberté de vous déclarer que , dans leur opinion , la forme et l'étendue du cerveau indiquent les dispositions naturelles , de telle sorte qu’il est possible de distinguer pendant la vie les hommes qui ont des dispositions dangereuses et n’offrent aucune ressource , de ceux qui ont des dispositions ordinaires ; que si celle opinion est fondée, il serait très-avantageux de faire usage de ces moyens pour constater les dispositions naturelles des condamnés que l’on déporte aux colonies et dont plusieurs sont donnés comme domestiques aux colons; que dans le but de s'assurer que ces moyens peuvent être employés avec avantage , il serait à désirer qu'on fit un choix de criminels dont le caractère serait connu , que leurs dispositions fussent consignées par écrit par le gouverneur et le chapelain de

l'établissement pénitentiaire ; que les têtes de ces criminels fussent soumises à l'examen d'un ou deux pbrénologues expérimentés qui écriraient également leurs idées sur les qualités morales de ces individus , et que les deux écrits fussent comparés en présence de juges compétents; que si le résultat se trouvait conforme à l'opinion que nous avons pris la liberté de vous exprimer, nous croyons qu'on rendrait un grand service aux colons en faisant attention aux moyens de mettre du discernement dans le choix des domestiques qu'on leur envoie.

Jo*a Baisd, chirurgien en chef à l'infirmerie de Newcastle.

T. M. Gscskbow, chirurgien 1 l’infirmerie de Newcastle.

W*. Uuttos , F. G. S., membre de la Société de géologie de France, etc. etc., et secrétaire de )a Société d’histoire naturelle de Northumherland , Durham et Newcaslle-sur- Tyne.

J. ftUDDie, vice-président de la Société d'histoire naturelle de Newcaslle-sur-Tyne, F. G. S., etc.

R. W. Swa».

J. Cakciu. , M. D.

W. Munmsoa , membre du collège royal des chirurgiens de Londres, etc.

A. Nichol.

W. Neiuiab, membre du collège royal des chirurgiens de Londres , de la Société royale de médecine d’Edimbourg, etc., etc., etc.

J. Thomson , C. M., membre de l’université de Glascow.

D. MACxiatosa, ebirtirgien à l’asile des aliénés de Newcastle, etc.

J. C. Beuce , A. M.

RosenT Crame.

J. Fbkwick , alderman de Newcaslle-sur-Tyne.

R. B. Bowesa.

M. U. Raskis , solliciteur à Newcastle.

W. Cabgili.

XXII. — De W. A. F. Browne , eaq. , surintendant medical de l'asile des aliènes de Montrose.

■onlrote, IS mars 1830.

Je certifie ici , sur mon honneur et ma conscience , que depuis dix ans je me suis familiarisé avec les principes de la phrénologie ; que d'après des preuves basées sur la physiologie et sur l'observation , je considère cette science comme une exposition vraie des lois et des phénomènes de l'esprit humain ; que depuis dix ans j'applique les principes de cette science dans les cas ordinaires de la vie , et notamment à déterminer et à analyser les caractères de toutes les personnes avec lesquelles je me suis trouvé en rapport , et que j'en ai retiré les plus grands avantages. Mais quoique l'utilité de cette science paraisse être particulièrement de distinguer les bons des méchants , la vertu et l'intelligence du vice et de l'imbécillité, elle ne se borne pas à cela. Dans l'exercice de ma profession , je me suis trouvé à même , avec l'aide de la phrénologie, de rendre des services essentiels en dirigeant l'éducation des jeunes gens de manière à les préserver des maladies nerveuses , et en prévenant ou diminuant les diverses espèces de folie dans l’àge mûr. Depuis plusieurs années je me suis consacré à l'étude des maladies mentales et au traitement des aliénés. Pendant mes études à la Salpétrière et à Charcnlon , etc. , à Paris , j’ai eu l'occasion de m'aider beaucoup des connaissances en phrénologie que j'avais acquises antérieurement ; et je suis porté à attribuer ù ces connaissances les succès qui ont couronné mes efforts tendant à améliorer le sort des malheureux confiés à mes soins dans l'établissement d'aliénés auquel je suis maintenant attaché. Je puis ajouter que je n'ai cru à la vérité de cette science qu'après des expériences répétées. Depuis mon retour en Angleterre , je l’ai enseignée à un graud nombre de mes compatriotes , et je suis intimement convaincu que tant qu'elle ne sera pas généralement appliquée , on ne pourra tirer des conclusions exactes sur le caractère des hommes , adopter un bon système pénitentiaire, ni s’occuper efficacement de l'amélioration du genre humain.

W. A. F. Browne, chirurgien.

XXIII. — Du Dr C. Otto , professeur de matière médicale et de médecine légale A F université de Copenhague ; médecin au pénitentiaire civil , membre de la Maison royale de santé , de la Société royale de médecine de Copenhague , et de treize autres Sociétés de médecine du continent , éditeur du Journal de Médecine danois : Bibliolhek for Lieger, etc. , etc. , à lord Glenelg.

Copenhague, 26 mars 1836.

Je certifie ici , que d’après mes observations cl mon expérience , je considère comme parfaitement possible de distinguer par l'examen des tètes, pendant la vie, les bommes qui ont des penchants animaux prononcés, et qui, à défaut de répression, ou lorsqu'ils sont excités par la boisson , peuvent être dangereux pour la société , de ceux qui ont de la douceur dans le caractère. Je certifie, en outre, que j'ai appliqué toujours avec succès cette méthode pour constater les dispositions naturelles des individus.

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