‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 122 sur 287 · ÉLÉPHANT · texte numérisé non relu

ÉLÉPHANT

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OBSERVATIONS

Numéros

Longueur

Numéros

Longueur

Numéros

Longueur

des pas.

des pas.

des pas.

des pas.

Mètres

Mètres

Mèlres

Eléphant. Distance lors de

la station, entre le pied de devant et le pied de der-

rière. 0m,80.

Les distances sont prises de la partie antérieure d'une empreinte à la partie antérieure de 1 em-

preinte suivante du même

pied.

Rhinocéros. Distance, lors de la station, entre le pied de devant et celui de der-

rière, l'°,26.

recouvrent dans le pas ordinaire; la postérieure dépasse même soiivont l'antérieure dans le pas allongé. L'obliquité des mouvements des membres fait quelquefois que les pistes qui devraient se recouvrir se trouvent Tune à côté de l'autre sur la même ligne transversale.

L'éléphant a un pas dans lequel la piste du pied de derrière recouvre aussi celle du pied de devant; mais l'espace parcouru par un des pieds est de beaucoup plus considérable que la distance qui, lors de la station, sépare l'antérieur du postérieur. Le rhinocéros, au pas ordinaire, laisse la piste du pied postérieur à 25, 30 centimètres de l'antérieure; ces pistes ne viennent à se toucher, sans se recouvrir, que dans le pas allongé.

Le pas est l'allure propre à la plupart des quadrupèdes de moyenne taille et à ceux de haute stature. Ils la prennent naturellement, sans le secours de l'éducation ni de l'exercice; mais on ignore pourquoi la girafe, l'hyène et d'autres ont une allure différente.

Elle convient parfaitement aux animaux qui traînent de lourds fardeaux et à ceux qui supportent des charges considérables ; elle leur permet alors de déployer la plus grande somme de forces avec aussi peu de fatigue que possible.

En résumé, les particularités les plus saillantes de cette allure peuvent se formuler dans les propositions suivantes :

1° Les membres se lèvent successivement dans cet ordre : antérieur droit, postérieur gauche, antérieur gauche et postérieur droit.

2" C'est toujours par le lever d'un pied de devant que s'entame l'allure, par le droit ou le gauche, s'ils se trouvent sur la même ligne transversale, ou par le plus reculé dans le cas contraire,

3° Une fois l'allure engagée, le membre antérieur se lève constamment avant le postérieur, qui forme avec lui un bipède diagonal et, au contraire, après le membre postérieur avec lequel il forme un bipède latéral.

4° Il y a quatre levey^s et quatre posers distincts. Le lever d'un membre coïncide avec le poser du membre qui lui fait face sur une ligne transversale, lors de la station.

5° Le lever d'un membre est séparé du lever du membre suivant par l'espace d'un temps, de telle sorte que le dernier lever est en retard d'une demi-oscillation sur celui qui l'a précédé.

6° Le premier membre levé dans un pas ne revient à l'appui qu'à l'instant oîi le troisième quitte le sol, et ainsi successivement.

7» Chaque pied est deux temps en l'air et deux temps sur le sol.

8" Les deux temps de l'appui d'un membre antérieur sont isochrones avec les deux temps de la course de l'autre membre antérieur. Il en est de même des membres postérieurs, l'un par rapport à l'autre.

9° Pendant les deux temps de son oscillation, chaque membre levé parcourt, à lui seul, le trajet que fera le centre de gravité pendant les quatre temps d'un pas complet.

10° Les oscillations des deux membres levés ne peuvent ni commencer ni finir ensemble. Celle du pied qui, le premier a quitté le sol, est effectuée à moitié quand celle du pied levé ensuite est à son début.

il" Les pieds oscillants, à un moment donné, sont à leur minimum d'écartement ou à la distance d'un demi-pas, quand ils constituent un bipède latéral, et au maximum d'écartement ou la distance d'un pas lorsqu'ils forment un bipède diagonal.

12° Il y a toujours deux pieds à l'appui, comme il y en a deux en l'air, si ce n'est au début de l'allure.

13° Sur les deux temps d'appui, chaque membre soutient le corps en faisant partie, dans l'un d'un bipède diagonal, dans l'autre d'un bipède latéral. En d'autres termes, les membres donnent une base de sustentation alternativement diagonale et latérale.

DR l'amble. 475

14° La base de sustentation diagonale est égale à la moitié de la base latérale : la première représente l'étendue d'un demi-pas, la seconde celle du pas tout entier.

15° Des quatre temps du pas, doux sont des temps d'impulsion ; chacun coïncidant a\ec le second de l'appui du membre postérieur ; il est précédé et suivi d'un temps de non-impulsion.

16° Chacun des temps d'im[>ulsion correspond à l'appui du corps sur le bipède latéral dont le membre impulsilTait partie : aussi l'imiiulsion est-elle communiquée en ligne droite au membre antérieur à l'appui et en diagonale à l'antérieur levé.

17° Le mouvement progressif imprimé au centre de gravité est continu, mais saccadé, deux fois accéléré et deux fois ralenti pendant la durée d'un pas complet.

18° Sa vitesse moyenne est de l'",50 à 2 mètres par seconde. L'espace parcouru est plus long pendant l'oscillation du bipède latéral que pendant celle du bipède diagonal.

19° Les battues ne paraissent pas devoir se succéder à intervalles égaux ; celles du membre postérieur et de l'antérieur du même côté, que sépare le temps de l'appui sur un bipède diagonal, sont plus rapprochées et les battues des membres diagonaux séparées par l'appui sur un bipède latéral sont plus écartées.

20° L'association des battues est telle, que celle du pied antérieur précède la battue du pied postérieur formant ensemble un bipède diagonal, tandis que la battue de l'antérieur suit celle du postérieur dans un bipède latéral.

IL — De l'amble.

L'amble est une allure caractérisée par le jeu alternatif des deux bipèdes latéraux, et dans laquelle il y a constamment deux pieds levés et deux pieds à l'appui.

Dans cette allure, plus simple et plus rapide que le pas, les deux membres du même côté, l'antérieur et le postérieur, se lèvent ensemble, parcourent simultanément leur trajet, et retombent à la fois sur le sol, puis les deux autres du côté opposé se lèvent à leur tour, se portent en avant et reviennent à l'appui ; après quoi les premiers recommencent leur action, et ainsi de suite, sans aucune interruption.

Le pas complet de l'amble se compose de deux temps égaux : l'un pendant lequel le bipède latéral droit est en l'air et le gauche à l'appui ; l'autre pendant lequel, au contraire, le bipède latéral gauche est en l'air et le droit à l'appui. Dans chacun de ces temps, les deux membres d'un bipède se lèvent, parcourent leur trajet et reviennent sur le sol ensemble; leurs oscillations sont de même amplitude et parfaitement isochrones : l'instant de leur poser est celui du lever des deux membres de l'autre bipède, de telle sorte qu'il n'y a point, comme dans le trot et le galop, de temps intercalaire pendant lequel le corps se trouve complètement en l'air.

Dans l'amble régulier des solipèdes , les deux membres qui jouent ensemble conservent toujours leur parallélisme. Au commencement de leur action, ou à leur lever, ils sont obliques de haut en bas et d'avant en arrière : au milieu de leur course, ils sont verticaux, et à l'instant de leur poser, ils prennent une obli-

quité inverse à celle du- début de leur oscillation. Leur appui, qui s'effectue au même instant, pour les deux pieds du même coté, ne fait entendre qu'une battue, mais laisse deux foulées distinctes, celle de l'extrémité postérieure dépassant plus ou moins celle de l'extrémité antérieure ; en tout deux battues et quatre foulées pour un pas complet de cette allure.

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Fjg. 76. — L'amble.

L'amble présente suivant les âges et les espèces plusieurs variétés remarquables.

Quelquefois, surtout lorsque l'allure est lente, les deux pieds d'un bipède latéral ne se lèvent pas en même temps et appuient l'un après l'autre, quoique à un très court intervalle ; leurs battues deviennent alors distinctes, bien que celles des extrémités du même côté soient très rapprochées. Cette variété, qui s'observe assez fréquemment chez les animaux jeunes, sur les sujets affaiblis ou fatigués, et notamment lorsque la progression est très lente, tient le milieu entre l'amble régulier et le pas ordinaire ; elle offre, dans la succession des extrémités, une combinaison analogue à celle des deux temps du pas pendant lesquels le corps est supporté par un bipède latéral, le pied antérieur s'étant levé après le postérieur du môme côté.

Une seconde modification de l'amble s'observe chez la girafe. Les deux membres de chaque bipède latéral de ce ruminant n'ont point une action tout à fait simultanée; ils ne se lèvent point ensemble et ne reviennent pas à l'appui au môme instant. Le pied postérieur entame l'allure, et, ù chaque temps, il continue à se lever avant l'antérieur du môme côté; aussi y a-t-il quatre temps distincts dans cette allure, dont deux très courts et deux autres beaucoup plus longs. Si l'amble débute par le lever du pied postérieur droit, par exemple, il y a à l'appui, dans le premier temps, le bipède latéral gauche et le pied antérieur droit; dans le second, le bipède latéral gauche; dans le troisième, le bipède latéral droit et le membre antérieur gauche; enfin, dans le quatrième, le bipède latéral droit. L'intervalle qui sépare le lever du pied antérieur de celui du pied postérieur du

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