‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 123 sur 287 · DE L AMBLE · texte numérisé non relu

DE L AMBLE

mrme côté devient d'autant plus grand que l'allure est plus ralentie. Dans l'amble très lent, le pied antérieur ne se lève, pour ainsi dire, que lorsque le [tostérieur vient le chasser, tandis qu'il quitte le sol à peu près en mètne temps (pie l'autre, lorsque l'ullure est rapide. Eulin, dès que l'amble a acquis une certaine vitesse, il ressemblé tout à lait à celui des solipèdes. Du reste, quelle que soit la rapidité ou la lenteur de ce mode de progression, la foulée du pied de derrière dépasse de beaucoup celle du i)ied de devant.

11 est à noter que l'amble est le mode ordinaire de progression de la girafe. Cet aniuial ne va jamais au pas, quoi qu'en aient dit les auteurs arabes cités par Bartliez. Seulement, ((uehpiel'ois le ruiniuant change de place en faisant agir ses membres en diagonale, et alors, contrairement à l'assertion de quelques-uns, c'est le pied antérieur qu'il porte le premier en avant.

L'amble du dromadaire présente sensiblement les mêmes caractères que celui delà girafe; il se substitue au pas dès que la progression devient un peu rapide. Si Ton examine le dromadaire marchant avec lenteur, on voit très manifestement que les deux pieds du même côté n'agissent point ensemble, le j)0stélieur appuie alors que l'antérieur se lève, et la piste du premier reste en arrière de celle du second. Ce n'est qu'à partir du moment où l'animal est un peu pressé qu'il va l'amble. Sa marche lente est une allure bâtarde tenant du pas et de l'andjle, sans être absolument ni l'un ni l'autre.

1er 1)U(

MADAIRE.

■2 DRi^MADAIHlv

(URAFK.

OBSERVATIONS

Numéros

Longueur

Numéros

Longueur

Numéros

Longueur

(.les pas.

des pas.

des pas.

des pas.

des pas.

MiMi-cs

MMrcs

Mètres

Le premier dromadaire

est plus grand que le second. La distance entre

le pied de devant et celui

de derrière dans la sta-

tion est de ini.18.

Distances prises comme pour le bœuf, l'éléphant, etc.

(".irafe. Distance. lors de

la station, entre le pied

antérieur et le pied [tos-

lérieur, ini,21.

IG

IG

IG

La piste du pied de derrière vient dépasser celle du pied de devant de 60 ù 80 centimètres.

Dans l'amble, l'impulsion est intermittente comme dans le pas ordinaire. Elle est donnée, en deux demi-temps séparés, dans la seconde moitié de l'appui du membre postérieur qui passe de la verticale à l'obliquité en arrière. Le membre

antérieur du même côté, qui est à l'appui, la reçoit directement. C'est à la fin de cette période que le corps est jeté sur l'autre bipède latéral. Il y demeure un aiitre demi-temps avant de recevoir la nouvelle impulsion du second membre postérieur.

Les déplacements que le centre de gravité éprouve dans l'amble sont plus simples que dans le pas. Les déplacements suivant le sens horizontal peuvent être représentés par des lignes obliques réunissant le tiers antérieur de la ligne de jonction des deux membres d'un bipède latéral avec le tiers antérieur de la même ligne de l'autre bipède. Ils sont aussi étendus que possible, puisque le centre de gravité passe alternativement de la limite droite à la limite gauche du rectangle circonscrit par les membres. Aussi Tinstabilité extrême de l'équilibre, rendant la chute sans cesse imminente, nécessite-t-elle une rapide succession des extrémités.

Les déplacements verticaux consistent essentiellement en deux paraboles dont les cordes obliques, relativement à la ligne qui prolonge l'axe du corps, sont précisément les lignes des déplacements horizontaux; mais les premiers sont moins considérables que ceux du pas et du trot, car le cheval ambleur rase le tapis.

L'espace parcouru dans l'amble par le jeu successif des quatre extrémités est à peu près égal à celui du pas, mais la vitesse de la première allure est évidemment supérieure à celle de la seconde, à cause de la différence très marquée qui s'observe en faveur de l'amble dans la célérité avec laquelle s'effectuent les déplacements des membres.

L'amble est une allure assez douce, dont les réactions sont moins pénibles que celles du trot. Sa vitesse compense le brillant et l'élégance qui lui manquent. Naturel à certains chevaux, il est quelquefois le résultat momentané de l'éducation, de l'âge et de la faiblesse des animaux.

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