DEUXIÈME CHEVAL
galop de raatiè<i;e.
galop ordinaire.
galop ordir.a re.
galop de course.
NLMKltOS
LONGUEUR
NUMÉROS
LONGUEUR
NUMÉROS
LONGUEUR
NUMÉROS
LONGUEUR
. des pas.
des pas.
des pas.
des pas.
des pas.
des pas.
des pas.
des pas.
.Mètres.
Melres.
ir.
Premier cheval, hauteur l"'.ljl.
Longueur de la base de sustentation d'une pi
nce postérieure à une an
térieure, lni.30.
Troisième cheval, hauteur ln>,Su.
Distance entre les membres, de la iiince post
■■riiMire ù la pince antérie
ure, lin.ir..
inégales, savoir, par exemple : 1° une fraction de 90 centimètres du lever du membre postérieur dont on étudie l'oscillation au lever du second membre postérieur; 2" une de 2 mètres du lever du second membre postérieur au lever du
premier membre antérieur; 3° une de l'",iO du précédent à l'autre membre antérieur; 4° une dernière de 1™,33 de celui-ci au premier membre postérieur revenant sur le sol.
Les déplacements du centre de gravité, dans le sens horizontal, peuvent être représentés par une ligne sinueuse, à sections inégales, se portant d'une piste postérieure à l'autre piste homologue, puis de celle-ci à la première et à la seconde piste antérieure. Les déplacements verticaux se réduisent à une série de courbes dont la plus longue et probablement la plus élevée correspond au long intervalle laissé entre la seconde piste postérieure et la première antérieure.
L'étendue des pas du galop est différente suivant la variété de l'allure. Dans le galop à quatre temps, le plus raccourci à cause de l'étendue des déplacements verticaux du centre de gravité, le pas représente quelquefois à peine la longueur de celui du trot, soit deux bases de sustentation. Dans le galop ordinaire, il peut mesurer trois, quatre longueurs de cette base et même plus.
La figure 80 donne l'étendue du pas du galop et celle des fractions de ce pas dans leurs rapports exacts avec l'étendue des pas des autres allures. La bande de terrain sur laquelle se marquent les pistes a 0^,30 de large; les pieds 0°',14 de longueur; le pas est supposé de 1™,60 dans le pas ordinaire, de 2"", 75 dans le trot, de 5™, 50 dans le galop, distances prises de la pince d'un pied de derrière à la pince d'un pied de devant.
Quant à la vitesse, il est clair que, vu la longueur des pas et la promptitude de leur succession, le cheval lancé au galop progresse avec une vitesse très supérieure à celle des autres allures. D'après les expériences que j'ai faites sur de petites distances, soit environ 200 mètres, le cheval faisant des pas de 5 mètres, dont la durée était de 4 dixièmes de seconde, la distance parcourue était de 12", 36 par seconde. 4 dixièmes de seconde suffisaient donc à un membre pour passer par toutes les phases successives de son jeu : se lever, décrire en l'air une courbe, efîecluer sa battue très obliquement en avant, revenir à la verticale, entin à la direction oblique pendant laquelle il opère sa détente. Dans les courses d'hippodrome, la vitesse peut aller à 14", 38 par seconde: c'est le maximum qui se déduit des relevés authentiques des courses depuis un grand nombre d'années. Et ce qui prouve qu'elle ne peut guère être dépassée, c'est que, sur trois ou quatre' chevaux qui parcourent un trajet de 4 kilomètres en 4 à 5 minutes, le plus rapide ne parvient quelquefois, en tout ce temps, à devancer les autres d'un seul pas; il peut gagner le prix pour une longueur de tête ou une longueur de corps. Aussi doit-il y avoir erreur dans les calculs de Perciwal, qui donnent à un coureur anglais une vitesse de 26 à 27 mètres par seconde avec des pas de plus de 22 mètres! En raison de cette extrême vitesse, l'allure ne peut être soutenue au delà de 5 à 15 minutes sans mettre l'animal hors d'haleine La respiration devient très précipitée, le nombre de ses mouvements quadruple, sextuple, et pour la faciliter, les naseaux se dilatent outre mesure, l'encolure s'étend, et la tête est portée horizontalement; les luittetnents du cœur éprouvent sans doute une accélération proportionnelle. L'essoufflement est plus marqué encore au moment de l'arrêt; alors les battements de flancs acquièrent une violence extrême, les veines superficielles se gonflent, et la peau se couvre de sueur.
(iALUi'..
(nvii
il ^
-liliJ
<î^ ^ ho
ce 3 h
>. — ^ -^ ** a) ti uB
ij Q. "^:«
■A CÛ O «
iî ■* '3 « t. m t: "«
«if c g a PS 3 =^ o
Du SAUT.
Le saut est l'acte par lequel le corps, détaché du sol, est lancé en haut et en avant à une plus ou moins grande distance.
Il constitue un acte simple, tout à lait isolé dans la progression de certains animaux, ou bien un acte associé à d'autres mouvements, tels que le trot et le galop des grands quadrupèdes. Dans le premier cas, il s'opère par un mécanisme spécial qu'il faut examiner avec soin pour être à même d'apprécier les théories qui en ont été données par les physiologistes.
Le saut ne s'effectue, en général, qu'à la suite d'un temps de préparation plus ou moins distinct qui paraît manquer sur les animaux dont les membres postérieurs sont normalement très fléchis et le jarret appuyé sur le sol; mais il n'y fait pas défaut, en réalité, puisque la disposition des membres qui la constitue est permanente. Chez les autres, la préparation consiste, comme l'a fait remarquer Borelli, en une flexion des diverses articulations des membres, d'autant plus prononcée que le saut doit avoir plus d'élévation et d'étendue C'est bien à tort que Barthez et d'autres auteurs ont prétendu que cet acte préliminaire se trouvait complété par une extension subite des articulations préalablement fléchies: la détente opérée par les muscles extenseurs destinée à élever le corps, à le lancer en avant ne peut être considérée comme préparatoire; elle fait partie intégrante du saut, elle en est l'élément essentiel, et ne s'en distingue point, quoique Galien ait cru observer le contraire sur la chèvre sauvage. La préparation est surtout marquée dans le saut des animaux tels que le chat, le lion, la panthère, dont les bonds si souples ont une étendue considérable ; elle l'est beaucoup moins chez les quadrupèdes dont le saut n'est pas un mode habituel de progression.
Une fois les articulations fléchies, les muscles extenseurs se contractent énergiquement, redressent les rayons des membres, et développent la force qui
FiG. 81. — Saut du lièvre.
détache le corps du sol, pour lui faire décrire une courbe parabolique analogue à celle des projectiles lancés dans l'espace par une impulsion instantanée. On voit, en examinant le lièvre ou le lapin (lig. 81), lors de chaque bond, que le