‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 143 sur 287 · VOL · texte numérisé non relu

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cette action est effectuée, l'aile se (lécliit, se rapproche du thorax, puis se redresse et s'étend de nouveau. En répétant très rapidement cette opération, l'oiseau parvient à se soutenir et à se mouvoir avec vitesse, suivant des directions très variées. La force qu'il déploie serait, sur l'hirondelle, le dix-septième de la force d'un cheval-vapeur d'après Napier; Borelli l'avait évaluée à 10,000 fois le poids de l'animal, mais ces estimations sonl d'une exagération flaf,Munte. Il résulte des (îxpériences de M. Marey ^ que le pectoral d'une buse stimulé par les courants induits développe une force de 12 kilogrammes et demi, et celui d'un pigeon

FiG. 86. — Le vol de Fuiseau.

une force de près de 5 kilogrammes. Cette force est proportionnelle au poids du corps qu'elle doit lancer et mouvoir en divers sens dans l'atmosphère.

Le mécanisme d'après lequel le jeu des ailes produit l'impulsion est, en réalité, moins compliqué qu'il ne le parait au premier abord. Pour le bien comprendre, il faut le mettre en parallèle avec celui de la natation; car le vol n'est, à proprement parler, qu'une natation aérienne. Mais, comme, d'une part, l'oiseau et le poisson ont la conformation du corps essentiellement différente, les moyens de locomotion dissemblables, et que, d'autre part, les milieux dans lesquels ils se meuvent possèdent une densité qui est loin d'être la même, il est facile de pressentir que les mouvements de ces deux groupes d'animaux ne peuvent être identiques. La seule légèreté spécifique de l'air exige, pour que le corps de l'oiseau se tienne en équilibre et se déplace aisément, que celui-ci ait : 1° une pesanteur spécilique peu considérable ; 2° des moyens de frapper l'air par une grande surface; 3° une grande force dans les organes d'impulsion; -i" et la faculté d'en renouveler les mouvements avec une extrême rapidité.

D'abord, le corps de l'oiseau a une forme et une densité qui lui assurent la stabilité de l'équilibre au sein du lluide aérien, en rendant ses évolutions très faciles; c'est la forme du vaisseau ou celle du poisson, eflilée en avant et en arrière, aplatie d'un côté à l'autre. Les ailes, comme les voiles, sont en haut. Toutes les parties lourdes : masse des pectoraux, cœur, viscères abdominaux servant de lest, sont en bas. L'air qui remi»lit les cellules des os, les tuyaux des plumes, les sacs, allège toutes les parties supérieures du corps.

En second lieu, l'aile dont les rayons osseux sont très allongés, l'aile qui est

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