o,.Su
Si les glandes salivaires offrent, dans les diversanimaux, desdifférences considérables, relativement à leur volume absolu et aux proportions qui existent entre elles, elles n'eu présentent pas de moins grandes sous le rapport de leur mode d'action. Leur fonction aune physionomie s[)éciale, nettement dessinée, dans chaque groupe d'animaux; elle n'est point dans les herbivores monogastriques ce qu'eilf est chez les herbivores polygastriques. Ses caractères varient dans chacune des conditions où peuvent se trouver les animaux : elle n'est pas, lors du repas, de la
rumination, ce qu'elle est pendant l'abstinence, ou lorsque des substances excitantes sont mises en contact avec la muqueuse buccale ; enfin la salivaLion n'est point identique dans toutes les glandes ; la parotide ne fonctionne point comme la maxillaire, et celle-ci n'a pas une action semblable à celle de la sublinguale : chacune a sa vie propre, chacune fournit son espèce de salive; les glandes d'un côté n'agissent même pas comme celles du côté opposé. Ge sont là aulant de propositions que l'expérimentation va établir,
11 n'est peut-être pas de glandes plus accessibles aux investigations que les
glandes sali vaires. Par le fail de leur situation, de la disposition de leurs canaux, elles peuvent, sans que leur action soit troublée, se prêter à des expériences qui deviendraient difficiles et entraîneraient des perturbations considérables si elles s'appliquaient aux glandes renfermées dans les cavités splanchniques. Grâce aux heureuses conditions dans lesquelles elles se trouvent, elles permettent à l'observateur de saisir les diverses particularités de leur action, et, par conséquent , de jeter quelque lumière sur les phénomènes si obscurs des sécrétions.
Pour étudier convenablement le mode d'action de ces glandes, il est nécessaire d'adapter aux canaux excréteurs des appareils propres à recevoir les produits de la sécrétion. Gelui quej'ai employé (tig. 101) sur nos espèces domestiques estd'uiic extrême simplicité ; il permet de recueillir les quantités les plus minimes de liquides et dans tonte leur pureté.
lie. mi. — Appareil pour j'ccueillir salivaires (').
lUii(l(