II. — SÉCRÉTION DES PAROTIDES
Les parotides, qui forment, presque à elles seules, le système salivaire postérieur, ont une action dont toutes les particularités sont caractéristiques. Destinées à fournir la plus grande partie du liquide qui imprègne les substances alimentaires, elles sécrètent abondamment ]tendant le repas, mais inégalement, en alternant
{") a, b, c, d, appareil pour robteiition de la salive parotidicnue ; a, tube d'argent fixé an canal de Siéiiou : h, tube de caou'chouc nonlinuimt le premier; c, 'ube de verre continu an précédent et fixé à la muserolle du licol ; fi, ampoule de eaontcli'jnc munie de sourobiuet; e. /', appareil pour la salive maxillaire; e, tube d'argent fixé au canal de Whartou ;[, ampoule et son r(d)inet qu un fil soutient sous la houppe du menton. Un appareil semblable ;i ce dernier s'applique à la sublinf^ualr du bnenf.
INSALIVATION.
l'une avec l'autre. Elles cessent de fonctionner pendant l'abstinence, si ce n'est chez les ruminants, où leur sécrétion n'est jamais suspendue.
Au premier abord, rien ne peut faire préjuger une inégalité d'action entre la parotide d'un côté et celle du côté opposé: les deux glandes sont sensiblement égales et paraissent dans des conditions identiques ; cependant lexpériencc lu plus simple démontre que jamais elles ne donnent, l'une et lautre, dans un même temps, des quantités de salive exactement semblables.
En effet, si l'on établit deux (Isiules parotidiennes, une de chaque côté, en prenant des tubes de même diamètre et des ampoules de même capacité, pour chacune d'elles, on observe, dès que Tanimal se met à manger, que, dans une période quelconque, l'une des deux fistules donne une quantité de salive beaucoup plus considérable que l'autre. En continuant l'expérience, on voit qu'après un certain temps la glande, qui fournissait d'aboi-d i»eu de salive, vient à en donner beaucoup, et que celle, au contraire, dont l'action était prédominante dans le jirincipe. ralentit sa sécrétion : enlin, (lu'après cette [iremière inversion, il s'en produit une seconde, et ainsi de suite avec les mêmes i)arlicularil('s.
Il importe ici de se rappeler que la mastication des soiipèdcs, de niènie (pic
PAROTIDK