‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 21 sur 287 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les parties essentielles du système nerveux central, renfermées dans le crâne, constituent l'encéphale. Ce sont les hémisphères cérébraux, le cervelet, le mésocéphale et le bulbe rachidien (fig. 1), dont il faut déterminer les propriétés et les fonctions. Quoique liées entre elles et coinposées d'éléments semblables, elles ont chacune leur forme, leurs particularités de structure, comme aussi leurs propriétés et leur rôle. Il en est d'insensibles, d'autres d'une sensibilité exquise, d'excitables et de non excitables. Elles se partagent le travail complexe de l'intelligence, de la volonté, de la motricité, des sensations et des perceptions diverses. Le grand problème physiologique qui se pose ici est de préciser la fonction de chaque partie, d'après les données de l'anatomie comparée, de l'expérimentation et des faits pathologiques.

Il y a trois méthodes à suivre pour déterminer les fonctions des centres nerveux et de leurs différentes parties.

La première consiste à stimuler ou à irriter ces centres, de manière à les mettre en action comme dans les conditions normales. La stimulation est effectuée par une foule de moyens : les piqûres, la compression, les courants électriques, le contact des acides, des alcalis, etc.

La seconde a pour objet de supprimer, d'annihiler cette action en opérant l'ablation totale ou partielle des organes, leur désorganisation, à l'aide des instruments, des caustiques, etc.

Enfin, la troisième cherche à déduire la fonction de l'analyse des états morbides tels que la paralysie, l'anesthésie, les troubles de la locomotion ou des lésions des maladies, comme les atrophies, les dégénérescences, etc.

De ces trois méthodes, les deux premières peuvent toujours être employées par le physiologiste. La troisième est du ressort de la clinique et de l'anatomie pathologique. Comme leurs données se complètent et se contrôlent les unes par les autres, aucune ne doit être négligée, d'autant que chacune d'elles peut exposer l'observateur à des illusions. En effet, en stimulant une fonction, on peut l'exagérer et la trou])ler; en la supprimant, on entrave quelquefois le jeu des parties liées à celles dont l'action est suspendue.

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