‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 169 sur 239 · DES · texte numérisé non relu

DES

ANIMAUX

Chat non adulte

Chat, embonpoint moy. .

Chat tigré

Chat adulte maigre ....

Chat maigre

dnat • ..... ...•«•..•

Chat adulte très-gras. . .

Chienne terrière trèsgrasse

Chien épagneul, bien musclé , . . .

Chienne d'arrêt, 18 mois, bon état

Canard de Tannée

Oie de Strasbourg, à foie gras ,

Oie, embonpoint ordin. .

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rte diurne absolue moyenne.

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OBSERVATIONS

Mort, fin de la période.

Id.

Id.

Id.

Tué encore vigoureux.

Id.

Id.

Remise à son rég. ant.

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Morte.

Tuée encore très-vig.

Le travail de désassimilation qui réduit la masse de toutes les parties solides et liquides de l'organisme est suitout digne d'étude dans le système musculaire où il donne des produits très-variés, aussi bien sous l'influence du travail que par le fait de Talimentation insuffisante et de Tinanition. Là, il trouve, sauf la graisse, peu de matières bydro-carbonées susceptibles par leur combustion complète de donner de l'eau et de l'acide carbonique, mais il peut s'exercer sur une masse énorme de matières azotées ou d'albuminates qui s'oxydent incomplètement ou se dédoublent pour former la créaiine, la créatinine, la leucine, l'acide urique, l'urée, etc. Il le fait pendant longtemps, puisque, d'une part, les muscles représentent près des 2/5'* du poids du corps et souvent davantage^ et que, d'autre part, le tissu musculaire peut céder la moitié, même jusqu'aux 70 centièmes de sa subs-

tance.

L'usure du muscle, sous Tinfluence de l'inanition, a-t-elle lieu comme par le fait delà contraction et en donnant des produits identiques? Gela est probable. Les corps albumineux en dissolution dans le suc qui imprègne les faisceaux primitifs, la syntonine, la myosine, doivent peu à peu s'y convertir en créatine, créatinine et acide urique, cependant avec une moindre activité, puisque ces dérivés sont en moindre proportion pendant le repos que lors de la contraction du muscle.

STATIQUE CmilIQDE DE LA NUTRITION. 607

La xanthine, l'hypoxantbiDe, dont la composition difière peu de celle de Tacide uriqae, ont probablement la même source ; i'inosite, ce sacre non fermentescible et sans action sur les liqueurs cuivriques, est encore un prodoît probable du dédoublement des matières azotées du tissu musculaire; l'acide lactique à son tour s'engendre aux dépens de l'inosite ou de la matière glycogène, par suite d'une fermentation spéciale.

L'usure des muscles, quoiqu'elle soit trës-active pendant l'abstinence, est bien moindre que par suite de l'exercice. Aussi la quantité d'urée éliminée par les reins diminue-t-elle alors dans une proportion considérable. Déjà sur l'homme, après vingt-quatre heures d'abstinence, la quantité d'urée est réduite de presque moitié; chez le chien, elle se réduit au quart, à la un de la première semaine, et au quinzième à la fin de la troisième.

Les produits ultimes des oxydations et des dédoublements opérés dans les muscles sont donc l'acide carbonique et l'urée que le sang emporte pour exhaler le premier à la peau ou dans le poumon et verser le second dans le parenchyme des reins. La quantité de ces produits baisse chaque jour, à mesure que les matériaux de l'organisme s'épuisent Dans tous les cas, l'abstinence ne porte pas cette usure aussi loin que certaines maladies accompagnées de fièvre hectique.

Les pertes de l'organisme pendant l'abstinence, telles que nous venons de les voir, ne représentent évidemment que le minimum de la dépense. Les pertes normales et habituelles sont exprimées par la somme d'acide carbonique et d'urée qui s'éliminent chez l'animal dont la ration maintient stationnaire le poids du corps. Gomme un homme de taille moyenne élimine en vingt-quatre heures 21 grammes d'azote sous forme d'urée et 2^0 grammes de carbone, il doit trouver au moins l'équivalent dans l'aliment consommé pendant cette période. Les pertes faites par un cheval de /lOO kilogrammes au repos peuvent ôtre compensées par une ration de 7 kilogr. 250 de foin. Si l'animal travaille, il lui en faut davantage, soit, d'après les estimations de M. de Gasparin, Ul grammes d'azote pour 100 kilo^ grammes du poids du corps.- Suivant M. Boussingault, l'azote nécessaire à l'entretien de 100 kilogrammes de cheval ou de bœuf se trouve dans 200 à 225 grammes de matières albuminoïdes ; conséquemment il faut 1 kilogramme de ces matières à un cheval de 500 kilogrammes et 1200 grammes à une vache du poids de 600 kilogrammes.

On voit^ d'après cela, qu'au point de vue de l'application, la question de la nutrition est une question d'analyse et de balance qui doit tenir une grande place parmi celles dont s'occupent l'éleveur et le zootechnicien.

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