‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 184 sur 239 · CHAPITRE LXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVIII

La sécrétion, réduite à ses phénomènes essentiels, constitue un acte qui a beaucoup d'analogie a\ec la nutrition, mais qui en diffère cependant sous plusieurs rapports. Dans l'acte de la nutrition, chaque tissu attire des matéiiaux de môme nature que les siens, et leur donne la forme propre à ses divers éléments. Dans l'acte de la sécrétion, le li.ssu glandulaire ne s'empare point exclusivement de niatériaux semblables aux siens; car il n'y a ni identité, ni même analogie de composition entre l'organe sécréteur et le produit sécrété. D'ailleurs, ces deux actes sont tellement distincts l'un de l'autre, qu'ils s'opèrent à la fois, sans se confondre, dans chaque organe sécréteur; en effet, la glande fabrique aux dépens du plasma sanguin des éléments semblables à ceux dont elle est déjà composée, et de plus elle forme aux dépens de ce même plasma des produits nouveaux destinés à être éliminé^

La sécrétion est un acte complexe qui résulte du concours de trois agents : le sang, la glande et le système nerveux.

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