SÉCRÉTION SPERMATIQUE. 75S
pour enveloppes la peau amincie, le darlos dérivé de la tunique abdominale, une membrane fibreuse lapissée en partie par le crémaster, une gaîne séreuse, continuation du péritoine, et enfin une capsule albuginée très-résistante.
Les glandes spermagènes ont pour appareil excréteur le canal déférent qui s*ouvre dans Forèlhre et auquel se trouvent annexées généralement deux vésicules séminales, une grande et deux petites prostates.
Le canal déférent, prolongement de Tépididyme, est plus on moins large, suivant les animaux; très-étroit dans les ruminants, assez ample dans les Solipèdes. Parvenu sur les côtés de la vessie, il offre généralement une dilatation allongée^ à parois très-épaisses. Cette dilatation, extrêmement prononcée chez le cheval et les autres solipëdes, est tapissée par une muqueuse dont la surface libre présente de nombreuses cellules glanduleuses pleines d'un fluide visqueux. Vers rinseriion du canal, se trouvent le plus souvent deux poches, très-variables sous le rapport de leur forme, de leurs dimensions et de leur structure, faisant à la fois Toffice d'organes sécréteurs et de réservoirs spermatiqucs.
Ces vésicules séminales, allongées, ovoïdes chez le cheval, où elles acquièrent parfois une capacité de 5 à 10 décilitres, ne contiennent jamais une très-grande quantité de liquide. Elles sont, d'après Cuvier, ovalaires, irès-grandes et pourvues d'un muscle chez l'éléphant; allongées, lisses à la surface, effilées à la pointe et représentant à elles dcux^ chez le cochon d'Inde, un utérus bicorne ; aplaties et découpées en avant comme la crête d'un coq chez les rats. Dans quelques animaux elles sont celluleuses, épaisses et à parois glandulaires; leur cavité est remplacée par de petites loges plus ou moins étroites, de telle sorte qu'on ne sait plus positivement si elles sont des vésicules séminales ou des prostates.
Ainsi, dans le bœuf et le bélier, elles sont bosselées à la surface et pourvues de parois très-épaisses. Au centre de chaque bosselure existe une petite cavité qui communique avec un sinus commun assez étroit, s'ouvrant à l'insertion du canal déférent, et plein, de même que lés petites cavités, d'une gelée épaisse. Divers auteurs les considèrent comme de véritables vésicules séminales; mais Cuvier, ayant égard à leur texture glanduleuse, eu fait des prostates, non sans quelque raison, car leur contenu n'offre pas les caractères du fluide spermaiique, et M. Duvernoy n'y a pas trouvé de spermatozoïdes. Chez le porc et le sanglier, les deux vésicules séminales sont énormes, d'un tissu rose pâle. Dépourvues de cavité commune, elles forment une infinité de cellules d'un diamètre de plusieurs millimètres, pleines d'un fluide blanchâtre, lactescent, qui s'en écoule en grande quantité lorsqu'elles sont incisées. Elles sont découpées en plusieurs grands lobes, et également celluleuses chez le hérisson, où Cuvier les décrit comme des grandes prostates.
Les vésicules séminales, quelles qu'en soient la configuration et la structure, n'ont pas pour unique usage de tenir en réserve le sperme que leur apportent les canaux déférents. Elles constituent, en outre, de véritables organes glanduleux, qui sécrètent un liquide généralement blanchâtre, très-consistant, prenant souvent l'aspect d'une gelée élastique très-ferme, avec laquelle le sperme ne se mêle qu'en faible proportion ; néanmoins ce fluide s'y rend en assez grande quantité chez certains animaux, tels que le cheval, si l'on en juge par le grand nombre de spermatozoïdes que présente leur contenu.