coUH. — Pliytiol. comp.^ 2* édit. il
le, ou à peu près, et qui n'ont
Icore desceadus dans les bourses;
d'Dii loDg ligament. Un peu plus
trajet inguinal ; vers la fin de la
itenl sous la forme d'un doigt de
irement, tapissé en dedans par le
Irttienncnt que les premières sïddd-
- - t^ff '' cellulo-musculaire adhérent au
ifi^in^ères, re>'èiu d'un feuillet séreux,
dre une grande part à la desceute
par quelques f1exu(sités du canal
I ]'tibdon«n (*).
ines, très-loin du testicule. Or, les ie vaginale de dehors en dedans, de a exactement ce ()ui existe chez le ^t chez le tetus Irës-jeuue. La gaine ayant le testicule i son extrémité inte, sa face externe libre et sa face lument, si l'on refoule de dedans eu mërae, franchit l'anneau iuguiuil, r de celle gaine, se retrouve ï l'eic'est-à-dire ï peu près !i ini-tenne.
amm
'tC{v*^ de l'abdomen : le lesticole, l/liy&^mètreirausversal irois fois
ngWRf de la descente du testicule >9^R, par les progrès de l'accroisrM>V '^'■'^ti'c 3*cc ses vaisseaux et |ù« VApr les organes près des parois i^UVlagir. Ce muscle lire sur la i^ttuBiralnant d'aboid la^queue de Sa^9|e^rapproche7(le l'épididyine
■ 'C-S- 'Sr -S- ^ '^
«•^âlÊ^^i^M^j^ le travail nutritif a allongé le
^^i^c^^^^i^bis de l'abdomen, et a amené
H^û^iîï^îii^îî^Suinal, pais les fibres muscu-
..>..».^ "n^^s le trajel. Le crémasier vient
~Sle force pour remplir ce rôle.
S^ratail d'accroissement i cette
Kule estdéjï ejitièremeat dans
il y est même alors tellement
e (le l'anneau inguinal, de le
fil
[ue, le crétnaMer est pile, eiM-
j||t^§p chien et d'antres aninuax, qae les
nftltf^K^adant toute la vie dans l'abdomen. gJRiiM'u|P«*^r8 fois, que le tube creax intra- [ÛWPtt'AiH^' ^1^ trace de caviié, ou avec nne ff ■é^^nlClec |ieinc quelques Gbres pSIes du '-"-"■-^^-^ évidemment à l'étroitesse de celte Stcrémaster, qu'est due l'impossibi-
'' -ft--^- «. -ft. .»..»..«..«.
'•■|^;g^St^|âiî^*^£(i4^ voit sans peine que le gouvernail.
--.- ^ .- """'^Î3^n, comme lecroyait cesavantana-
* ""? testicule est entraîné hors de l'ab-
^ par le muscle crémaster.
^me résultant d'une méiamorpbcce
fiidéTeloppent, d'après Bischoff, dans
liriie la plus voisine du testicnle n'a
B par la suite qu'elle se plisse pour
'p asseï tard chez les fcetus des solî-
DËyELOPPEMENT DE L'eMBRYON. 853
pèdes, comme je l'ai observé, et, dès qu'il a formé à une certaine distance du testicule un commencement d'épididyme, celui-ci est entraîné dans la gaîne vaginale où le testicule parviendra longtemps, après lui.
Au point de jonction des voies génitales avec les voies urinaires, ou à ce qu'on appelle le sinus urthgénitaU il se développe, d'après Rathke, sur la poition d'allantoîde, qui deviendra la vessie, deux petites bosselures coniques qui se creusent d'une cavité et s'ouvrent au même point que les canaux déférents : elles doivent constituer les vésicules séminales.
Le pénis, ses enveloppes et celles des testicules ne se montrent que très-tard. Leurs premiers rudiments apparaissent sous forme d'un tubercule saillant creusé d'un sillon à son bord inférieur, lorsque l'intestin et les voies génito-urinairesse confondent dans un véritable cloaque. L'extrémité de ce tubercule se renfle pour former le gland; les plis qui s'élèvent sur ses côtés deviennent le fourreau et le scrotum; enfin, les deux bords de la fente inférieure, en se soudant, se transforment en canal de Turèthre. Jusqu'à ce moment, ces parties sexuelles ont montré la plus grande ressemblance avec celles de la femelle : le pénis rappelait le clitoris, et les deux replis placés sur ses côtés figuraient les lèvres de la vulve.
Le développement des organes reproducteurs femelles a une très-grande analogie avec celui de l'appareil génital du mâle.
Les ovaires se forment, comme les testicules, au voisinage des corps de Wolff ; mais ils s'éloignent peu à peu de la région sous- lombaire enveloppés dans un repli péritonéal plus ou moins allongé suivant les espèces. D'après Yalentin, il apparaîtrait d'abord dans le tissu de Tovaire de petites languettes qui se décomposeraient en d'autres plus petites donnant naissance à des tubes, dans l'intérieur desquels on ne tarderait pas à reconnaître les follicules primitiis: ceux-ci, formés d'une membrane transparente et d'un contenu granuleux, donneraient naissance aux ovules : c'est ainsi que les choses se passeraient dans l'embryon de la vache et de la brebis. Cependant Bischoffn'a pu parvenir à reconnaître dans l'ovaire les languettes et les tubes, dont Texistence temporaire est d'ailleurs très-courte; mais il a vu se former les follicules par une agrégation de cellules primaires se confondant en une membrane transparente, à l'intérieur de laquelle se dépose une couche de cellules épithéliales. C'est dans cette vésicule glandulaire très-grande que ce dernier observateur a vu, un peu plus tard, se développer une seconde vésicule plus petite, qu'il regarde comme la vésicule germinative ; puis, autour de celle-ci, les granulations vitellines; et, enfin, la zone transparente, c'est-à-dire, en un mot, les diverses parties constituantes de l'œut
Dans quelques animaux, les solipèdes par exemple, l'ovaire est énorme pendant la vie embryonnaire, surtout à partir du milieu de la gestation; son stroma y est rougeâtre et d'une mollesse extrême, tandis que chez d'autres animaux, en particulier les ruminants, cet organe n'est pas alors proportionnellement beaucoup plus volumineux qu'il ne le sera dans la suite.
Les trompes de Fallope se développent sur le trajet des canaux excréteurs des corps de Wolff, à peu près comme les canaux déférents auxquels ils correspondent.
La matrice procède^ d'après les observations de Rathke, d'une petite bosselure située en haut du sinus uro-génital, au point d'abouchement des deux trompes de
85& l>E LA GÊNÉRA'nON.
Fallope. La dilatation de la bosselure devient le corps de l'utérus; celle de Textrémité inférieure des trompes constitue les cornes. Si le développement de la bosselure médiane a une très-grande prédominance,, on a un utérus simple comme celui de la femme et des singes. Si, au contraire, la prédominance appartient aax trompes, il se produit un utérus à deux cornes plus ou moins longues.
La vulve et le clitoris apparaissent en arrière du sinus uro-génital sous laformed*on appendice saillant, bordé de deux replis, entre lesquels se trouve l'orifice du vagin.
Quant aux mamelles, elles se forment de très-bonne heure, et le mamelon est déjà perforé sur de très- jeunes fœtus. Celui-ci se voit aussi très-distinctement dans le premier mois de la vie embryonnaire des fœtus mâles, en même nombre et aux mêmes régions que chez les fœtus femelles.
Voilà, à grands traits, comment s'opère le développement des principaux organes. Cet aperça général suffit pour nous donner une idée de Tadmirable travail de formation, suivi dans tous ses détails par les observateurs habiles qui, de nos jours, ont porté à une perfection si étonnante la science de Tembryogénie. Avant de rechercher comment la machine en construction s'essaye à fonctionner, jetons encore un coup d'œii d'ensemble sur les progrès successifs de son développement.
Ce qui frappe le plus dans Tétude générale de L'évolution embryonnaire, c'est la lenteur du travail aux premiers moments qui suivent la fécondation, et la rapidité qu'il acquiert peu de temps après. Déjà Harvey, qui ne pouvait suivre les premiers changements éprouvés par l'œuf fécondé, avait fait cette remarque. Il avait vu qu'après des débuts forts lents et après la première apparition du cœur, quelques jours suffisaient à toutes parties du corps pour devenir distinctes. Haller avait aussi . constaté que, jusque vers le dix-huitième jour, le fœtus de brebis n'était qu'une petite masse gélatiniforme noyée dans le fluide amniotique^ laquelle ne tardait pas à laisser voir les principales parties du petit animal. La lenteur de l'évolution, aux premières périodes de la vie embryonnaire, s'explique en partie pour les mammifères, par la petitesse de l'œuf, aux dépens duquel doivent se faire les premières formations, et par le défaut de connexions directes entre l'embryon et les vaisseaux utérins.
Les parties qui, dans l'œuf des mammifères, prennent l'accroissement le plus rapide dans les premiers temps de la gestation sont les membranes et les liquides qu'elles renferment. Dans l'œuf de la brebis, vers la fin du premier quart de la gestation, les membranes pèsent à elles seules de cinq à neuf fois autant que le fœtus, et à la même époque, les fluides allantoîdien et amniotique réunis ont un poids huit à dix fois aussi considérable que ce dernier. La masse des liquides de l'œuf augmente d'une manière absolue du commencement à la fin de la gestation, excepté peut-être aux derniers jours. Mais cette augmentation, extrêmement rapide dans les premiers temps, se ralentit beaucoup vers l'époque moyenne de la gestation. Et comme à partir de ce moment le développement du fœtus devient très-actif, la proportion des fluides diminue d'une manière relative. Vers la fin du quatrième mois ils représentent environ le tiers du poids du fœtus; puis un sixième au moment de la naissance de l'agneau, c'est-à-dire quelques joui*s après la fin du cinquième mois.
Le développement du fœtus est si lent pendant les premières périodes de la ges-
Ution, qae l'agneau, au bout de quarante jours, c'est-à-dire à peu près à la fin du premier quart de la vie embryonnaire, a à peine la trois*ceutième partie du poids qo*ii a acquis au n>omeDt de la naissance. A deux mois, il n'a encore qu'un soixantième de son accroissement utérin. Mais à partir du milieu de la gestation, et surtout de la fin du second tiers de celle-ci, il se développe très-vile. A l'expiration du quatrième mois, l'agneau n'a plus à gagner qu'un tiers de son poids total. En jetant un coup d'œil sur les deux tableaux suivants, que j'aurais voulu voir plus complets, on pourra se faire une idée générale de l'accroissement de l'œuf à plusieurs périodes dé la gestation. Le premier se rapporte à des brebis dont la date de la fécondation est exactement connue ; le second, an contraire^ donne seulement des pesées de fœtus de vache, dont l'âge inconnu peut se déduire approximativement du poids du fœtus et de ses annexes.
Le développement des diverses parties du corps du fœtus n'est pas, ainsi que nous avons pu le pressentir, également rapide pour toutes. Il en est d'une évolution précoce, d'autres d'une évolution tardive. Dans certaines d'entre elles l'accroissement est prompt, dans d'autres il est plus ou moins lent ; les centres nerveux, le cœur, le foie et les organes qui doivent entrer en fonction de bonne heure acquièrent très-vite des proportions considérables.
L'encéphale est, comme on le sait, la prtie du système nerveux qui acquiert le plus tôt uue prédominance marquée sur les autres organes de l'embryon. Bnrdach a trouvé qu'au cinquième mois le poids du cerveau est égal à la huitième partie du corps chez le fœlus humain de cinq mois, tandis qu'il est égal au quarantième de ce poids chez l'adulte. J'ai constaté que cette proportion de l'encéphale entier est à celle du corps comij^e 1 est à 15 chez le fœtus d*agneau de 57 jours, comme 1 est à 65 au soixantc*dixième jour, et comme 1 est à 53 ou comme 1 est à 61, ou encore comme 1 est à 65 chez le même ruminant à la naissance. A mi-terme, chez le veau, son poids est à celui du corps comme 1 est à 53, et à terme, comme 10 est à 1 20.
La moelle épinière ne soit pas tout à fait la même progression dans l'accroissement. Chez le veau à mi-terme, elle représente en poids la quatre cent vingt et unième, et, à terme, la quatre cent soiiante-dixième partie du corps : elle égale la trois cent quarantième paitie de ce poids chez l'agneau au moment de la naissance. Chez le fœtus humain au troisième mois, elle égale la dix-huitième partie du poids du corps d'après les observations de Meckel.
Le cœur, dont l'apparition est. si précoce, est sensiblement plus volumineux chez le très-jeune embryon que vers la fin de la gestation et après la naissance. Meckel dit que celui du fœtus humain au troisième mois représente le cinquantième du poids du corps et le cent-vingtième à la naissance : il en est à peu près de même chez les ruminants. Le cœur d'un veau à mi-terme égalait un cent-vingtcinquième du poids du corps, celui d'un agneau à terme le cent-vingtième, celui d'un autre encore le cent-dix-huitième. Le môme organe représentait seulement la deux cent soixante-quatrième partie de ce poids chez un bélier adulte.
Le poumon a, relativement ë la masse de l'embryon, un poids variable suivant les âges. Il égalait la vingtième partie du poids du corps chez un fœtus de brebis de cinquante-sept jours, la trente-troisième chez un veau à mi-terme, la trente-quatrième chez un autre de huit mois, la trente-cinquiènrie, la cinquante-cinquième
quatre mois; — le lion, trois mois et demi, d'après M. Floorens; — le cochon d'Inde, soixante-cinq jours, d'après Lf gallois; — la chienne, de soixante à 8oizant^ quatre jours; — l'isatis, neuf semaines; — la chatte, cinquante-six jours;— ie furet, six semaines; — l'écureuil, le lièvre, le lapin, un mois; — la souris, trois semaines.
Parmi les oiseaux, l'incubation du cygne est de quarante-cinq jours, — celle de Foie de trente à trente-cinq jours^ — du dindon de vingt-huit jours, - du Êdsan de vingt-six, — de la pintade de vingt-cinq, — de la poule de vingt et un, — do moineau, du serin, de treize, du colibri de onze ou douze jours.
La durée de la gestation est quelquefois abrégée, même suivant une proportion considérable, chez les animaux qui naissent ébauchés, comme les petits des didelphes, et aussi ceux qui ont les yeux fermés et la peau nue. Lorsqu'elle est suffisamment longue, elle permet un développement plus complet et donne aux jeunes animaux la force de se tenir debout, de suivre leur mère, comme on le voit pour la plupart des herbivores, solipèdes et ruminants.
La durée de la gestation n'est pas absolument fixe pour chaque espèce; die est augmentée ou diminuée dans des limites assez considérables. La jument, qui porte, terme moyen, trois cent quarante-cinq jours, met bas souvent à partir du trois cent trentième jusqu'au trois cent soixante-cinquième, quelquefois jusqu'au trois cent quatre-vingtième. La vache, dont la gestation est en moyenne de deux cent qnatrevingts à deux cent quatre-vingt-cinq jours, met bas du deux cent cinquantième aa trois centième jour, et même plus tard encore. La brebis^ qui porte cent cinquante et un à cent cinquante-deux jours, met bas du cent quarante-cinquième au cent soixantième jour. Chez les autres femelles il y a aussi quelques variations, mais Vrespeu considérables en raison* de la brièveté même de la durée normale. Indépendamment de ces variations, qui ne sont pas rares, il en est d'autres propres aux femelles qui, d'habitude, devancent ou dépassent le terme ordinaire; mais ces dernières sont tout à fait exceptionnelles, et celles qui se rapportent à une gestation très-abrégée ne sont que des avortements.
En terminant je donne d'après Gurlt (1), dans le premier tableau, les dimensions du fœtus aux sept périodes de son évolution^ et dans les deux autres, d après mes propres recherches, quelques documents relatife à raccroissemeol des ruminants.
Première période.
Dans les deux premières semaines, l'œuf a 2 miU. 2.
Deuxième période,
3e et à^ semaines, le fœtus de jument a 13 millimètres.
3« et 4« id. vache 9
3«eta« id. brebis et chèvre 40
18 jours chienne 4
Troisième période.
5^ à 8^ semaine, jument 5d millimètres.
5« à 8« vache 48
5* à 7° brebis et chèvre 34
4e à 6*» truie 48
4* chienne ~25
(1) F. Leyh, Anatomie des animaux domestiques, Paris, 1870, p. 566.
DÊYELOPPEIfENT DE L'EMBRTOK.
Quatrième période,
9* à 13® semaine^ jument
9» à i2« vache
7« à 9« brebis
6« à 8« truie
5® chienne
Cinquième période.
14" à 22' semaine, jument
13« à 20» vache ,
10" à 13" brebis et chèvre,
8" à 10" truie
6" chienne
Sixième période.
23" à 3A" semaine, jument
21" à 32" .vache....
13" à 18" brebis et chèvre,
11" à 15" truie
7" à 8" chienne
162 mUlimèires.
352 millimètres.
650 millimètres.
Septième période^ finissant à la naissance.
35" à 48" semaine^ jument ^ .... 1,137 millimètres»
33" à 40" vache 812
19" à -21" brebis et chèvre 490
15" à 17" truie 270
9" chienne 162
Tableau de l'accroissement du fœtus de vache.
a ta
Poids total
Poids
Poids
Poids
Poids
Poids
de l'utérus et de
de
des enveloppes
du
du liquide
du liquide ,
OBSERVATIONS
•on contenu.
l'utérus.
fœtales.
Tœtns.
allantoldieu.
amniotique.
'œtus de vai
zhe.
Pf-
fff-
765 gr. de suc co-
tylédonaire.
L'utérus, les enve-
loppes et les liquides pèsent
Ft
28500 etui dejun
lent.
37 000 gr.
Le fœtus est déjà couvert de poils; la mère est trèspetite.
Tableau de F accroissement du ftetus de brebis et de chèvre.
poids
Poids
Poids
Poids
Poids
Age
toulde
des
du
du
uméi l'ordi
de
l'uténis
de
.eare-
du
liquide
liquide
du fcBtns.
et de soa
loppes
allantol-
amnio*
yi ^
la mère.
contenu.
l'utéras..
fatales.
fœtus.
dieo.
tique.
à terme à terme
Fœtus de brebis.
jours.
«rr-
1er
lor 2«
1er 2e
Fœtus de chèvre.
OBSERVA- TIONS
deux fœtus.
57 1^. de suc
76 ( cotyléd.
109 40 gr.de suc
97 ( cotyléd.
perdu.
suc cotyléd.
285 pr.
Maintenant qae nous avons suivi le développement de Tembryon^ éludions sommairement les manifestations de son activité propre ou les premiers essais du jeu de ses organes.