‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 80 sur 239 · INTERRUPTION DU COURS DES LIQUIDES DANS LE CANAL THORAGIQUE · texte numérisé non relu

INTERRUPTION DU COURS DES LIQUIDES DANS LE CANAL THORAGIQUE

chien, elle est très- incomplète. Le Carnivore qui en fait le sujet guérit à la suite de la ligature du canal et prit même de l'embonpoint : il fut tué cinquante-huit jours après Topéraiion. Les expérimentateurs, l'ayant ouvert, acquirent v la certitude que le canal était unique et qu'il avait été bien lié un peu en avant de la première côte »; ils remarquèrent, en outre, que ce canal, ainsi que la citerne, contenait une petite quantité de chyle. Malheureusement ils ne disent pas si le canal était oblitéré à l'endroit où la ligature avait été appliquée, ou bien si sa cavité s'était rétablie. Faute de cette indication, on ne sait si le chyle et la lymphe de leur chien continuaient à arriver dans les veines, ou si ces fluides se trouvaient dans l'impossibilité d'y parvenir. Néanmoins ils tirent de leur expérience cette singulière conclusion, que le chyle absorbé dans l'intestin a passé des chylifères dans les racines de la veine porte ; d'ailleurs ils ne s'inquiètent nulle-* ment de la voie que la lymphe a dû suivre pour arriver dans les vaisseaux sanguins.

J'ai tenu à mon tour à élucider la question par des recherches expérimentales sur diverses espèces d'animaux et dans des conditions variées. Ces recherches me paraissent dès maintenant donner des résultats décisifs.

Sur un premier taureau la ligature fut appliquée au canal qu'on avait tenu antérieurement ouvect pendant quatre jours. L'animal se rétablit parfaitement. Au bout de six à sept semaines je le tuai et trouvai le canal oblitéré sur une étendue de 5 à 6 centimètres du point qui avait été lié : il était siinple^maîs de sa partie demeurée libre parlaient des branches, qui allaient s'ouvrir dans les veines à rabonchement ordinaire du tronc hymphatique. Cette première expérience ne . prouve donc rien, comme je l'ai dit dans la première édition de ce livre.

Sur deux vaches j'ai lié le canal, en cherchant à çoipprendre dans la iigatupe toutes, les branches terminales, et je les tuai au bout de vingt-quatre heures. Sur les deux, les chylifères et le canal s'étaient rompus : les deux lames du mésentère s'étaient écartées et elles circonscrivaient une vaste infiltration chyleuse; les ganglions mésentériques, les sous-lombaires étaient très-gonflés, rinfiltration se prolongeait autour de la citerne et de la région postérieure du canal. Il en a été de même sur un bélier.

Dans ces trois cas la ligature avait certainement interrompu le cours du chyle et de la lymphe; l'interruption avait produit la dilatation^ la déchirure et l'inûltration. Nul doute que les animaux seraient morts des suites de l'accident si on les eût conservés assez longtemps.

Sur un taureau de dix-huit mois, la ligature faite avec beaucoup de soin a donné lieu à la perte de l'appétit, et au bout de neuf jours à la mort. Les fluides blancs n'arrivaient plus dans les veines.

J'ai répété ensuite la même opération sur trois chiens. Le premier est mort le surlendemain avec symptômes d'asphyxie. Le canal s'était rompu entre le cœur et l'entrée du thorax, et une énorme inflltratlon s'était produite en ce point, comprenant les vagues, le phrénique, l'origine des récurrents. Le troisième et le quatrième sont morts du 20* au 25' jour, après avoir refusé les aliments presque pendant tout ce temps. Chez les deux les canaux se trouvaient indurés et oblitérés vers l'insertion, et les liquides injectés ne passaient point dans les veines. Ceux-ci sont morts comme meurent les animaux inanitiés. La vie a pu se prolonger plus

soil 66 grammeB par kilo-

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"""■■'^"' '* "'^^^oj^eDtales pour trente-xepi animaux

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s de régime, calculer approxi- ^- V -^- V — .."V^ j^ trouve sur les animaui do- H^Χ^l^m*<wt'IS'ô|^^ë les veines des plus petits jusqu'aux 'SnT^vri^nl^i^^fcSEï l'homme à régime mine le prop W*4liât^|^>^^*^ïiifl&amo]e, il serait de 7,500 grammes L^ar—î-r^^^g^- jj j j jy gramiuçs pa,. kilogramme

>ïWiQC^]qHi^^^^(^cKil de celte espèce, du poids de * " lË^!^^^^*'^*^^ ^^^ kilogrammes ou de 6 hecto- "" "* " '"" '~[^^-

s^ui^S'une longue série de recbercbes

l^^^jffondées les idées des phjsioli^istes,

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"^ il ne soit pas nécessaire d'insister

idie et de son école sur l'ensemble

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!*^>^Éûe sanguin nous fait entrevoir Tim-

li^^^tt jouer dans l'or^nisme, la rapidité

J|*^^^^*ui<le8 ; elle nous explique la possi-

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icnlation. Mais c'est en étudiant les

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