‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 106 sur 191 · VÉGÉTALE · texte numérisé non relu

VÉGÉTALE

■ Il est évident, d'après ces résultats, d'une part, que les herbivores trouvent tout formés dans leurs aliments les principes azotés indispensables à leur entretien et à leur accroissement, et d'autre part, qu'ils n'ont plus, pour se les assimiler, qu'à les modifier très-légèrement, surtout sous le rapport de la forme et des propriétés physiques. De plus, il devient à peu près certain que l'une quelconque de ces trois substances peut, à elle seule, former les autres, sans qu'elle ait besoin de changer de composition élémentaire, car sous l'influence du suc gastrique elles se transforment en peptones. Ce sont là, au reste, des données sur lesquelles il faudra revenir pour comprendre les phénomènes intimes des actions nutritives.

L'animal qui vit de substances végétales n'est donc herbivore que de nom; il se nourrit en réalité de chair, comme le fait le carnassier, mais de chair végétale emprisonnée dans une gangue celluleuse, dans un tissu ligneux et associée à une fouJe d'autres principes qui, sans être aussi importants, ne sont pas moins nécessaires que les premiers. Tous ces principes azotés, une fois dégagés, subissent, dans les voies digestives, les modifications que la chair éprouve dans celles du carnassier. Les mutations digestives, en apparence si différentes dans les deux groupes d'animaux, doivent donc offrir une analogie que l'on serait loin de soupçonner au premier abord.

Ces principes, qu'un savant chimiste a appelés protéiques^ ne suffisent point à l'alimentation de l'herbivore; ils sont en trop faible proportion dans certaines par

ALOIENTa. 5S9

ties d«8 plantes poar fonrair ji l'orgaoùme tons les éléments de la niitrition. Aussi se tron*ent-ils isiodés i d'aatres substances, telles que le sucre, leB gommes, la fécule, les matières grasses, dont le rftle sérail plas spécialement, d'après les idées de Liebig, en ra[^rt avec les fonctions re^iratoires. En somme, l'aliment de rher< biïore, pour donner tons les malériani nécessaires i l'entretien de la vie, dmt avoir une composition fort complexe ; il faut qu'il contienne, ainsi qae l'étabUsseni si clairement les recherches de H. Bonssingault : 1° nae subsunco azotée, telle que la fibrine, le gluten, la caséine; 2* une matière grasse; 3" une substanœ ternaire, comme la fécule, te sucre, les gommes ; U' enfin, des sels, notamment des plhospbates calcaires, ui^nésiens, ferriqaes, des sels de soude cf. de potasse. Cette proposition trouve sa preuve dans le ubiean suivant (1).

Tableau de la consiilulion des substances végétales nlimentaires.

Foin d« prairie

Be(«i> <to ItoiD

TrèO« rouge en fleur, fané Trèfle rouge en lleur, PaiUs de rromeaU . .

Paille de leigle ....

Paille d'avoine

Paille d'orge d'hiver.

Bettanve champêtre, Betlerave blancbe (Silétie)

Carolte

Pomme de terre jaune . .

Pomme de terre rouge..

Topinambour

Kareti blsnci

Choux pODunéi

Blé rouge

Balles de TnHnent

Seigle

mit

îtii.. '.'.'.. '...,'.'.'.'.'.'.

Fixe) de martii

Baricoli blaoci

Poi> jaunei

LealiUei . . ;

Glandi MCI décortiqut*.

Tourteaux de colia ....

Tourteaux de Talne

Ugneu.

ll>ti»m

Anddnn,

AlbD-

Mi^lo-

li.ï..ini-

Al«<„.

Jé<luit>

ouime.

l'tiol'.

U,li

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