‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 125 sur 191 · LA SALIVE DUNE PAROTIDE · texte numérisé non relu

LA SALIVE DUNE PAROTIDE

LA SAUTE DIS MtlIX MiOTIHS

COULE A l'extérieur.

COULE A L'EXTÉRIEUH.

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DURÉE

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des

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bols.

mastication.

de dents.

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INSALIVATION. 595

Chez les ruminants^ la première masticalion, qui est (rès-ÎDComplèle, est beaucoup plus rapide que celle des solipèdes. Le bœuf n'emploie, en moyenne, qu'un tiers de minute h broyer un bol plus volumineux que celui que le cheval prépare en une minute; mais la seconde mastication est, chez cet Tanimal, très-ralentie, comme nous le verrons plus lard.

La mastication devient lente et de moins en moins parfaite à mesure que les herbivores avancent en âge : l'usure et Tirrégularité des dents sont les principales causes qui la rendent difficile chez les vieux animaux, car il arrive un moment où les lames d'émail ne forment plus que de très-légères saillies à la surface de frottement qui, même quelquefois, devient tout à fait lisse. Il est à noter que, chez les solipèdes, les molaires s'usent généralement plus vite que les incisives, de sorte que les premières ne parviennent à rester en contact, les supérieures avec les inférieures, que par suite de rhorizontalité acquise par les incisives. Sans ce changement de direction, il faudrait que les incisives éprouvassent une usure proportionnelle à celle des molaires, et c'est aussi ce qui arrive souvent.

L'acte que nous venons d'étudier a une très-grande importance chez les herbivores et les granivores. Lorsque, grâce au bon état des dents, il s'eiïeciue aussi complètement que possible, les fourrages très-divisés et les grains finement moulus se laissent imprégner des sucs digestifs et cèdent la plus grande partie de leur principes nutritifs. Quand, au contraire, par le fait de la dispaiîlion des lignes d'émail et de l'irrégularité des arcades dentaires, les dents n'efîectucnt plus qu'une division grossière, les aliments conservent dans leur trame une forte partie'de leurs matières soiubles; les foorrages aplatis se tassent dans les renflements de l'intestin, obstruent souvent ses détroits; l'avoine a une partie de ses grains presque intacts ; l'animal se fatigue les organes digestifs, se nourrit mal et contracte de graves indigestions. On sait^combien chez l'homme l'imperfection delà mastication aggrave les infirmités qui accompagnent ordinairement la vieillesse.

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