‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 131 sur 191 · III. — S&GRÉTION DES MAXILLAIRES · texte numérisé non relu

III. — S&GRÉTION DES MAXILLAIRES

Les glandes maxillaires, destinées à produire la salive visqueuse versée à rentrée de la bouche, ont une action dont les attributs diffèrent essentiellement de ceax qui appartiennent à la sécrétion parotidienne.

Ces glandes, placées en arrière des dents qui n'agissent point suivant le noode unilatéral propre aux molaires des herbivores, ne paraissent pas se trouver dam des conditions qui exigent une sécrétion inégale. L'expérience démontre qu'elles fonctionnent l'une comme l'autre, et qu'elles donnent, dans un temps quelconque, une quantité de salive à peu près la même pour les deux : le sens de la mastication et les changements qu'il est susceptible d'éprouver, restent sans influence sensible sur leur activité. Il est facile de constater ce premier caractère, soit par deux, soit même par une seule fistule maxillaire.

Lorsqu'on adapte à l'un des canaux de 1/Vharton l'appareil précédemment indiqué, on voit que la mastication a lieu tantôt à droite, tantôt à gauche, et que la sécrétion n'est pas plus abondante pendant que la mastication s'opère du côté de la fistule que lorsqu'elle se fait du côté opposé. Si l'on a établi deux fistules, on voit, pourvu que les tubes soient semblables, que les quantités de salive fournies par une glande sont, pour un même temps, sensiblement égales à celles données par l'autre. C'est ce que j'ai constaté maintes fois sur le cheval, le taureau, la vache et le bélier; il ne saurait y avoir aucun doute à cet égard.

La sécrétion des maxillaires, très-abondante pendant le repas, jouit d'une activité proportionnelle à la vitesse de la mastication, à la qualité et à la sapidité des aliments. Ainsi, son produit est beaucoup plus considérale au commencement qu'à la fin du repas; il est également augmenté lorsque l'animal mange de l'avoine, delà farine ou d'autres substances qui loi plaisent.

Elle est presque nulle pendant l'abstinence, et en cela, elle se distingue encore de la sécrétion parotidienne, qui est alors complètement suspendue. Chez les solipèdes et les ruminants elle donne toujours, dans cette circonstance, une très-petite quantité de liquide qui se mêle à la salive non visqueuse, pour être déglutie à des intervalles plus ou moins rapprochés.

Elle s'active considérablement sous l'influence des excitants mis en contact avec la muqueuse buccale, comme M. Claude Bernard l'a observé sur le chien. Cet efiet se produit constamment, d'après mes expériences, sur nos divers animaux domestiques. Les quantités de liquide que chaque glande fournit alors sont généralement inférieures à celles qui sont sécrétées pendant le repas. Elles varient, du reste, suivant la nature des excitants, l'étendue des surfaces sur lesquelles ils agis-

INSAUVATION.

sent et les périodes de leur action ; elles diminuent graduellement à mesure qu*on s'éloigne du moment où l'excitant a été mis en contact avec la muqueuse, lors même qu'il y demeurerait appliqué ou qu'il y serait renouvelé.

La sécrétion des maxillaires n'est jamais, à beaucoup près, aussi abondante que celle des parotides, même lorsque les deux espèces de glandes ont un égal développement Son produit est une salive épaisse, visqueuse, propre à enduire les matières alimentaires et à en fiiciliter la déglutition : ses propriétés physiques, sa composition et son rôle physiologique la différencient notablement de la salive parulidienne.

Enfin cette sécrétion, dont les caractères, exposés précédemment, sont communs aux divers animaux, possède quelques particularités distinctives : la plus remarquableest celle de sa suspension pendant la mastication mérycique des ruminants; mais nous reviendrons plus loin sur cette intéressante particularité.

Ainsi, uniformité dans l'action des deux glandes, sans variations correspondant au changement du rhythme de la mastication ; sécrétion abondante pendant le repas, et lorsque des substances sapides sont mises en contact avec la muqueuse buccale, sécrétion excessivement faible, mais non suspendue pendant l'abstinence, production d'une salive visqueuse très-différente de celle des parotides, tels sont les caractères les plus saillants du rôle des maxillaires.

Yoici un spécimen de l'activité de ces glandes pour trois de nos espèces domestiques :

CUEVÀL.

YÂGHE.

nSTVLB A DROIT

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