‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 151 sur 191 · COL». — Pbysiol. comp.. 2* édit, i · texte numérisé non relu

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rimentateurs, joue un grand rôle dans le vomissement II éprouve' pendant es efforts de la réjection une série de contractions et de relâchements pour opérer la déglutition de Pair qui doit distendre llestomac. Alors, si on le meta découvert, od peut juger de sa tension, de la grande énergie de ses mouvements, et si on le coupe en travers, on voit son extrémité supérieure continuer ses contractions et laisser échapper, comme Béclard et Legallois Font fait remarquer, des bulles d'air avec quelques mucosités» Ce premier office est d*une grande importance. Magendie a observé, dans ses expériences, que le vomissement ne s'effectue jamais sans la déglutition préalable d*une quantité considérable d*air, déglutition qui se renooTeOc après chaque réjection d'une partie du contenu du viscère, afin de remplacer les aliments évacués et de maintenir Testomac dans une suffisante distension : sans cela le vomissement est « extrêmement pénible et douloureux. » Du reste, la déglu-* tition de Pair paraît suffire, à elle seule, pour provoquer quelquefois l'acte dont nous parlons : il se produit même chez les chiens, d'après Krimer, lorsqu'on insuffle de l'air dans l'estomac. '^

L'oesophage par sa tension, suivant le sens de sa longueur, contribue évidem* ment à ouvrir l'orifice cardiaque et à faciliter l'accès des aliments dans sa cavité. Il est facile de voir sur les chiens qui, ayant le ventre ouvert, font des efforts pour vomir^ que le raccourcissement longitudinal du canal coïncide avec la contraction du diaphragme et des muscles abdominaux : alors l'estomac est tiré en avant et mieux pressé encore à I4 face postérieure du diaphragme. Il est fort probable que le sens des mouvements de l'œsophage est, dans cette circonstance, intimement lié à celui des mouvements de l'estomac : au moins, j'ai cru voir, lorsque l'estomac venait d'être détaché du corps, avec une grande partie de l'oesophage, sur un animal récemment tué, qu'au moment de la contraction longitudinale du conduit, l'infundibulum cardiaque s'agrandissait sensiblemen(. Peut-^être ce rhythme, qui persiste après la mort, est-il celui de l'état normal

Enfin, l'oesophage est presque seul chargé de l'éjection des matières alimentaires, dès qu'elles ont franchi l'orifice cardiaque de l'estomac. L'énergie et la vivacité de ses contractions règlent la rapidité et la violence avec lesquelles les matières sont rejetées par la bouche. Ses contractions sont surtout indispensables lorsque les matières à éliminer se présentent en masses plus ou moins volumineuses; elles ne le sont pas autant si ces matières se trouvent délayées ou tout à fait fluides. Dans ce dernier cas, les portions poussées à la suite des premières, suffisent presque à chasser celles-ci, car les contractions, soit de l'estomac, soit du diaphragme et des muscles abdominaux, impriment aux substances semi-fluides une impulsion qu'elles conervent sur toute l'étendue du canal.

Le fait de la contraction de l'œsophage, lors du vomissement, donne encore une preuve de l'activité de l'estomac, car il est manifeste, sur l'animal qu'on vient de tuer, que la contraction des fibres longitudinales du conduit s'étend très-loin, sur les deux faces et sur Textrémité gauche du viscère, dans le plan des fibres rayonnantes que la tunique charnue de l'œsophage envoie à celle de l'estomac

L'action du diaphragme et des muscles de l'abdomen est essentiellement nécessaire au vomissement ; c'est la plus importante à cause de son énergie et de son caractère spasmodique.

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