‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 168 sur 191 · ÉTAT DE L'AKHIAL ET OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

ÉTAT DE L'AKHIAL ET OBSERVATIONS

Couché.

Id.

Relevé.

Debout.

Id.

Quelques gouttes seulement.

Sécrétion suspendue.

D'après le résultat exprimé dans le tableau qui précède, on voit que la sécrétion pancréatique /est uniforme pendant les deux premières heures et qu'elle augmente un peu à partir de la troisième, pour diminuer subitement et cesser bientôt après. La moyenne die la quantité obtenue est donc à peu près de 265 grammes par heure, ou sensiblement le chiffre de la sécrétion chez la vache et le taureau. Elle aurait été plus considérable si le second canal pancréatique qui communique avec le premier eût été lié, ou si l'on eût recueilli par une autre petite sonde ce qu'il verse dans l'intestin. Mais, à supposer que le fluide charrié par ces deux conduits, dont le second est très*petit, eût été obtenu, il ne faudrait pas attacher une grande importance à son chiffre, car l'irritation de la glande, suivant qu'elle est plus ou moins Vive, trouble à un degré variable la sécrétion. D'ailleurs la fistule peut être établie, ou lorsque la sécrétion est très-active, on lorsqu'elle est peu abondante. Évidemment elle l'était moins sur le cheval de l'expérience de Leuret et Lassaigne» puis* qu'elle ne donna que 96 grammes en une demi-heure.

Il est encore un autre procédé qui permet de recueillir le suc pancréatique da cheval sans léser la glande ni lier son canal excréteur : je Ta! employé plusieurs fois, et il m*a toujours réussi. Il consiste à lier le canal cholédoque et le p3r]ore d'un animal en pleine digestion, puis à, chasser progressivement, à partir de la ligature, à Taide de la pression des doigts, les matières que contient le duodénum, qu'on lie ensuite à son extrémité postérieure. De cette manière, on vide, sans rouvrir^ la première partie de Tintestin, et Ton prépare un réservoir au suc pancréatique. Au bout d'une heure, on trouve dansTanse duodénale 600, 800 et quelquefois 1000 grammes d'un suc parfaitement limpide semblable à la salive maxillaire la plus pure; c'est du suc pancréatique rendu très- visqueux par le produit des glandes de Brunner dont nous parlerons plus tard.

Il est à noter que, dans celle circonstance, si l'anse duodénale est remplie et distendue, le suc qui continue à se sécréter s'accumule dans les canaux et y acquiert une extrême viscosité. Au moment où l'on détache le pancréas du duodénum, on constate même que le liquide accumulé dans l'intestin reflue par le canal en assez grande quantité. Le résultat de cette variante montre bien que la moyenne de l'expérience précédente est loin d'être exagérée.

La sécrétion pancréatique du porc a des caractères que l'expérimentation ne peut aussi aisément reconnaître que chez les animaux ruminants. La fistule pancréatique s'établit sans diflBculté chez ce pachyderme. Il suffit pour cela de faire au-dessous de l'hypochondre droit une incisiou longue d'un décimètre et demi, par laquelle on attire l'anse duodénale qui porte l'insertion du canal excréteur. Bien que cette partie de l'intestin ait un mésentère trop court pour qu'on puisse l'amener au dehors de l'ouverture, on aperçoit aisément le canal sur les sujets trèsmaigres, et l'on y fixe rapidement un tube d'argent muni d'une petite ampoule, puis on referme la plaie des parois abdominales. Si l'on veut comparer la sécrétion biliaire à celle du pancréas, on adapte en même temps un appareil au canal cholédoque. A peine les tubes sont^ils fixés, que l'un donne de la bile en grande quantité, et l'autre du suc pancréatique en plus faible proportion. Voici d'abord les quantités du suc pancréatique obtenu sur deux porcs adultes et de taille ordinaire :

l«r PORC.

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