‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 67 sur 191 · I.6T« (pwB.i · texte numérisé non relu

I.6T« (pwB.i

LM*™lBr«a.e.

UliwI Jroil.

ïsr-

!:*»*{ dwiii-m.

D»soDal siDclui

AppuvÉ (Jpuli, mo moiln.DI|.

"zx-"

A ppnv* (premier

Repreitons maintenant les particalarités principales relatives à l'appui, aux oscillations des membres, à leurs battues, à Timpulsion qu'ils communiquent au corps et aux déplacements du centre de gravité.

Pendant la durée de son appbî, qui est égale à deux temps, chaque membre supporte le corps en faisant partie, dans l'un de ces temps, d'un bipède latéral et, dans l'autre, d'un bipède diagonal. Ces deux temps ne sont peut-être pas parfaitement égaux. D'après M. Lecoq (1), le t,emps de l'appui sur le bipède diagonal est plus court que celui de l'appui sur le bipède latéral. Aussi il. y aurait deux battues plus rapprochées, celles du membre postérieur et de l'antérieur du même côté, qui sont séparées par le temps d'appui sur un bipède diagonal, cl deux battues plus éloignées, celles de deux membres en diagonale qui sont séparées par le temps d'appui sur un bipède latéral. Il résulte de cette inégalité, supposée réelle, que les deux temps de l'oscillation du membre levé, isochrones aux deux temps de l'appui, ne sont pas exactement de [même durée. Gela tient, très-probablement, à l'intermittence de l'impulsion, laquelle est donnée seulement en deux temps sur quatre, ou au second de l'appui de chaque membre postérieur. £n effet, si l'espacement des battues est tel, le second temps de l'appui du membre postérieur, coïncidant avec l'impulsion, serait le plus long, de même que le second temps de l'oscillation en l'air du membre postérieur opposé, tandis que pour le membre antérieur, soit levé, soit à l'appui, le premier temps serait le plus long. C'est aussi pendant ce temps plus long que le centre de gravité doit parcourir son trajet le plus étendu, et il correspond précisément à Tappui sur le bipède latéral.

Si les intervalles des battues, la durée des temps d'appui et des temps d'oscillation ne sont pas égaux, l'étendue des bases de sustentation participe aussi à l'inégalité. Lorsque l'appui est donné par le bipède latéral, les deux membres sont à leur maximum d'écartement, soit à environ 1°*,65 pour un cheval de taille moyenne. Au contraire, lorsque c'est un bipède diagonal qui donne cet appui, ces deux mem^ bres sont à leur minimum d'écartement, soit à la moitié de l'",65, comme le montre la mensuration des intervalles entre les empreintes laissées sur le soi Cette différence indique que le centre de gravité doit parcourir, pendant l'appui sur le bipède latéral, un trajet double de celui qu'il peut faire lors de l'appui sur le bipède diagonal.

L'écartement observé entre les membres levés qui oscillent simultanément est inverse à celui qui existe entre deux membres à l'appui. Lorsque ces deux mem- 'bres levés forment un bipède latéral, ils sont à leur minimum d'écartement, soit à la moitié de la longueur du pas. Au contraire, lorsqu'ils forment un bipède diagonal, leur écartement est à son maximum.

Il en est ainsi, non-seulement chez les solipèdes, mais encore chez les ruminants, même le dromadaire, chez le rhinocéros, etc.

Tel est le rhythme du pas ordinaire. Les modifications légères quil éprouve par le fait du ralentissement ou de l'accélération extrême de l'allure sont faciles à constater.

(1) Lecoq, Traité de C extérieur du cheval et des principaux animaux domestiques, 2« éd. 1856, p. 426.

426 DBS IIOUTBIIBNTS.

Si, par exemple, « ranimai remonte un plan incliné,^ le pas se trouvera nécesBairement d'autant plus raccourci que la montée sera plus rapide, puisque le centre de gravité, rejeté en arrière par la position du corps, ne pourra plus être porté aussi en avant par la même dépense de force musculaire. Le pied postérieur n'atteindra plus la place laissée par l'antérieur, et nous verrons, comipe dans le trot raccourci, quatre pistes au lieu de deux pour un pas complet De même, si le cheval est attelé à une voiture pesante, le fardeau à traîner retiendra le centre de gravité, le pas sera raccourci, comme si l'animal remontait une pente ; et si le fardeau est très« lourd, le temps de l'appui l'emportant en longueur sur celui du soutien, le corps sera presque constamment alors supporté par trois pieds à la fois ; chaque extrémité retardant jusqu'au poser de celle qui l'a précédée dans l'action.

0 Si, au contraire, le cheval descend le plan incliné, le centre de gravité, se portant plus en avant, se déplacera plus facilement, le pas s'allongera, et la piste da pied antérieur sera dépassée plus ou moins par celle du pied postérieur; mais ce résultat n'arrivera que si l'animal est libre ou peu chargé; car s'il a à retenir ud fardeau un peu lourd, ou si la pente est très-rapide, il aura soin.de raccourcir son allure pour éviter d'être entraîné par l'accélération du mouvement (1). »

Les déplacements du centre de gravité dans le pas sont assez compliqués. Ceux qui s'effectuent suivant le sens horizontal sont les plus faciles à saisir. Lorsque le corps est soutenu par un bipède latéral, le centre de gravité se trouve, à peu près, sur le tiers antérieur de la ligne qui réunit les deux extrémités à l'appui ; il passe de là au tiers antérieur de la ligne qui réunit les deux pieds d'un bipède diagonal, dès que le corps, dans le temps suivant, est soutenu par ces derniers, puis il se porle sur le second bipède latéral, et de celui-ci sur le second bipède diagonal, de telle sorte qu'il a éprouvé, dans un pas complet, quatre déplacements successifs d'autant plus étendus que la croupe et le poitrail offrent plus de largeur.

Lès déplacements verticaux peuvent être représentés' par une succession d'arcs de cercles à convexité supérieure, qui auraient pour cordes les lignes de déplace* ment dans le sens horizontal; mais ils sont trop compliqués pour être compris sans le secours de ûgures.

Quant au déplacement total du corps, dans un pas entier de l'allure que nous étudions, il peut être apprécié très-exactement Pour cela, il suffit de mesurer l'espace qui sépare deux foulées successives du même pied, c'est-à-dire la distance qui existe entre la piste que quitte un pied et celle où il vient se placer immédiatement après. Cette distance représente précisément l'amplitude de l'oscillation d'une ex* trémité, amplitude dont l'étendue donne^ ainsi que nous l'avons établi précédemment, l'espace parcouru par le centre de gravité pendant la durée d'un pas corn*plet d'une allure quelconque.

Le tableau suivant donne quelques-uns des résultats obtenus dans des expériences faites avec trois chevaux de même hauteur, mais de longueur un peu différente. Les animaux marchaient dans une allée unie, préalablement ratissée, qui conservait les empreintes du pied avec tous leurs détails. Le postérieur droit portait à la branche externe du fer un clou à tête saillante qui en faisait facilement reconnaître la piste. ^

(i) Leeoq, ouvr. cité, 2* édit., p. 405.

hil

PREMIER CHEVAL

PREMIER CHEVAL

PREMIER CHEVAL

Pas leot.

Pas ordinaire.

Pas allongé.

Loogneur

Longueur

Longneui

Longucnr

jj..

Longueur

Longueur

dei pu.

des pas.

de pas

des pas.

des pas

des pas.

depa&

des pas.

des pas

des pas.

de pas

des pas.

MAtres

Mètres

Mètres

Mètres

Mètres

Mètres

Dl

ÎUXIÈME CHEVAL.

EUXIÉME CHEVAL.

Page 1