PAS, U^Z
pied qui a entamé l'allure ne reste pas en l'air pendant deux temps successifs, mais seulement pendant un seul. Cette première combinaison ne peut donc donner une idée exacte du pas.
Si Ton examine l'animal qui se remet en marche, après avoir été subitement arrêté à l'instant que deux membres d'un bipède diagonal rencontraient le soi, bien en avant de ceux de l'autre bipède, on peut avoir, dès le début, un pas complet ou à très-peu de chose près, mais on a encore un pas irréguiier. On observe alors que le pied antérieur le plus reculé entame l'allure, et que son lever est suivi du lever du pied postérieur placé en arrière de l'autre : chaque membre fait une oscillation complète ; mais l'irrégularité précédemment indiquée, qui caractérise le pas initial, se reproduit avec une légère modification; aussi cette nouvelle combinaison, un peu plus avantageuse que la première, ne donne-t-elle point encore les éléments d'une analyse rigoureuse.
Pour bien apprécier la succession et le jeu des extrémités dans l'allure que nous étudions, il faut examiner l'animal déjà en action et faire abstraction du pas initial, ou, en d'antres termes, décomposer un pas succédant à un autre, en ne portant son attention que peu ii peu sur les diverses particularités de l'allure.
Or, en ne considérant d'abord que les levers des membres, on voit se lever : au premier temps le membre antérieur droit, an second le membre postérieur gauche, au troisième l'antérieur gauche, au quatrième le postérieur droit.
En considérant ensuite les appuis on voit : au premier temps poser le membre antérieur gauche, an second le membre postérieur droit, au troisième l'antérieur droit, au quatrième le postérieur gauche.
En portant seulement son attention sur lek bipèdes oscillants en l'air, on a : au premier temps le latéral droit, au deuxième le diagonal droit, au troisième le latéral gauche, au quatrième le diagonal gauche.
En examinant exclusivement les bipèdes qui supportent le corps, on a : au premier temps le latéral gauche, au second le diagonal gauche,- au troisième le latéral droit et au quatrième le diagonal droit
Enfin, si l'on vent envisager tont cela à la fois, mais en abstraction plus qu'en fait, voici ce qu'apprend l'analyse du pas, à supposer qu'on la commence au lever du pied antérieur droit, par exemple. Au moment du lever du membre antérieur droit, le postérieur du même côté a déjà exécuté une demi-oscillation, le corps est porté par le bipède latéral gauche ; pendant ce temps, le membre antérieur droit exécute la première moitié de son oscillation et le postérieur du même côté la seconde moitié de la sienne. Au commencement du deuxième temps, le membre postérieur gauche se lève et le postérieur droit appuie; pendant sa durée, le corps est porté par le bipède diagonal gauche, le membre antérieur droit effectue la seconde moitié de son oscillation et le postérieur gauche la première moitié de la sienne. Au début du troisième temps, l'antérieur gauche se lève et l'antérieur droit appuie ; pendant sa durée, l'antérieur gauche fait la première moitié de son oscillation, le postérieur gauche la seconde moitié de la sienne; le bipède latéral droit porte le corps. Enfin, au commencement du quatrième temps, le pied postérieur droit se lève, le postérieur gauche arrive à l'appui; pendant sa durée, le bipède diagonal droit porte le corps, le membre postérieur droit effectue la première
&2(t DES UOUTEHENTS.
moitié de son oscillaiioD et le membre antérieur gauclie la seconde moitié de la sienoe.
FiG. G3. — Le pai.
Dans ce pas complet et rêgalier, chaque pied a donc eiïei^ué son lerer et sou appui, et par conséquent, exécuté une oscillation tout entière ; chacun d'eux a été deux temps en l'air et deux temps i l'appui; seulement, l'un des pieds txwtérieim qui s^était levé et avait efîeclué une demi-oscillation dans le pas précédent opère sod action, en ce qui concerne le pas actuel, en deux fois; il reporte sur celui-ci la inoilié de l'oscillation commencée dans le quairiëme leropsldu pas qui venait de finir. Et c'est par là que les pas qui se suivent empiètent [es uns sur les autres, sans pouvoir jamais s'isoler d'une manière absolue.
Tableau du jeu surxenifdes membres aupat.
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