COLIN. — Physiol. comp., 3' édit. II
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possible le poids des animaux que l'on traite par les émissions sanguines, La mort qui survient à la suite des déperditions portées d'un seul coup aux chiffres sus-indiqués, a lieu au bout d'un temps assez court. En une minute, la carotide ouverte peut donner écoulement au tiers de la masse du sang, la fémorale à la moitié et même plus. Tous les vaisseaux du cou, coupés en travers, sur le mouton, donnent même en une minute, quelquefois en trente secondes, les deux tiers de la quantité totale qui peut être obtenue. Il ne faut souvent pas plus, sur le cheval, de dix minutes à la carotide ouverte et de six minutes à la fémorale pour verser à l'extérieur la totalité du sang susceptible d'être extraite. Les vaisseaux du cou blessés tous ensemble, sur le mouton, peuvent la verser en une minute et demie, tout au plus en 4 à 5. A compter de l'instant oi!i l'iiémorrhagie vient à s'arrêter spontanément, l'animal ne vit plus, dans les convulsions, que cinq à dix minutes.
Il est à remarquer, comme l'a prouvé Piorry, qu'on peut pousser les émissions, d'un seul coup, sans tuer les animaux, presque aux chiffres qui représentent la proportion moyenne du sang. Ainsi un chien s'est rétabli après avoir donné en une seule saignée une quantité de sang égale au 20^ du poids du corps. Mais il ne faudrait pas croire qu'un semblable résultat puisse être obtenu dans tous les cas, car tel animal qui peut supporter une perte d'un 20% s'il a un 13^ de sang, succomberait probablement s'il n'en avait qu'un 16^ ou un 18^