‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie ruraleChapitre 274 sur 310 · SI · texte numérisé non relu

SI

deux fœtus.

a terme à terme

Fœtus de chèvre.

perdu.

gr-

90 ^57 gr.de suc

76 \ cotyléd.

109 S^O gr. de suc

97 \ cotyléd.

suc cotyléd.

285 gr.

Tableau de l'accroissement du fœtus de vache.

Poids total

Poids

Poids des

Poids

Poids

Poids

de l'utérus

enve-

du liquide

du liquide

et de

loppes

allan-

amnio-

OBSERVATIONS

son contenu.

l'utérus.

fœtales.

fœtus.

toïdien.

tique.

^œJus de

vache.

gr.

gr-

gr.

gr-

gr-

gr.

765 gr. de suc coty-

lédonaire.

L'utérus, les enve-

loppes et les liquides pèsent

37 000gr.

Fœtus de j

liment.

Le fœtus est déjà couvert de poils; la mère est très petite.

DÉVELOPPEMENT DE l'eMBRYON. 989

voulu voir i>lus complets, on pourra se fairo une idée générale de laccioissement de l'œuf à plusieurs périodes de la gestation. Le premier se rapporte à des brebis dont la date de la fécondation est exactement connue: le second, au contraire, donne seulement des pesées de fœtus de vache, dont 1 âge inconnu peut se déduire approvimati\ement du poids du fœtus et de ses annexes.

Le développement des diverses parties du corps du fœtus n'est pas. ainsi que nous avons pu le pressentir, également rapide pour toutes. lien est d'une évolution précoce, d'autres d'une évolution tardive. Dans certaines d'entre elles l'accroissement est prompt, dans d'autres, il est plus ou moins lent : les centres nerveux, le cœur, le foie et les organes qui doivent entrer en fonction de bonne heure acquièrent très vite des proportions con5idéral)îes.

L'encéphale est, comme on le sait, la partie du système nerveux qui acquiert le plus tôt une prédominance marquée sur les autres organes de l'embrvon. Burdach a trouvé qu'au cinquième mois le poids du cerveau est égal à la huitième partie du corps chez le fœtus humain de cinq mois, tandis qu'il est égal au quarantième de ce poids chez l'adulte. J'ai constaté que cette proportion de l'encé- , phale entier est à celle du corps comme 1 est à lo chez le fœtus d'agneau de o7 jours, comme 1 est à 60 au soixante- dixième jour, et comme 1 est à o3 ou comme 1 est à 61, ou encore comme 1 esta 60 chez le même ruminant à la naissance. A mi-terme, chez le veau, son poids est à celui du corps comme 1 est à o3, et à terme, comme 10 est à 120.

La molle épinière ne suit pas tout à fait la même progression dans Taccroissement. Chez le veau à mi-terme, elle représente en poids la quatre cent vingt et unième, et, à terme, la quatre cent soixante-dixième partie du corps : eUe égale la trois cent quarantième partie de ce poids chez l'agneau au moment de la naissance. Chez le tœtus humain au troisième mois, elle égale la dix-huitième partie du poids du corps d'après les observations de Meckel.

Le cœur, dont l'apparition est si précoce, est sensiblement plus volumineux chez le très jeune embryon que vers la fin de la gestation et après la naissance. Meckel dit que celui du fœtus humain au troisième mois représente le cinquantième du poids du corps et le cent-vingtième à la naissance : il en est à peu près de même chez les ruminants. Le cœur d'un veau à mi-terme égalait un centvingt-cinquième du poids du corps, celui d'un agneau à terme le cent-vingtième, celui d'un autre encore le cent-dix-huitième. Le même organe représentait seulement la deux cent soixante-quatrième partie de ce poids chez un bélier adulte.

Le poumon a, relativement à la masse de l'embryon, un poids variable suivant les âges. Il égalait la vingtième partie du poids du corps chez un fœtus de brebis de cinquante-sept jours, la trente-troisième chez un veau à mi-terme, la trente-quatrième chez un autre de huit mois, la trente-cinquième, la cinquantecinquième chez deux autres veaux à terme ; la trente-troisième chez un poulain ayant à peu près de huit à neuf mois, et de la vingt-quatrième à la soixante et onzième chez des agneaux et des chevreaux à terme.

Le développement du thymus varie considérablement suivant les âges et suivant les espèces. Le poids de cet organe était la cent trente-septième partie de corps sur un veau à mi-terme, la quatre-vingt-dix-septième sur un veau pouvant

îivoir sept mois, la deux centième sur un poulain à terme, la cent treizième sur un chevreau à la naissance, la deux cent vingt-huitième partie sur un agneau huit jours après la naissance. Il est toujours proportionnellement plus volumineux chez les ruminants que chez les solipèdes.

Le foie, extrêmement volumineux dans les premiers temps de la vie embryonnaire, décroît proportionnellement à mesure qu'on se rapproche du terme de la gestation. Il est dans le lœtus humain, d'après Meckel, le dix-huitième du poids du corps, et le trente-cinquième ou le trente-sixième chez l'adulte. Je l'ai trouvé égal au sixième chez un fœtus d'agneau de cinquante-sept jours, au vingt-neuvième chez des veaux à mi-terme et à terme, au vingt et unième chez un poulain au moment de la naissance, et au vingt-quatrième chez un agneau à la même époque. Nous avons vu cet organe représenter la soixante-quinzième partie du poids du corps chez le cheval adulte, et la quatre-vingt-troisième chez le bélier. Le tableau suivant donne quelques-uns des éléments qui m'ont servi à établir les rapports précédents; mais il est trop incomplet pour fournir une base à des r moyennes à peu près exactes.

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