DES PHÉNOMÈNES SPÉCIAUX DE LA NUTBITIOR
Ce qu*il y a de plus merveilleux dans le travail nutritif n*est pas le c chimique par lequel un principe caractérisé se transforme en un aoti jouissant de propriétés nouvelles ; c'est le résultat même de la transformai! suivant lequel celle-ci s'effectue, l'organisation particulière du produit qu'il devient apte à remplir. Rien n'est en eff'et plus étonnant que de l'économie animale, tant de parties si différentes par leur situation, l leur texture, leur composition et leurs propriétés se former, s'accroiu tenir et se renouveler aux dépens du même fluide. C'est de ce liquide que Aa!t la substance dure de l'os et de la dent, aussi bien que la pulp cerveau et de la moelle épinière, la matière opaque de la choroïde, et b diaphane du cristallin, la membrane incolore, et le poil ou la plume i couleurs les plus variées ; la fibre qui sent et la fibre qui se contracte ; préside à la sensibilité et celui qui détermine le mouvement, celui qui par la lumière et celui qui perçoit les vibrations sonores. C'est de lui qi le suc gastrique dissolvant, la bile acre et le mucus, la synovie, la se propriétés irritantes, le venin qui tue, le fluide séminal qui donne la qui nourrit. Enfin c'est à ce liquide que chaque partie organisée empn est nécessaire à sa nutrition et à sa sécrétion, comme c'est à lui que chi rend ce qu'elle a usé ou ce qui ne lui convient plus.
Les diverses parties de l'économie, pour se former, empruntent ai masse de matériaux proportionnelle à leur poids respectif, mais une fois c elles lui soustraient une quantité d'éléments en rapport, soit avec la leur accroissement et de leur rénovation, soit avec l'abondance de leui Le système musculaire, par exemple, qui à lui seul représente la moit du corps, absorbe sans doute à peu près autant que toutes les autres [ nies. Les autres tissus mous, d'une vascularité analogue, lui enléven ment chacun une quantité d'éléments proportionnels à leur poids ; mai< peu vasculaires, comme les os, les cartilages, les tendons, les ligani* soustraient moins que les premières. C'est pour pouvoir juger approxii de la somme de matériaux nécessaires à la constitution et à l'entretien organe, que j'ai pesé les diverses parties des corps de nos espèces don de quelques animaux sauvages.
Le tissu cellulaire, que l'on a longtemps considéré comme l'élément de beaucoup d'autres , se développe, d'après les recherches de Schwa forme de cellules ovales qui apparaissent dans le plasma. Ces cellules à n longent peu h peu, se découpent longitudinalement en fibrilles parallèle aux autres, sur la longueur desquelles |)ersis(e pendant un certain tem| des cellules primitives. Les fibres de ce tissu sont de deux espèces : les breuses, cylindriques, pleines, à contour lisse, décrivent des ondulation semblent en faisceaux entrecroisés ou en lamelles plus ou moins étendue
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