RAPPORT
entie It poids
des parties
el
celui du corps.
POnC JEUNE, PESANT 39 177
PABTIES DC CORPS.
parties.
lAVfM
entre k( des ptH ri celoiilia
Peau et laine
Corne des sabots et de la tète
Muscles et annexes. .
us et cartilages frais. .
Os (*t cartilages secs. .
Encéphale
Moelle épinière. . . .
Langue, larynx, trachée , œsophage. . .
Parotides (ensemble). .
Maxillaires (ensemble)
CoBur. ••«•..••
Poumons
Foie.
Rate. • •••....
Pancréas.
Reins (ensemble). . •
Testicules (ensemble)
Estomac Tide
Intestins TÎdes. . . . .
Mésentère et ganglions.
Matières de Pestomac .
Matières de Tintestin .
kii.
Peau
Corne des ooglons. • •
Sang
Muscles et annexes . .
Os et cartilages frais. .
Os et cartilages secs. .
Graisse libre
Encéphale
Moelle épinière. • • .
Langue , larynx , trachée , oesophage. . • Parotides (ensemble). .
Maxillaires (ensemble).
Sublinguales (ensemb.)
Cœur
Poumons
Foie
Rate. . .
Pancréas.
Reins (ensemble). . .
Utérus et ofaires . . .
Ksiomac vide
Intestin vide
Matières de l'estomac.
Matières de rintcslin .
kii.
'Al
lU
rares, enroulées autour des premières, présentent sur leur trajet des noyau distincts, et offrent des contours obscurs qui donnent à supposer qu'elle creuses. Ces dernières finissent, d'après quelques micrograplies , par perd noyaux qui les distinguent.
Le développement de ce tissu commence à s'eiïectuer dès les premiers tei la vie embryonnaire ; il continue pendant toute la durée de la \ie fœtale, et tard , il devient un phénomène très général dans le travail de la cicatrisatioi la reproduction des tissos : alors le tissu cellulaire formé peut, en se modifon rement , donner naissance au tissu ûbrcux et au séreux , dont les élémfot analogues, sinon à peu près identiques , à ceux du tissu générateur.
f^ nutrition des mu>tcles, qui emploie, à elle seule, à peu près la moitié de 1> totale du sang, offre dans son ensemble quelques traits remarquables propr différencier de celle des autres tissus.
Les ûbres musculaires , d'après les recherches des micrograpbes et notti d'après celles de Valentin , dérivent de cellules qui se sont allongées , tout ei servant leur contenu et le noyau de leurs parois. Txîurs faisceaux sont généni lisses dans les muscles de la vie organique et striés transversalement dans c la vie anioude. Lorsque le muscle s'accroît , il se forme de nouvelles fibn
Lt
lin fuckoW entre le» fibrts M to ùtKÎcale» a a matrice pesdaat b çcsiatm.
islej<«oeige, le» oiBckssoM fiâks, iD<M».peoc»erpqQes; nuis pM i or oossBtaoce ai^iiits!e et le«r cmtktar se tore : d'abord iis pvaîsieat plus leox, leur tasn senble noîa» péactré de fibrioe, le« dhrcrs mosdes soot pe« .is et m peo stèles; pla» tard . le» nutiaes msscobires pmoeot dn loiniDe, oilliessedcsiaent, les membres «'aTToodisBeat A ràçeadalie, b fibre «t ne; efle darck et detieac coriace à mesereqseks ammaax Ticittiacst.svlimatcmplorcs à de» traïaux pénibles; mai» tons n'ont pasmbi i b même rnnriilinct dans nae espèce donace. Les peanciets, le rai, le stcmo-aponéirobqoe , le demi-tendiaeni, le demî-mtmbranenx, «m i roogesqne b plaport des aatr»; ce«^i des patics da coq et de pkaiean gaisoat aae Iciale amez ii«e,taadisqBecenidobrécbetctda tronc sont iris Les pMni« le pectine, le biceps, sont d*nne leitnre «raire, le mafloido-lHiméral, le spléaios, b plopart àa fcl'afant-bras, de b jambe, ont niie CM»i5!ance et nne lepBVtîeanbmcsapOiiéYrotîqBesqBiîesrcconfreni. aax mt lenr sahstancf et aot leudoosqoi les i#Tmin<!niitipne» tant loin de prendre iamù^^K^ cuactcrffs da&siowicsj
ft90 DE LA NOTimOlf.
on les voit très pâles chez le lapin et très rouges chez le lièvre, moins cob général chez les herbivores que chez les carnassiers , moins chez les animau chez les sujets dont Taccroissement a été rapide , que chez ceux qui sont n et qui ont travaillé.
La nutrition de ces organes acquiert de Tactivité par le fait d*im exercio dcré , qui donne du reste à la chair des animaux un goût plus agréable q» des sujets élevés dans une inaction à peu près absolue. Les progrès de Tig
LIOllIfB, PESANT
51240 OIAMKBS.
BTfeRB BAYiB, PESAHT 20150 «BAIIHI
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cebadti
kil.
kil.
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5,dS8
::i: io,i9
Sang du cœur et des
Muscles et annexo . .
gros vaisseaux . . .
Os et cartilages frais. .
Peau
Os et cartilages secs. .
Muscles et annexes. .
Graisse libre
Os et cartilages frais. .
Encéphale. :
Os et cartilages secs. .
Moelle épinière. . . .
Graisse libre.
Langue , larynx , tra-
Langue et larynx. . .
chée , oesophage. . .
Trachée
Gl. parotides (ensemb.)
Œsophage.
Cl), maxillaires (ens.).
Gl. parotides(enscmb )
(lU molaires
::i:i28io,oo
Gl. maxillaires (ens.).
Cœur
::i: 152,oa
Cœur
O.lû.l
Poumons
Poumons
Foie
foie
Raie
Rate
Pancréas
(bpsules surr. (ens.) .
Reins (aisembie). . .
Pancréas
Ulérus, ovaires, vessie.
Utérus, ovaires, ?essie.
Estomac vide
Kstomac vide
Intestin vide
Intestin vide.
Matières de rcstomac.
Matières de l'intestin .
travaux excessifs, une alimentation insuffisante , diverses maladies, telles <|ii phthisie des bétes bovines, déterminent à la longue une atrophie générale do tèmc, poussée souvent à un degré extrême sur les vieilles vaches laitières. Les p sions extérieures , les lésions des nerfs produisent souvent une décoloration et atrophie notable de quelques muscles, comme celles des droits de la tête et de| sieurs muscles laryngés du cheval. I/état de vacuité de Tutérus après la partirii détermine Famincissement des faisceaux musculaires, des ligaments larges e( A membrane contractile de ce viscère ; l'inanition diminue le poids du cœur coi celui des muscles du squelette.
Le tissu fibreux blanc ou jaune que divers micrographes font dériver, leso*'' cellules ou de leurs noyaux, les autres directement du plasma sanguin épaacWli des vaisseaux, possède d'abord une consistance très faible et une couleor ^ '
DIS PHiNOMÈNÉS SPÉCIAUX DK LA NUTRITION. 891
00 blanc, analogues à celles do tissu cellulaire» sont parallèles ou entre- Iles du tissu Jaune sont sinueuses et fréquemment anastomosées entre elles;
LLB ADOLTI, PESANT 3ASS GBAMHBB.
U COBPS,
îur et des ii!»seaux.
innexes. •
ajtes Trais, âges secs.
ère. . . .
ynx , oMoicbée. . .
(ensciDb.) res (eus.).
oni.(eDS.) derus. . .
Table). . .
gani^Iions
FOIOS
des
parlies.
Peslomac riiiteslin.
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AAPPOKT
•ntra le poidi des partit»
celui du corps.
liA0,6O
POOLB ADOLTI, HBANT i 862 OMAHMES.
PAITUB DD C0BP6.
Peau et pi âmes. • .
Muscles et annexes.
Os et cartilages flrais.
Graisse libre. . .
Os et cartilages secs.
Encéphale
Moelle épinière. • • .
Langue
Larynx et trachée. . .
Yeux
Poumons. ....*.
Cœur.
OBsophage, jalrat* . .
Gésier vide.
Intestin Tide
Foie.
Rate
Pancréas.
Reins.
Ovaire etoviducte. .
Contenu du gésier. .
Contenu de Tiiitestiu.
rooM
partiM,
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AS
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BAPPORT
entra le poidi
drt parties
et
celui du eorpa.
nent peu à peu de la consistance, acquièrent de la ténacité et deviennent ] moins réductibles en gélatine par Faction de l'eau l>ouillante. Il y a une différence, sous ce rapport, entre les tendons du fœtus et ceux de Dite, entre les artères ombilicales , si faciles à déchirer, et les vaisseaux m animal arrivé à son complet développement, s fibreux s'ossifient quelquefois en plusieurs points, soit normalement, iteliement. Leur ossification est normale dans les tendons des muscles le beaucoup d'oiseaux, surtout parmi les gallinacés, dans ceu\ des muslet du dos de certains oiseaux, et elle y commence de très bonne heure. :identelle en d'autres points, comme on le voit dans les poches anévrys* i la dilatation ovoïde de la grande mésentérique du cheval, le tendon I moyen fessier, celui du fléchisseur profond des phalanges, au niveau du la r^on digitée, dans la corde du ligament cervical près de la nuque et
au-dessus du garrot, dans i'aponévrose du fascia lata, et dans la couche teikjv qui recouvre les ischio-tibiaux, dans la dure-mère rachidieone da chieo, etc.
Mais ce tissu ne se transforme jamais en tissu musculaire, de même que le secoti ne se convertit pas en la substance du premier. La bride fibreuse qui, chei le cheval, forme quelquefois un petit faisceau musculaire à la face ioteroe do représente Tun des supinateurs du carnassier, nuis n'est oulleoieot uo transformé en muscle. Le ligament sésamoîdien supérieur onsuspeuseor du dans répaisseur duquel on trouve, chez les solipèdes et les ruminants, des charnues, représente les interosscux du pied des carnassiers ; mais^lesltelà les âges de la vie fœtale et de la vie extra- utérine. D'autres muscles sont de réduits chez certains animaux à l'état de simples ligaments; mais ce chaogeMtf d'état entre dans le plan général de l'organisation et ne dérive d'aucune niéiai» phose opérée pendant la vie.
Les cartilages qui paraissent dépourvus de vaisseaux propres, ou qui en poiA> dent très peu, et dont la nutrition s'effectue aux dépens des fluides charriésparll vaisseaux de leur enveloppe fibreuse, sont constitués par une substance hnuBO^ transparente lorsqu'elle est réduite en lames minces. Au milieu de cette ga«^j amorphe, se trouvent disséminées des cavités inégales, irrégulièrement s| ou elliptiques qui, elles-mêmes, sont remplies de cellules à diverses phases d*éii|f] lution. Valentinet Schwann prétendent que la substance homogène se forme bpui mière, et qu'ensuite les cellules qui s'y développent et s'y agrandissent doi«4^ a j naissance aux cavités, à l'intérieur desquelles surgissent ultérieurement d'i cellules. Dans les premiers temps de la vie fœtale, les cavités des cartilages sootw nombreuses; mais plus tard, elles le deviennent beaucoup moins, tout en acqnénil; des pro|X)rtions supérieures à celles qu'elles avaient primitivement. * T : <
Le travail nutritif paraît extrêmement obscur dans ces ti.«<sus : aussi, lorsqiH ^^^ ontétéusésou détruits partiellement, ils ne jnontrcnt parfois aucune marqueériM 5 :^ de régénération. Il est fort commun dç voir sur le cheval des sillons profoift'^ :=^ creusés dans les cartilages diarihrodiaux, et sur les surfaces articulaires de Tariiilî ^ gale, (le rcxtrémilé inférieure du tibia, de la rotule, de la trochlée fémorale, #^«rmême sur les surfaces de l'articulation huméro-radiale. Alors, la dchlructiofl 9^%^ •= tielle ou totale des cartilages est accompagnée d'une transformation éburoce dtt- surfaces osseuses. Néanmoins, lorsque les cartilages se rompent, ce qui est tftf * rare, ou lorsqu'ils sont divisés, ils se cicatrisent par l'intervention de leurs eiit^ ■ - . loppes fibreuses s'ils en sont |)ourvus.
La nutrition, en changeant de caractère dans les cartilages par le fait de rii^il * , détermine une ossification partielle ou quelquefois plus ou moins cumplHr*!* >^ cloison nasale s'ossifie peu à peu, pour prolonger la lame médiane de rethoowS > . les cartilages laryngiens du cheval et des ruminants, ceux de la trachée, ceW^ ^ scapulum, sont fréquemment le siège d'ossifications qui débutent sous fûpD^^ --•«« dont le diamètre augmente progres!»ivement. Enfin, les cartilages costaoi ^^ > : fibro- cartilages de los du pied du cheval sont souvent envahis par une<i^ cation toute particulière et bien connue. Mais, dans toutes ces condiiioDs,!^^' lilages et les fibro-cartiinges commencent par devenir vasculaires, et ce ucst V^ '^ partir de l'apparition des \ aisseaux que le travail d'os^iification s'établit co0^
DES FniNÛMÂNlS SPÉCIAUX DB Lk NUTBlTION. 3dS
<]ui païîaûut de t'élat cartilagineux à rétat osseux proprcmeni dit ï m\m\ de formation, d'accroisseuïent et dénutrition devient Ton compliqué
les m; niaiâ il y a été fort bien étudié par les physiologistes. ossification qui peut s*élabitr dans la trame muqueuse aussi bien que dans la Lance du caruîage est facile à suivre à toutes ses périodes, lorstju'elle s opère au tlu cartilage. Au début, on vuit apparaître dans la substance de ce dernier des les allongées plus ou moins régulières qui se remplissent d*un fluide transpa- ; bientôt , dans les canaux qui viennent de se creuser spontanément, se forment t aisseaux sanguins: ceux-ci prennent de l'exterisiou et viennent s'anastomoser
les vaisseaux du périoste, qui leur donnent du sang. A partir de ce moment, il «pose des sels calcaires dans les parois des caitaux et dans les espaces qui les retit;le tissu nouveau est dès lui^ parfait, et sa texture n'éprouvera plus
des modifications accessoires, fie tissu se compose de canalicules très (lus, ana- Dosés entre eux par des branches transversales, et ouverts d'un côté ti la surface ane deTos, de l*auirc dans la cavité médullaire ou dans les aréoles qui en raetit lieu pour les os courts et rextrémité des os longs. Ces canaux sont remplis ne petite quantité de graisse et laissent passer chacun une artériole et une vei^ m très déliées ; ils sont entourés d'une série de zones incluses les unes dans les res, et d'autant plus grandes qu'elles sont plus extérieures. Le tissu osseux a pour iiîèine élément des corpuscules arrondis, allongés, disséminés dans la masse et tant a leur circonférence de nombreux prolongements étoiles, Mais on ne sait
positivement si les canalicules osseux dérivent des cavités du cartilage primitif^ li kscorpuscules osseux ont i>our point de départ les cellules qui étaient rcnfercsdans ces cavités^ ce qui paraît à peu près certain , c'est que, pendant Toscatîon aux dépens du cartilage , la chondrijie se transforme en gélatine pour Oljrégtier de phosphate et de carbonate de chaux.
Une fois formés , les os s'accroissent dans tous les sens : en largeur, par Taddi- I de nouvelles couches à la surface des parties dt^jà existantes; en longueur, 1 la juxiaposltjou d'autres couches entre le corps de l'os et ses extrémités pfeysaircs; leur cajial médullaire s'agrandit par la résorption progressive des icbes les plus inlernes. C'ehl ce que fout entrevoir quelques expériences de Duliel(l), de J. Hunier (2) , et ce que démontrent les recherches de i\L Flou-
L* accroisse ment des os en gtxjsseur dérivé manifestement de la superposition de ut elles couches a IVxtérieur de celles qui existaient priuiiiivement. L'anneau fcrgenl dont Duhamel entoura l'os d'un jeune pigeon se retrouva plus tard dans le Bat médullaire ; les anneaux de FjI de platine que M* Fluurens a engagés, sous le 'ioite Je plusieurs os, sur le chien ^ le lapin , le cochon dinde , ont été bieutôt ^lerts d'une mince couche d'os, puis de couches de plus en plus épaisses, et *a se sont retrouvés à l'intérieur du canal médullaire. Les petites lames d'or ou ^ Naiiïie insérés de même sous le périoste ont été peu à peu recouvertes et ont
î if,.,.n,rtfi âe r Aeûdémit? àc:^ !^(ieme^ de 17il h lTf3.
"S complètes^ Iradm'tion francaîse d(* ftichelot, l. ï, p* 2\M ; U IV, p» 40!î, ^V 2 ■ ^-^ ic e:rpcrimtniuie d9 ia, formation des o$. P^rb, 1B41, in-S", avec %.
3M DB LA NUTRITIOK.
Uni par arriver dans le canal. £nfîn la garance donnée à de jeunes ammuatert leurs os à Textérienr et par conches distinctes. Un porc âgé de six semailles rcçM, pendant un mois, de la garance avec ses aliments; puis il fut remis pendant ksà semaines suivantes à son régime primitif et tué. Les os des membres sdés tnni» salement laissaient voir autour du canal médullaire une première xone UndÉ formée primitivement, une seconde zone rouge, à Textérieur de la première, M mée pendant le régime de la garance, et une troisième , blanche, tout k fût en trique produite pendant les six semaines qui suivirent l'usage de la matière rante. Un autre animal , âgé de deux mois , fut soumis à l'usage de la pendant un mois , puis remis au régime ordinaire , et enfin plus tard \ V\ la matière colorante. Ses os offraient alternativement deux couches blanches et couches rouges, correspondant chacune , les blanches au régime ordinaire, rouges à celui de la garance.
En même temps que des couches nouvelles s'ajoutent successivement en des couches primitives, celles-ci se résorbent ou disparaissent successivemeA couche la plus ancienne ou la plus rapprochée du canal médullaire disparait bl mière, puis après celle-là la couche placée un peu plus en dehors. Lorsque I'ié de platine dont on a entouré l'os est retrouvé dans le canal médullaire , c'etf tout ce qui était formé au moment de Tapplication de l'anneau a disparu, et tari qui est en dehors de l'anneau s'est formé à partir du moment où celui-ci a élèl pliqué; conséquemment, Tus primitif, l'os ancien a été résorbé pendant qoe^ formé Tos nouveau.
L'accroissement en longueur s'effectue par le développement de conches velles entre le corps de Fos et les épiphyses de ses extrémités, c'est-à-dire àâ couche cartilagineuse qui unit ce corps à ces épiphyses. Hunter, ayant pnM deux trous sur la longueur d'un tibia de porc , retrouva ces deux trous, qJ l'animal fut arrivé à son développement complet, à la même distance Tunde frf qu'au moment où ils furent percés et remplis d'un grain de plomb. M. FkMVfd implanté des clous d'argent sur le tibia de jeunes lapins; ces clous sont toqii restés à la même distance que primitivement, quoique la longueur totale 4el eût augmenté d'un tiers. Tout l'accroissement en longueur s'est fait entre le d et l'extrémité de l'os, car, entre chaque clou et la lame cartilagineuse de répi|Éf correspondante , la distance primitive a doublé , triplé ou quadruplé , suivait durée de l'expérience. Une autre preuve de ce mode d'accroissement en loogai est donnée par le régime de la garance, que l'on fait suivre par le régime avant de sacrifier les animaux. M. Flourens a vu la partie moyenne de l'os rouge, et aux extrémités, vers les cartilages épiphysaires, une couche blanche farti après la cessation du régime de la matière colorante. Cet accroissement contiaoefl que les cartilages épiphysaires persistent ; mais il cesse une fois qu'ils ont di
Pendant l'accroissement , il y a dans les os formation et destruction Le développement d'une couche nouvelle s'accompagne de la destrortlM M couche ancienne ; l'os se renouvelle complclcment , la matière qui le fermait ^ mitivemcnt disparaît peu à peu, à mesure qu'elle est remplacée par une viMM nouvelle, la forme seule se conserve ; seulement , comme la foruiaiioa prc» sur la destruction , l'os augmente sensiblement de volume et de poids.
DIS PHiNOMÈIfIS SPtClAUX Dl LA NUTRITION. S05
Du» ce trtvail de formation , le périoste et la ineinbrane médullaire jouent ira
! capital que les expériences nous permettent d'apprécier avec exactitude. Duhamel avait été conduit, d'après ses propres observations , à considérer le péî comme l'organe générateur de l'os ; l'ossification progressive des lames du Bte suffisait, dans son opinion, à l'accroissement en diamètre des os. M. Flou- I est arrivé k établir expérimentalement que la formation de l'os a lieu dans \ membrane; il a réséqué sur le chien un segment de côte en conservant le ste au niveau de la partie détruite. Les extrémités de la côte ayant été mainte- ; h distance , le périoste s'est tuméfié et épaissi ; il s'est développé dans ce pé* ) V devenu comme cartilagineux , un ou plusieurs petits noyaux osseux bien Dis et sans rapport de contiguïté avec les extrémités de la côte. Peu à peu ces BOX ont pris de l'extension; ils ont comblé l'espace résultant de la résection, et sent ils ont reconstitué la portion osseuse détruite et rétabli la continuité ; les deux bouts de l'os costal. Les os longs dont la membrane médullaire a été ite sont morts, et un os nouveau, de même forme que l'ancien, a été reproduit ' le périoste laissé intact; l'extrémité scapulaire de l'humérus, l'extrémité inféoda radius, enlevées, se sont régénérées. A la suite de ces opérations, le périoste i taniéfié et a laissé apercevoir des noyaux osseux dont l'accroissement graduel ODStitué les parties détruites. Enfin le périoste lui-même détruit se régénère, ^après s*étre régénéré , il reproduit les |)ortions d'os enlevées ; c'est aussi cette .^faoïbrane qui, d'après M. Flourens, foi me le cal : « Quand un os est fracturé, le ^ poste commence par se tuméfier, par se gonfler, par envoyer des prolongements Mie les bouts d'os rompus , et ceci est pour le périoste le premier progrès ; le progrès est de s'attacher à ces bouts et de s'unir à la membrane médullaire, lil parait dans le périoste un ou plusieurs noyaux osseux ; ces noyaux osseux se ppent, détendent, touchent de chaque côté à chaque bout d'os rompu, et la est remise. » Conséquemment , le cal se formerait de la même manière lies couches osseuses destinées à accroître l'os en longueur ou en largeur. 1 est incontestable que le périoste remplit un rôle important dans le travail foror de Tos , puisqu'une fois cette membrane détruite l'os meurt totalement ou ises couches superficielles seulement; mais il ne me semble pas encore bien Btré que la formation de la substance osseuse ait lieu dans l'épaisseur même I périoste, car cette substance peut s'organiser en dehors du tissu de la mem- I et aux dépens des matériaux fournis par les nombreux vaisseaux qui, de la \ interne du périoste, pénètrent dans le tissu do l'os.
ipart que prend la membrane médullaire à la formation ou à la nutrition de Btribue à la nutrition des couches internes par les vaisseaux nombreux qu'elle dans leur épaisseur. Aussi, lorsqu'elle est détruite par suite de i'introduc- |d*UD corps étranger dans la cavité interne de l'os, celui-ci meurt, et le pé* e, demeuré intact, forme un os nouveau qui enveloppe complètement l'os ancien. Btérieur de l'os nouveau apparaît une nouvelle membrane médullaire qui répeu à peu l'os ancien, devenu libre et tout à fait privé de vie. Ce rôle de lion que la membrane médullaire remplit manifestement , aussi bien à l'état al que dans diverses conditions accidentelles, ne la rend pas impropre à for* * ou à reproduire l'os en diverses circonstances. L'expérimentation apprend en
396 OB LA NUraiTION.
effet, comme Ta fait voir M. Flourens , que , si Ton délralt totalemeiit le fbnm d'un os, celui-ci meurt, sinon en totalité, du moins dans les couches eiiMeon et la membrane médullaire produit un os nouveau à l'intérieur de rosandei.
Le mode de formation et d'accroissement des os , tel que je viens de l'indifi d'après les recherches de M. Flourens, ne saurait être mis en doate; les objecÉ qui se sont produites contre lui ne lui portent pas d'atteintes sérieuses. D'aboi4 fait de la coloration du tissu osseux , signalé depuis peu dans toute b niasse del et principalement dans les parois descanalicules, prouve seulement que la rouge y a été portée par les vaisseaux sanguins de ces petits canaux; supposer que les couches qui se colorent fortement en rouge par la garascei soient pas formées pendant l'usage des aliments auxquels cette substance est il n'en resterait pas moins démontré : 1<* que l'accroissement en diamètre de l'addition de nouvelles couches à l'extérieur des couches anciennes; 2* qoe croissement en longueur tient à la juxtaposition de couches analogues dév< aux extrémités des os, dans l'épaisseur des cartilages épiphysaires; 3* qs'i dans la cavité médullaire résorption progressive des couches anciennes,
Les phénomènes de la nutrition dans les couches osseuses formées et daostai dont le développement est achevé sont assez obscurs ; ils ne peuvent point être en évidence comme ceux de l'accroissement. Cependant , certains faits sont dei ture à en donner une idée vague : d'abord, le travail nutritif est plus actif das os des jeunes animaux que dans ceux des adultes ou des vieux sujets. On sa les os des premiers sont plus mous, plus faciles à diviser et plus riches et seaux: aussi se colorent-ils avec une rapidité étonnante sous l'influence de bi rance. Duhamel a vu des os devenir de couleur de chair en vingt-quatre d'un rose vif en trente-six heures et d'un rouge Intense en trois jours. M. rens a constaté qu'il suffisait de trois à cinq heures pour donner une coloni ^sensible aux os des jeunes pigeons et de vingt-quatre pour les teindre compi ment dans toutes leurs parties les plus déliées, sans que les tendons , les les cartilages ni aucun des autres tissus de l'économie prissent la moindre teil rougeâtre; au Contraire, en dix-huit à vingt jours, c*est à peine si les os vieux pigeons prennent une coloration appréciable. Il est très probable, par quent, que, dans le jeune âge , le plasma sanguin est plus abondamment di à la trame osseuse qu'il ne l'est plus tard ; il est probable aussi que ce phstf i convertit plus rapidement m substance osseuse à cette première période qoe les âges subséquents. Quoi qu'il en soit, les os , en vieillissant, augmentent de sistance , de dureté et de pesanteur spécifique ; leur vascularité diminue rablement, ainsi que la quantité et le diamètre des canaliculc^ osseux seniotd' aux vaisseaux. Leur surface change d'aspect : les lignes y deviennent plus saill les rugosités plus âpres, les excavations plus profondes ; la cavité médullaire s> dit beaucoup, les cellules des os courts deviennent plus larges, Tampleurdes augmente, la forme de certains os du crâne et de la face se modifie.
La nutrition des os emploie une quantité considérable de matériaux plaWI*. elle exige d'abord une substance azotée insoluble dans l'eau froide, et à Uqodle^^ vient de donner le nom d'osséine , sul)stancc qui se réduit en gélatine par \'^ de l'eau bouillante, et présente constamment les mêmes caractères à toutes I^P'
BBS PHÉNOMÈNES SPÉCIAUX DK LA NUTRITION. 397
e l'ofisiflcaiioD, à tous les âges de la ?îe et dans tous les animaux. Elle exige pour un certain nombre d'espèces, une autre matière azotée, blanche, *eDte et très soluble dans les acides ; enfin, d'après les intéressantes res de M. Fremy (1), du phosphate de chaux , du carbonate de chaux , du ite de magnésie , du phosphate ammoniaco-magnésien , du fluorure de câlin faible quantité , et des sels solubles, sulfates, phosphates, chlorures. Ces divers sels ne sont point combinés, mais simplement mélangés à la organique.
es les analyses de M. Frémy, les os renferment en général une quantité phatc de chaux qui s'élève tout au plus à 64 pour 100, à iO pour 100 de te calcaire, et à 2 centièmes de phosphate de magnésie. Leur composition est 'es identique dans les quatre classes de vertébrés, et parmi des animaux les Mgnés les unç des autres, sous le rapport de leur organisation, de leur régime nilieux où ils sont appelés à vivre ; elle est la même dans l'homme, le lion, int, le veau, le lapin, le cachalot, l'autruche, la tortue, etc. Néanmoins, les herbivores contiennent plus de sels calcaires que ceux des carnivores; ceux laux ont un peu plus de ces sels que les mammifères carnivores ; ils ne rent plus qu'une très faible quantité d'éléments calcaires dans les poissons îneux.
jue les os commencent à se former, ils offrent la constitution chimique qu'ils t conserver pendant tout le reste de la vie. Les points osseux qui apparaissent cartilage du fœtus ont tout d'abord les mêmes sels, et ceux-ci sont associés s mêmes proportions qu'à l'âge adulte avec la matière organique, dont la é demeure également à peu près invariable. Les parties osseuses de nouvelle ion, le cal dès qu'il est arrivé à l'état solide, présentent aussi la composition e; enfin les différentes couches concentriques des os, c'est-à-dire les plus Jiées du périoste et les plus voisines du canal médullaire, ou les couches onent d'être formées et celles qui sont à la veille d'être résorbées sont chinent identiques ; seulement la substance spongieuse a plus d'osséine et de sels que la substance compacte.
s le travail de l'ossification, il se forme donc un os solide â la place de l'os ^ineux. La gélatine, qui ne précipite ni par l'alun ni par l'acide acétique olfete de plomb, remplace la chondrine qui, au contraire, est précipitée » réactifs, et immédiatement, dans chaque point où naît le noyau osseux, se nt déposés tous les sels précédemment indiqués. Chacun de ces points a ses lox, ses canalicules, ses corpuscules osseux caractéristiques, et constitue dès I os parfait. Toute la partie qui reste cartilagineuse conserve sa chondrine, ités avec lears granulations, sa proportion fort minime de substance miné- Les cartilages épiphysaires eux-mêmes se maintiennent tels jusqu'à l'âge où ils disparaissent complètement.
différences d'aspect, de dureté ou de fragilité que les os présentent suivant maoxetaax diversâgesdelavie, paraissentdonc tenir à la constitution physique
ÏKkerehês ekimiqves ïïur les os, — AntMles de chimie et de physique, 3* série, [.Janvier 1855, p. 47.
398 DB LA NDTRlTIOir.
de ces parties, c*esl-àHiire au degré de densité de leur sobsttnce compacte, i proportions du canal médullaire, à Tépaisseur de ces parois, à la quanlilé des ou d*eau qui peut imprégner leur tissu, et non à leur composition chimiqie reste identique avec elle-même , comme le montre le tableau soÎTant eitnÉ mémoire de AI. Fremy.
NOMS DU ANIMAUX KT DKt OS AMALTSii.
FŒtus(sexe nissculin, à mois). Fémur.
Homme de ^0 ans Fémur.
Femme de 97 ans Fémur.
Momie égyptienne (femme). Fémur.
Chienne Fémur.
Jeune lionne ........ Fémur.
Morse.
Lapin
Élépliant des Indes.
Rtiinocéros de Java
Veau mort-né Fémur.
Veau de 5 mois Fémur.
Vieille vaclie Fémur.
Bœur. Humérus
Taureau Fémur.
Agneau Fémur.
Mouton Fémur.
Clievrcau Fémur.
Caclialot
Aigle
Poulet
Dindon
iTortue de terre (carapace)
Crocodile
'Orocliet
Ilaîe ( cartilages)
PU08PHATC chaux.
PHOtPBATC
de magnësle.
1,2 4,5 U5 1,4 4,2 2,8 4,7 4.2 2,7 4.7 1,5 4,5 4,8 4,2 0.5 4,7 4,4 4,2 4,2 0,5 4,2 traces.
Il est quelques parties dans Torganisme, telles que IVpiderme, les épiti ]a corne, les poils, les plumes et les dents, dont la forjnation et le renouvelle tiennent à la fois de la nutrition et des sécrétions. Ces parties, complétenieot | véos de vaisseaux et de nerfs, ne paraissent le siège d'aucun travail moléculaifC^ interstitiel qui leur soit propre, et leur accroissement résulte de Tadditiondei velles couches qui se développent entre les couches anciennes et les parties rin qui leur fournissent les éléments de composition. En elles, la nutrition va sel trersous un aspect qu'elle n*avait dans aucun des tissus que nous avons rapid< passés en revue.
I/épiderme de la peau et Tépithélium des muqueuses sont constitués pir fi sieurs couches de cellules réunies les unes aux autres d*une manière pliisoai intime. Dans les couches profondes ou de formation récente, les cellules tépX^ pleines de liquide, ont un noyau bien distinct, et beaucoup d*entre elles renfiff^J (le la matière colorante. Dans les couches superficielles, les cellules ï pi^ ^ épaisses semblent avoir perdu|leur ^contenu; beaucoup ne cooierveiitpto'^
DBS PHÉNOMÈflBS SPftClAUX DE LA NUTRITION. 399
et la plopart ont pris une configuration différente de celle qu'elles possédaient ! principe. Les premières forment à la peau ce qu'on appelle le pigment et le laqueux de Malpighi ; les secondes constituent Tépiderme proprement dit. aqueuses, le nombre des couches de cellules épitbéliales est généralement isidérable ; quelquefois même, il n'y en a qu'une seule, et les cellules qui ent étant faiblement unies entre elles, se dissocient ou se désagrègent avec réme facilité.
Mrmaiion des épithéliums ne résulte pas d'une sécrétion opérée, soit par le ! la peau ou des muqueuses, soit par des organes particuliers que les memtégumentaires présenteraient dans leur épaisseur ; elle tient au développe- )onlané de cellules dans le plasma que les capillaires exhalent à la surface ! de la membrane. I^ formation des cellules dans ce plasma ou ce cytoblas- :omme rappellent les micrographes, s*opère d'elle-même avec une grande \ sous rinfluence des causes qui déterminent la formation des globules dans ï, la lymphe et le sang, et celle des cellules et des fibres dans ce plasma a milieu de la trame de toutes les parties. Elle s'effectue continuellement, (le lie le nombre des couches cellulaires augmenterait dans une proportion illisi les couches superficielles ne devaient pas se détruire. Mais comme il s'use rieur une couche de cellules en même temps qu'il s'en développe une autre face du tégument, l'épaisseur totale de Tépithélrum reste à peu près inva- Les feuillets, naguère profonds et récents, deviennent bientôt superficiels ïns, remplacés par d'autres qui, à leur tour, ne tarderont pas à être amenés rieur.
ellules épitbéliales, une fois formées, ne conservent pas toujours leurs caracimitifs ; elles éprouvent dans la série de leurs âges successifs des changerès appréciables qui portent principalement sur leur forme et leur contenu. ! principe, elles sont sphéroïdales et gonflées par des liquides, et même par ;, si Ton s'en rapporte à l'assertion de Henle. Peu à peu elles deviennent lales en se serrant les unes contre les autres ; leurs parois s'épaississent ; leur devient moins distinct, et disparaît même dans un certain nombre ; enfin ntenu se perd. Une fois arrivées à la surface, elles s'enlèvent, réunies par lames furfuracées. Tous ces changements sont étrangers aux vaisseaux, e l'épiderme et les épithéliums en sont dépourvus ; ils tiennent à l'action des extérieurs.
différentes formes que prennent les cellules épitbéliales en s'organisant, les caractères de leur contenu, ne sauraient s'expliquer d*une manière saiisfai- Rien ne paraît expliquer pourquoi ici on voit se développer Tépithélium eateux, là Tépithélium à cylindre, plus loin Tépitiiélium vibratile. Rien ne loone la raison du développement de cellules pigmenlaircs en certains points, f absence en d'autres points très voisins des premiers. Les forces vitales s'enttt dans un mystère aussi impénétrable pour les productions les plus simples (MIT les plus compliquées; mais elles conservent ici, comme partout, les ères d'après lesquels elles organisent la matière en vue d'une destination ^ et rigoureusement déterminée, épitbélioms pavimenteux de la peau* de la muqueuse buccale, œsophagienne,
2iOO DB LA NUTRITION.
de celle de Teslomac d'un certain nombre d'animaux, jouissent d'une fixité qse n'ont pas les épithéliums de l'intestin grêle, des conduits excréteurs des glanA», dont la mue est pour ainsi dire continuelle ou opérée à de fréquents intenralles;ii se constituent aux dépens d'une substance gélatineuse associée, d'après les anaWii de M. Fremy, à environ 3 centièmes de matières minérales, comme on le lÉ surtout chez les reptiles dont l'épiderme, épaissi, est devenu écailleox. Ânan doit admettre que, dans le travail de formation des cellules épithéliales, au a du plasma qui s'est échappé du réseau des capillaires muqueux, les éléments fî ne servent point à la constitution des cellules sont résorbés insensiblement pvkl vaisseaux qui les ont fournis.
Le tissu corné qui forme des enveloppes résistantes au pied des animaux, èi armes à certains d'entre eux, des ornements à quelques-uns, se produit par ■ mécanisme analogue à celui qui donne naissance à l'épiderme, dont la corne l'ci qu'une simple modification physique.
Ce tissu est constitué d'après les observations de MM. Gurtl (1), Delafond (2)cl H. Bouley (5), par des tubes cylindriques légèrement évasés à leur origine piv emboîter les papilles du tissu sécréteur. Ces tubes, vides dans une grande p«É de leur étendue, remplis souvent vers leur extrémité libre d'une substance sp» gieuse, sont parallèles les uns aux autres, formés de couches concentriques réd< tant de la superposition de cellules épithéliales plus on moins déformées, unmp, nue matière amorphe, comme le sont les cellules épidermiques. La corne des du cheval et des autres animaux, celle des appendices frontaux des rumiaants] sente cette structure simple avec quelques modifications dans la forme, le diaoïM^ l'arrangement des tubes et le degré d'altération des cellules qui entrent daos Wf constitution. ^
Les productions cornées, quelles que soient leur forme et leurs propriétés ques, sont composées par une matière hygrométrique, flexible, élastique, ii dans l'eau, soluble dans les acides et dans les alcalis, matière dont la nature oll même que celle des substances protéiques, c'est-à-dire de l'albumine, delà et de la gélatine, comme Pont fait voir les analyses de Scherer et de 31. Celte matière isomérique à celle qui forme la trame organique des os, est à de la graisse, des sels et même à du soufre, et à des traces de fer. ' T
la corne se forme et s'accroît comme l'épithélium des muqueuses et l'épHu^/" -' cutané , à la surface externe de la peau, plus ou moins modifiée dans son épaisseur et son degré de vascularité. Au pied des solipèdes et desraoïii la peau, arrivée à la naissance de l'ongle ou du sabot, se renfle et se dispo^fl^ bourrelet circulaire, épais et héris.sé de volumineuses papilles coniques ; aode ce bourrelet, et sur toute l'étendue de la face antérieure de la première lange, le tégument aminci offre une infinité de petites lamelles parallèles b aux autres, dont la face externe est dépourvue de prolongements papillaires; b la face inférieure de cet os, le tégument reprend des papilles, semblaUn
(1) Henle, Anatomie générale, Paris, 1843, 1. 1, p. 289 et soîv.
(2) Recueil de médecine vétérinaire, t. XXII.
(3) TraHéde l'organisation du pied du chevaly 1** partie, p. 128.
I>ES PIÎÉNO^iÈNKS SPÉCÏAirX DE LA NUTRITION. 401
leos près à celles du hourrdei. De nu'me, h chcvilfe osseuse du frontal qui p4)rle chaque corne, est recotnerle û'ini prolongemeut cuiaué très vasculaire, le en papilles; la peiiu qui produlL là cliâujgiie des solipèdes, les ergots d*uii id nombre de mammifères ongulés» a, au-deiisousde la corne, la structure velouet papilbire qui, eu dêrmitive, ji'ef^t que L'exagérattou de la structure que cette nbrane offre dans tout le reste de son étendue. Ce sont ces portions tégument air es lifiées qui deviennent tes organes générateurs de la corne ; elles n'ont pas tlans leur ||ior de glandes particulières chargées de fournir la matière cornée. Les vatsseauî «m seulement exhaler à leur surface le plaiâma dans lequel se développe ntiïponment les cellules cornées, et ces cellules, |ïar Tordre de leur évolution succeset par Tageucement forcé que leur impriiuenl les papilles et les lamelles du 1 fixant, prennent, suivant les polnbir la forme de lobes, ou conservent celle de es, de plaques ou d'écaillés irrégulîères. f,e mécanisme de celte formation, Uement le même que celui des épitbélitims, n'en dilîère que par plusieurs parliantes accessoires-
ur le pied des solipèdes, par exemple, toutes les parties du tégument, en rapport avec ihott jouissent de la [>ropriéiéde fournir le plasma qui se transforme en matière née : c'est ce que les o[îérations les plus simples démontrent lotis les jours. Dès une partie du ilhsu sous-Jacent à l'ongle a été mise à découvert, elle se recouvre ne couche de matière jaunâtre, molle, dont Tépaisscur et la consistance augmenlcut dudlement, matière cornée de nouvelle formation destinée h remplacer celle qui té enlevée. U^h toutes les parties du téguoietit sous- corné ne prennent point r part égale et uniforme à la productîoit de la corne nouvellei et par conséquent, ïliede Tongle dans l'état normal. Les expériences de MM. Henanlt et FI, Bonley tppris que les parties jMJurvues de papilles, c*csl-à-dire le bourrelet, le tissu mi de la sole et delà fourchette possédaient seules la propriété de donner nais- De à de la corne fibreuse, pourvue de tubes, tandis que les jKiriies lamelleuses I papilles, comme le tissu podophylleuï, ne produisent qu'une corne homogène I fibres et sans tubes, bien qu'elle soit, comme la première, conistituée par des nies. Ainsi, le bcmrrelet donnerait naissance ^ la paroi dont les couches proies, lamelteuses, proviendraient du tissu podophylieux qui la fusse la face anté- (re de la troisième pliaïange. Le tissu villeux qui recouvre la face inférieure de Dset du coussinet plantaire servirait à la formation de la S4ile et de la fourchette, ^slc travail générateur de la corne, les jiarties légumenlaires sous-jacenles à gte ne paraissent nullement jouer le rôle d'organes de sécrétion ; elles ne prétnt point dans leur tissu la matière cornée; celte matière n\ est pas formée par foîîicules ni par de^ glandules * elle se produit à leur surface aux dépens du atu eihalé par les capillaires, comme l'épider me se produit à la surface du derme s le plasma qui îi' échappe des vaisseaux de ce dernier, comme la substance ïlbje »e forme à la face interne du périoste aux dépens des matériaux dérivés des fefiux de celte membrane tjbreusc. Foutes les jNirties de la surface extérieure tégument sous-corné y concourent propurtionnellement h lenr degré de vascuté. Aucune d'elles n'a à cet égard de privilège exclusif Les |îapilles doivent y idre part, de même que les Linjelles, n ces parlies proéminentes partagent
fropriétf aiec les espaces? intei pnpillaires et intet-bmellaires qui eu jouislî. 2t)
i!l02 DB LA RtlTRlTION.
sent d*une manière incontestable ; car la formation de la corne s*opère les surfaces où les papilles et les lamelles ont été excisées, et avant qu'elles sesoietf régénérées. Seulement, ces appendices servent, en outre, de moules à la madlR cornée, comme le ditafec tant de justesse M. H. Bouley. Ce sont lespapiDesqiiài* lient b la corne la forme tubulense, ce sont elles qui déterminent le nombre, li én^ âon, la forme des tubes, de même que la papille du bulbe pileux entraîne liim du poil et sa cavité centrale ; de même encore que la proéminence oaaeusedoirarii tapissé par un prolongement dermoïde, donne forcément à Tétui corné lifav i d'un tube conique et creux ; enfin, ce sont les lames podophylletnes qui foninp^ duire à la coriie, en dedans du sabot, la disposition qu'elles affectent dles-nèoei
L'accroissement des productions cornées s'effectue sans interruption dusak dont l'usure est continuelle, et il ne se continue que' jusqu'à nne certaine Wl dans celles qui ne doifent pas éprouver d'usure bien sensible ; il a lieocfltfl celui de l'épiderme, par une formation de substance cornée à la surface do liH générateur , de telle sorte que les parties les plus profondes sont les plus réoetfl mais la disposition des parties vivantes apporte quelques modiflcations an setfh' cet accroissement. Dans le sabot des solipèdes, l'accroissement de la piroiiil du bourrelet vers le bord inférieur du pied ; car si l'on trace une ligne transufllt près du bourrelet, on voit cette ligne descendre peu à peu et finir par arriitfi bord inférieur de la paroi. Ace moment, toute la corne qui, dans le principe, a» Uit depuis la ligne jusqu*à la partie inférieure du pied, se trouve usée, et toatecd qui est supérieure h la ligne s'est formée pendant Fusnre de la première. La cm de la sole et de la fourchette s*accroit aussi de haut en bas, c'est-à-dire de hfâ adhérente vers la face libre ou inférieure. Si Tusure du sabot compense eiactcflfl Taccroissement, cette enveloppe cornée conserve ses proportions normales. Si,l contraire, le sabot ne peut s'user suffisamment, comme chez les animaui prirf d'exercice, condamnés à une inaction absolue, ou chez ceux dont l'ongle est pfl tégé par le fer, le sabot s'allonge et prend peu à peu des proportions qu*il n'iopil jamais dans les conditions où la nature a placé les animaux.
Les productions cornées éprouvent quelques variations sons le rapport de hl propriétés physiques et de leur accroissement aux divers âges de la vie. Elles afp raissent dès les premiers mois de la vie fœtale sur le cheval et les ruminants, faM sons forme d'une substance pâle, jaunâtre, très molle, ayant beaucoup d^asali^ avec la corne de nouvelle formation qui se produit à la surface des tissus déoail Le pigment noir ne s'y montre pas dès le début ; mais dès qu'il s'y fait obseni les parties du tégument sousjacentes à la corne noire possèdent la mètxieaiàâ dans leur couche superficielle, et au niveau de ces parties colorées, les cdlatolî se forment se remplissent de corpuscules pigmentaires. Les cornes frontales desrrti nants se développent seulement après la naissance, à partir du moment on uwit de l'os du front se dessine pour soulever la peau, jusqu'alors couverte de puîlil portion du tégument qui enveloppe cette proéminence se modifie ; ses papilles skyi* trophienl, et bientôt celte portion se trouve recouverte d'un petit cône de an^ cornée tenant lieu d'épiderme et de poils. A mesure que l'animal avance en J^ le support osseux augmente de volume, et il se forme à la surface du téguuieni unSt qui le recouvre de nouvelles couches qui chassent devant elles les plus aocifii*
DBS PHiNOMÈNIS SPiCIAUX DE LA NrTRtTION. /VOS
M, là corne résulte-t-elle réellement d'une succession de cornets emboîtés les uns I les autres, cornets dont le premier est à la pointe, et le dernier, ou le plus ré- :, en contact avec le support osseux. Ainsi, Taccroissement de la (^rne ne pros pas seulement, comme on l'a dit, du bourrelet qui existe à sa base, il 8*opère iltanément dans tous les |)oints du tégument qui tapisse le support osseux (1). ■ régénération des parties cornées détruites s'effectue aisément si les téguments i-jioents sont intacts; elle peut même se faire encore si ces téguments ont élé Dits eot-mémes, do moins en partie, dès que leur reproduction préalable a pn r lieu.
es poils de différentes sortes qui se trouvent à la peau, ceux qui existent k la laeose buccale de plusieurs rongeurs, à la muqueuse intestinale des solipèdes, et 1, ceox qni se développent accidentellement sur la conjonctive et sur d'autres ibraoes muqueuses, ont, par leur mode de formation, d'accroissement et par nature, la plus grande analogie avec la corne et les productions épiihéliales. Ils formés d'une couche corticale extérieure très dense, d'aspect ûbreox, et d'une (Unce médullaire centrale, spongieuse, granulée. La première constitue une e de tube très Gn dans la cavité duquel la seconde est déposée. Toutes les deux iltentde l'agrégation de cellules plus ou moins modiûées, cellules très allongées s la couche extérieure, et I peine déformées dans la partie médullaire où se trou- I, quand les poils sont colorés, une certaine proportion de cellules pigmentaires. La base du poil incluse dans un follicule, se trouve implantée sur une papille co- [M, analogue k celle qui se voit au bourrelet et au tissu vitleux de la face plantaire pied des animaux ongulés. C'est ce bulbe énormément développé i la base des p poils roides de la moustache du cheval, du lion, de Thyène, du chat, qui lem l'organe sécréteur du poil, et qui fournit à cette production les matériaux ccroissenientet de régénération.
L4 formation et l'accroissement des poils a lieu aux dépens du plasma exhalé dans iftfitè folliculaire. Les cellules qui naissent de celui-ci s'allongent et s'unissent I intimement pour former la couche corticale, et elles se modifient moins dans ttrtie centrale ou médullaire, au milieu de laquelle les cellules pigmentaires sont hilement reconnaissabtes. Les substances qui constituent chimiquement la pro^ tien pileuse sont assez nombreuses : la principale d*eiitre elles , de nature pro- 1^, parait être isomère avec celle de Tépiderme, de la corne, avec Tosséioe» Afin avec la fibrine et l'albumine , dont elle se distingue cependant, d*après lerer, par on léger excès d*azote et d'hydrogène. Le reste, d'après les analyses l^aaqoelin , est une huile blanche et une huile brunâtre, auxquelles on a attribué dÎTerses nuances de ces productions; du phosphate et du carbonate de chaux, l*oxjde de manganèse, de l'oxyde et du sulfure de fer, de la silice et du soufre ; * on n'a pas encore examiné comparativement les productions pileuses dans les tUnix,où elles se montrent avec tant de caractères diiïérent.s. iM. Chevreul a ^é la laine brute de mérinos composée ainsi cju'il suit : matière terreuse qui se ^dans Peau avec laquelle on la IaYe/26,06;suintsolnble dans Teau froide, 32. 7/i;
î Vo|. Obiercationt sur la végétation des cornes, Duverney, (JEutt-as ancUomiques, t. 1, ^9, — ConskÈércUions amlomo-physiologiques sur les cornes frontales de Vespèc9 ^^ par M. Nomann, d^tJtrecbt, 18i7 {BibUothèque vétérinaire).
hQlx DE I.A NUTRITIOK.
graisses particulières, 8,57 ; rantière terreuse ûxée par la graisse, 1,40; laine [«»• prement dite, 31,23.
t*acerois$Aiient des poils dérive de la juxtaposition de nouvelles cellalesih partie incluse dans le follicule, de telle sorte que chaque segment d'oopoUestd*» tant plus récent qu'il est plus éloigné de Textrémité libre. Cet accroissaMi est continu , mais plus rapide dans certaines conditions et plus lent dans d'aotn Ses matériaux étant fournis plus abondamment dans telles circonstaocesqoete telles autres , on voit chez quelques animaux , le mouton notamment , le dimili dn brin de laine offrir des inégalités considérables ': ainsi , toute la partie do In qoi s'est formée pendant une maladie ou pendant une période d'insuffisante i* mentation est plus étroite que celle qui est au-4essus et plus étroite aussi qoek partie produite ultérieurement. La même particularité, si elle se reproduit psieurs fois, donne Timage de ces cercles alternativement en relief, eteo creQi.fi présente le sabot des chevaux affectés de fourburo. Cet accroissement une (ois^ venu à un certain degré paraît s'arrêter, comme on le voit surtout aux longs pi des paupières, aux cils et aux moustaches du chat, à celles du cheval, aiosiqi divers observateurs, Duverney entre autres, en ont fait la remarque.
Les parties du poil qui sont formées, bien qu'elles n'aient ni vaisseaux »i mA ne sont pas tout à fait dépourvues d'une sorte de vitalité obscure que plusieurs^ semblent démontrer. Tout le monde sait que, dans beaucoup de maladies, ie pd du cheval devient terne et piqué, et qu'il reprend peu à peu , avec le reloorèk santé , sa souplesse et son brillant ; et personne n'ignore que les poils pemil éprouver assez rapidement des changements notables dans leur coloration. U * serait pas impossible que ces phénomènes dépendissent d'un mouvement capUliii des fluides qui imprègnent le tissu spongieux du poil et de ceux qu'il peut abi» ber continuellement à sa base.
La coloration des poils éprouve des variations remarquables, suivant les prii du corps, les âges de la vie et les saisons. Chez les chevaux, les porcs, ks ï^à et les chiens tachetés de noir et de blanc, les poils sont noirs dans les places ai| surface externe de la peau est noire , et ils ont les autres couleurs sur to»i^ points qui ne sont pas noirs. Le pigment noir apparaît dans le poil cornue disi corne, au niveau des points où la surface dermoïdc est elle-même recouT«rtlj pigment. Chez certains animaux, les i)oils, au lieu d'offrir une teinte uniformf toute leur longueur, se montrent sous des nuances différentes aux diven p de leur étendue, ce qui s'explique par les différences de teintes des pigoieob^ forment aux diverses périodes de l'accroissement. Plusieurs d'entre eux porteot leur jeune âge un pelage différent de celui qu'ils devront avoir plus tard , coDoei le voit pour le faon, le marcassin, les jeunes porcs, entretenus par grandes dans quelques parties de l'Amérique ; d'autres, et le nombre en est o prennent en vieillissant une robe un |)eu différente de celle qu'ils avaient) adulte , comme on le voit sur les chevaux gris clair, qui finissent par deuur que blancs, et sur ceux de certaines rohes, chez lesquels il apparaît de u< |)oils blancs aux tempes et au voisinage dos yeux. Knfin beaucoup sont rt^ quables par tes changenicnts de couleur que la rube éprouve suivant les s>n^' on cite à ce sujet le lièvre variable, des contrées du Nord; le renne, «loie^*"*
MS Pllfi!^0;ï]É!^£S SFËCIAIJV UË LA NUTIUTIUN. 405
été, blaîicbâlre eii hiver; le cerf de nos pays, doni le f^dage brun perd son laiH en atiloirine; le cerf de Virginie, qui devient cendré en hiver, de brun iiàtre {jult était pendant la belle saison ; le ditim, qui abamkmtie sur la un de la e saison son pelage hmù^ tacheté (Ee blanc, pour une robe brune uniforme, Nos ûtux domesikpies eux-mêmes n'ont pas leur pela^je d'hiver d'une nuance exaceut semblable à celle de leur robe d'été; néanmoins, quelques espèces entrete- 9 dans les ménageries I noiamment celles qui viennent des contrées chaudes, serT€nt un peliige d'une nuance invariable (1).
.a plupart des productions pileuses éprouvent une mue périodique au retour de bHo saison, aussi bien chez les animaux domestiques que chez les espèces qui m à rétai sauvage ; celles qui ne tombent pijint sont, sur les solipèdes , les crins » queue, de la crinière, du toupet, les |}oit& des lèvres , des ailes du nez, de la I grande partie de la face et ceux de l'extrémité mférieure des ntembresi à partir genou et du jarret.
lette mue périodique petit être prévenue par une tonte opérée périodique- Bt, Les chevaux qu'où prend rhahitude de tondre en hiver ne semblent plus rouver leur mue habituelle , et c'est probablement parle fait de celte opération e le mouton fait eiceptiou à la règle ordinaire, à la généralité des niammifères; r, iu rapport de yu Houbn (2), ta laine des moutons aniériciuns, qui ne sont pas Hdas au moment convenable, se feutre, se d é tac I le jiar plaques et se trouve tnlùt remplacée par un jM>il court» brillant, analogue â celui de la chèvre, et qui, »ttr toujours, tiendra la place de la laine.
i.« traVitii de formation, de croissance et de renouvellement des poils est modifié ■ehiut degré par les influences extérieures, surtout celles qui tiennent au cii- «L Plusieurs espaces propres aux contrées chaudes , comme l'éléphant , l'hippoùUioe Je rhinocéros et les tapirs, ont la peau nue; d'autres espèces^ qui vivent In» ces mômes contrées, ont le pelage moijis long et moins serré que leurs anai^ia qui bahiteni les reliions du Nord. Le b<Huf américain, qui, sur les bautesi tetlgoes, est couvert d'un poil serré très long, n*a plus qu'un ]mil rare et ûu ■B* h plaines voisines de l'équateur, ei s'y trouve jnéuje quelquefois à \mu près ^ U|>orc, dont les soies sont si rares et si rudes, acquiert sur les Andes un poil N|Hi, serré et même parfois, à la base de celui-ci, « une espèce de laine, » Les wdechevauî ont, dans les pays humides, des poils longs et grossiers àut uxtré- Wéi, et des poils phîs courts et plus fins dans les contrées chaudes, ce qui, du We, tst en parfaite harmonie avec l'état des productions cornées.
*^ plupart des modificaiions relatives au développement, â la chute, h la rep^o- *ctiijTides poils et aux variations que peuvent éprouver leurs projvriétés physiques 'V^ciit du degré et du mode de vitalité de la peau en général et de celui du bulbe "•Pifiiculfer* Les cbangemems |*roduits avec rapidité dans la partie du poil déjà for- J^JBultent sans doute ries (uoditications que subissent les sCx ré tious cutanées et Br%iiaiion di.' la substance du poil par les fluides qui parai.'isent parvenir et se «H;r dans sa [jartie centrale ou médullaire. Les changements de couleur dans ^paniedu poil peuvcui leuir à ce que, pendajit une certaine période de Tac-
11} ^*^^t VUiUotrâ natureUeik^ mammifères^ par GeoCTroy Saiat-llilatre et fr* Cuvitrr* f^i Mémùirm dêi tm^nis ëit-attgcrty ii25, t. VL p. :ti9.
ÀOë l>h Lk NUTRITION.
croissemeul , il se forme dans le bulbe plus ou moins de cellules pigmenttircs oa de ce que le poil fixe ou non des matières grasses colorées.
Les plumes, si remarquables par la variété de leurs formes et de leun cookm, sont produites suivant un mode analogue à celui des poils, mais beaucoup (dus oo«pliqué.
Dans les premiers temps de sa formation , la plume est incluse toat entiers im un follicule cutané , oblique et fermé. A l'intérieur du follicule existe uoe gd« b allongée, tapissée par deux membranes striées et renfermant une palpe oiolle, im u fluide, aux dépens de laquelle doivent se former successivement les diverses partia Lie de la plume. Peu à peu la gatne et son contenu s'allongent , cette gaine perce réfi" h derme et devient exubérante à la surface de la peau ; bientôt la gatue s'ouvre I M «• tour pour laisser sortir la pointe de la plume; celle«ci croît continaellemeot l> j^n base par addition de nouveaux éléments qui se juxtaposent à ceux dont la foraaiia est plus ancienne. Quand la tige qui supporte les barbes a acquis tCMite sa loogocfl; le tuyau se forme, acquiert de la consistance et une longueur de plus eu pli considérable ; lorsqu'il vient i se rétrécir à sa base , la pulpe , jusqu'alors très m culaire, se resserre , perd sa teinte rougefttre , devient jaune; sa partie flaidc H^ ratt , laissant au centre du canal une membrane transparente divisée par des d» sons transversales en une série de larges cellules. A ce moment , la gaine ot idt h la face externe du tuyau, et le développement de la plume est achevé (i).
L'évolution de la plume , assex compliquée quant à la fornM , est au foidifi près semblable à celle des poils. Schwann a vu que les matériaux dérifés à k -1^ ^ pulpe s'organisent en cellules dont les plus extérieures s'allongent et se trasiiBnsi^ ^ , en fibres, et dont les plus intérieures, celles de la substance médullaire de la ii^ » conservent même leur noyau pendant un certain temps.
Les plumes , de même que les poils , éprouvent une mue périodique doit l9 jf caractères offrent quelques variations parmi les diverses familles d'oiseaux : fl fi d'abord une première mue dans le jeune âge , qui substitue le plumage caractftiF tique de l'espèce au plumage de livrée ; puis il y a chaque année, en autonseU^ printemps , un renouvellement d'un certain nombre de plumes et même de la presque totalité de ces productions, comme on le voit pour nos de basse-cour. La régénération des plumes, spontanément tombées, s'opère c*'^^ ri celle des plumes arrachées aux diverses époques de leur développement ri^pi» forme d'abord une nouvelle gaine et une nouvelle pulpe, et la plume s'y produl*.!: # . s'y accroît absolument comme celle qui l'avait précédée. Au moment de ces ^^ ^j et dans leurs intervalles, la couleur du plumage change très notablemeat, coi^|v7 les naturalistes en ont fait depuis longtemps la remarque. En hiver, dit Arislote(^| • n merle devient roux, de noir qu'il était; la grive, qui, en été, porte des \0^] -» autour du cou , prend vers la saison des froids la couleur de rétoumesa ; b N^ jS* : a aussi le plumage changeant, comme le témoignent les vers d'Eschyle; k W^^^ pède, fauve en été, devient blanc en hiver. De même sus», beaucoup ttîÊ^ ^^a
' (I) VoyeiFr. Cuvier, Mémoires du Muséum, 1826, t. XIU ; Datrofhet, Mémtikn^ /"*^ nuques e( physiologùiues sur les végétaux et les animaux, Paris, 1837» t. II. (2) HUMre des animaux ^ livre IX, p. U37 et tuiv.
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seot. à l'âge adulte ou dans la vieillesse , un plumage différent de celui qui appartenait d*abord : le jeune cygne, d*abord gris dans sa jeunesse, devient t blancheur remarquable ; le goSland à manteau noir, qui, dans le jeune âget« icheté, devltnt blanc ; le grèbe huppé ne prend sa huppe noire qu*à un cerige ; le pygargue, Fautour de Gayenne, plusieurs vanneaux , le petit plongeoq, iouettes et beaucoup d'autres oiseaux, éprouvent de tels changements dans le âge, que souvent on a pris pour des espèces différentes des individus aux diven de la vie.
s dents sont d'antres productions qui, sous beaucoup de rapports, se rappro* : de la corne, des poils et des plumes.
es se développent chacune dans un follicule qui primitivement s^ouvre à la ce de la muqueuse buccale, et qui, plus tard, se ferme complètement. Ce jle porte sur son fond une papille molle, pulpeuse, diversement configurée, riche en vaisseaux et en nerfe, papille destinée h former la substance ébumée ibuleuse de la dent, qui se moule exactement à sa surface. Toute la face ne du follicule est tapissée d'une pellicule mince qni offre des saillies et des i analogues à ceux que présentera la dent une fois formée : c'est cette couche braneuse qui est affectée i la production de l'émail. Lors de la formation de nt, la pulpe donne naissance de dedans en dehors à des couches de substance née, qui répètent exactement la conûguration extérieure de la pulpe ; en même . is la surface interne du follicule verse, à l'extérieur de la masse éburnée, des hn d'émail dont l'épaisseur augmente d'une manière progressive. Les microbes pensent que la partie principale de la dent dérive des cellules iinoyaux et k ioles, dont la pulpe dentaire est composée dès le principe, 'ivoire de la dent dérivé de la papille est formé de petits tubes ou de fibres tleoses. à peu près parallèles les uns aux autres, et ouverts, d'une part, dans ivité dentaire, d'autre part, en dessous de la couche d'émail. Ces fibres, aoa* 1 divisées vers leur extrémité périphérique, laissent entre elles des espaces placés par une substance intermédiaire dans laquelle se montrent quelques Mciiles rayonnes, analogues à ceux des os, mais moins bien caractérisés. *teiil est constitué seulement par de petites aiguilles lubnleuses, prismatiques, iièes en plusieurs couches perpendiculaires à la surface externe de l'ivoire, à près comme les filaments du velours sur la trame de ce tissu, ^fia le cément, disposé en couches plus ou moins épaisses en dehors des Ml, dans leurs intervalles, en divers points de la parlie libre, et dans la cavité >N plus ou moins remplie de pulpe, parait avoir, d'après les observations de A», la textare intime de la substance osseuse, dont il possède les canalicules fecorposciiles rayonnes caractéristiques.
Ci trois parties constitutives de la dent ont, d'après les analyses de M. Lassaigne, <neliu8 et de M. Fremy, à peu près la même composition chez les animaux que l'iiomme. Ce dernier chimiste a reconnu, comme ses prédécesseurs : 1* que lii des dents, sans analogie avec la substance osseuse, renferme seulement 2 à Mièniet de matière organique, 3 à 4 centièmes de carbonate calcaire, une forte ortion de phosphate de chaux, du fluorure de calcium, de la magnésie et des sels ns ; 2* que Tivoire est à peu près semblable aux os, dont il diOère seulement
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