‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 104 sur 152 · PHOSPHATE DE CHAUX · texte numérisé non relu

PHOSPHATE DE CHAUX

PB06PHATE DE MAGHÉSIE.

CARIOIAI M <MàC

Dent d*ua bceuf (ivoire). . .

Deatd*imbœar (émail). . .

trace.

Deat d*aQ bœuf (cémeot). .

par un faible excédant de phosphate de chaux et de magnésie ; 3<* que le téaai^ dans le bœuf, par exemple, exactement la même composition que les os. .

L'accroissement de la dent a lieu, de même que celui des poils, de lalMseiV Textrémité libre, mais il nes*eflectue que dans des limites assez restreintes. Duill incisives et les canines, dont la racine simple est cylindrique ou légèrement c«Mii| les parties de nouvelle formation ne changent point la forme primitif e de la M Dans les molaires, au contraire, la configuration de la partie enchtoée se ooiii très sensiblement. Chez les solipèdes, la dent, au lieu de conserver à sa iMtfV forme primitive d'un prisme quadrangulaire cannelé sur ses faces, se décooi»^ trois ou quatre racines coniques creuses recevant chacune un prolongemeotàil pulpe. Dans ces trois espèces de dents, dont la racine se rétrécit à son eitrémlAll pulpe est progressivement resserrée et éprouve une sorte de compression qnii ^V longue, devient un obstacle à Taccroissemeut : aussi, celui-ci finit par s'arrM bienqueTusure continue. Il n'y a d'exception à cet égard que pour les incisiftf'* rongeurs, et particulièrement des lapins, incisives dont l'accroissement conûi^ pendant toute la durée de la vie, comme l'ont démontré les nombreuses recbertW de M. Oudet (1), et cela, en raison du diamètre uniforme de l'incisive dans Ni les points de sa longueur.

Le renouvellement des dents s'opère par la formation d'un nouveau geroc^ d'une nouvelle ca|)sule de môme structure que celle qui avait donné naissance^ll dent caduque. Cette capsule, placée en arrière de la dent primitive pour les*' sives, et en dessous pour les molaires, prend peu à |)eu du développem€Ol« ^" mesure que la dent nouvelle qu'elle contient augmente de volume, U pulpe f^^ racine de la première éprouvent une compression qui en détermine l'au^pbie^ duelle. Une fois que la dent nouvelle a acquis une certaine longueur, elle sort^i capsule percée et vient se montrer à l'extérieur, soit en perforant la maxillairedil muqueuse buccale, comme le fout les incisives, soit en soulevant par sa face W la dent ancienne, qui ne tarde pas à tomber, comme cela a lieu aux dents mdaii* Cependant, ce mode d'éruption des dents nouvelles n'est pas le mêmecbex toosM animaux. Chez l'élépiiant, par exemple, qui n*a h la fois que quatre molaires 'l c4iaque côté, deux en haut et deux en bas, les molaires nouvelles se dérelopfi^ en arrière des anciennes, qu'elles poussent obliquement eu avant à mesure qo^eV^

{i) De V accroissement condnu des incisives chez les rongeurs et de leur repreifÊcH^ Parif, iS50, in-8%

DE LA REPHODUCTION. i!i09

ent aa niveau de la table de frottement, et leur éruption est tellement réglée, n'y a jamais plus de quatre molaires pour les deux mâchoires du même

CHAPITOE XLVII.

Iâ travail par lequel se forment et s'entretiennent les diverses parties de l'orgame peut, en se modifiant dans certaines conditions normales ou accidentelles, mdaire les parties détruites et opérer la réunion de celles qui ont été divisées, ut en conservant alors ses caractères essentiels, il donne lieu à des phénomènes sarquables dont Tétude peut jeter de vives lumières sur le mécanisme de la for* ttion primitive des tissus et des organes.

Chez les animaux inférieurs, la régénération des parties détruites s'effectue dans I limites infiniment plus étendues que chez ceux qui occupent les rangs élevés de >^ zoologique. Le polype, divisé en deux moitiés, donne naissance à deux po- ^dont chacun reproduit la moitié qui lui manque. La planaire, fractionnée en neors segments, donne lieu à autant de planaires dont chacune régénère ce qui ifaitdéfaut pour constituer un individu complet. Les annélides, divisées transver* (ment.peuveut reproduire un assez grand nombredes anneaux enlevés. Lesasté- > reproduisent leurs rayons ; les mollusques, une partie de leur tête ; les crus* ^ les arachnides, leurs pattes; les lézards et les salamandres, leur queue, une ^des doigts. Mais chez les oiseaux et les mammifères, la régénération, extréme- Ot bornée, ne porte plus que sur des parties simples et tout à fait élémentaires, >une sur des parties plus ou moins grandesd'os, de muscles, de nerfs, de peau, etc., li la suite d'une destruction spontanée, soit par le fait d'une lésion accidentelle. ^k tissu osseux, la régénération s'effectue avec assez de rapidité. Lorsque les * des ruminants sont tombés, le tubercule frontal où la séparation s'est effectuée ^ ooe surface grenue qui laisse exsuder une lymphe coagulable. Bientôt cette ^se recouvre d'une peau noirâtre qui se continue avec celle du bourrelet cir- ■criTantla base du tubercule. Au-dessous de cette peau de nouvelle formation, àla ' interne de laquelle se développerait, d'après Cuvier, un périoste très vasculaire, %ve un prolongement osseux , d'abord mou, et dont la consistance augmente bellement. Ce prolongement s'accroît très vite, se divise pendant que la peau qui ^coaîresuit un accroissement proportionnel et qu'elle se recouvre de poils semles à ceux des autres parties du corps. Une fois le bois arrivé à son développement plet, la peau se fendille, se détache en lanières qui se dessèchent et finissent par )er, en hissant à nu un ornement dont la substance a exactement la constitution «

Coosoltei, pour les détails sur ce point, G. Cuvier, Leçons d'anatomie comparée, IL i Fr. Cavieri Dmts du mammifères, Paris, 1921 ; £. Rousseau, Anatomie comparée ttèm dentaire, Paris, 1827 ; Oudet, oav. cit.

410 0K Là NDTEITION.

chimique de toa$ les autres os, bien qu'il n'en ait pas Taspect et les autraa tères extérieurs. Cette excroissance osseuse, mise à découvert, se ramollit aa | où s'arrête le bourrelet cutané, et elle tombe vers la un de l'hiver ; puis il sefe des bois nouveaux qui prennent déjà en avril de 1 à 2 décimètres, et au coam cément de juin 3 à (i décimètres de longueur ; ces bois, an mois d*août, sedénoi complètement, un peu plus tôt ou un peu plus tard, suivant l'âge, req[)èoe animaux et les conditions de leur existence. Lesmâles qui ont subi la castratioae servent toujours les bois qu'ils possédaient alors, comme F. Guvier en a faitTofti vation sur le renne.

La mortification, et par suite, l'exfoliation et la chute complète de la peiif recouvre le bois pendant toute la durée de sa croissance, résultent, d'après ûmi de la compression et de l'oblitération des vaisseaux par les saillies osseuses M) loppées h la base du bois et an niveau du bourrelet. Mais la chute de kfâ n'est point la cause prochaine ou éloignée de la chute du bois, car celol-dw sans tomber, demeurer dénudé pendant plusieurs années et même pendant Ml vie de l'animal ; cette cause réside uniquement dans te travail de ramolliflfii qui, à la fin de l'hiver, s'établit au niveau du bourrelet cutané entre le boistf tubercule frontal qui le supporte, travail analogue, jusqu'à un certain point, l< qui opère la séparation d'une partie mortifiée d'avec celles qui demeurent vi

La reproduction des parties osseuses accidentellement détruites s'opère li dans de certaines limites, avec assez de facilité. Les expériences de M. Floarttf appris que, sur de jeunes animaux, des portions de côtes, la tête de l'hoiDl Pextrémité inférieure du radius se reproduisaient, pourvu que le périoste fût hl intact ; elles ont montré que ces parties se régénéraient même, mais avec pi* lenteur, après la destruction simultanée du périoste ; car celui-ci doit, danscei nier cas, se régénérer d'abord pour opérer la reproduction de l'os. LesosloBp'* la membrane médullaire a été détruite, meurent, et autour de l'os ancien p^^ vie, le périoste produit un os nouveau. Enfin, lorsqu'un os est fracturé, le pW* et le tissu cellulaire environnant se gonflent et laissent exsuder autoordelaMi ture un plasma qui s'épaissit et devient cartilagineux, puis osseux, tandis qtiel^ le canal médullaire un pareil épanchement s'effectue et éprouve les mêmes trf formations. Le cal provisoire, ainsi constitué, permet aux extrémités osseostf i se réunir à leur point de contact, puis, celte réunion définitive consolidée, !«• provisoire , tant externe qu'interne , se résorbe peu à peu pour rendre ï T*" configuration primitive, si toutefois la coaptation des parties a été parfaite.

Tous ces phénomènes de régénération des os sont remarquables en ce !•■ travail par lequel ils s'opèrent est essentiellement le même que celui de !'«*■ tion normale ou de la formation primitive des os ; car tontes les parties ossetB*" nouvelle formation passent par les phases de l'ostéogénie fœtale et acquièrestljj I fait les propriétés physiques, la composition chimique et la structure iotim^f appartiennent an tissu osseux (1).

Les cornes frontales, les ongles, les sabots, les châtaignes et les ergots des il pèdes, les poils, les plumes et l'épiderme, détruits ou arrachés, se reprodsi*

(I) Voyei à es sujet Govitr, ànaêomiô eomparm, 1. 1, pw 125 ; FloureBS, ow^ci^h^ 37, 50, 66 et tuiv. ; LetMrt, Annales de cktwrgiêf U X« etc.

' DE LA BBPBODDCTION. 411

., ateément. La matière épidermique, exhalée à la surface du derme, y prend très vite

^ For^anisation propre aux couches détachées ; les tissus sous cornés, mis à nu, se

découvrent promptement d*une couche nouvelle, très molle, constituée par les

mêmes éléments que la corne ancienne ; le poil et la plume arrachés ne tardent

pas II être remplacés par un nouveau poil on une nouvelle plume formés dans

,: I9 follicule ancien demeuré intact.

: T Tous les tissus qui ont éprouvé une perte de substance peuvent la réparer, et

- ^ttv&s les tissus divisés peuvent se réunir par l'intermédiaire d'un tissu de nouvelle

^Mrnation plus ou moins analogue, sous le rapi)ort de la texture et des propriétés, à

t . ^^Uii des parties qu'il réuniu Dans cette circonstance, lorsque les vaisseaux lésés,

'^ iQite de leur resserrement propre ou de la compression qu'exercent sur eux

" --"^^ bords de la plaie, cessent de donner du sang, la surface de la solution de

fctiDoité exhale une lymphe coagulabie, ou un plasma analogue à celui que les

res sanguins laissent échapper à travers leurs parois pour la nutrition des

Dans ce plasma qui s'é|)aissit, se développent des cellules, et ces cellules

Dt naissance à des vaisseaux, de la même manière que dans l'albumine de

[pendant le travail de l'incubation ; enfm, cette matière nouvelle continue à

puiser aux dépens du plasma d'après un mécanisme analogue à la formation

aie des tissus dans la nutrition. Seulement, si la plaie suppure, sa surface recou-

I de bourgeons charnus laisse exhaler un liquide albumineux dans lequel se

vent des globules pourvus d'un noyau et d'un diamètre supérieur à celui des

sanguins. C'est pendant la sécrétion purulente que se développent à la

I de la plaie et dans sa couche superûciclle, les éléments de nouvelle forma-

ides tinés à réparer la substance détruite, ou simplement à réunir les parties

Ce travail de réparation ou de cicatrisation se modiûe un peu suivant les

\ où il s'opère.

IDS le tissu cellulaire, la puissance de reproduction est portée à son plus haut é, comme le démontre l'observation de tous les jours; aussi, la cicatrisation y Ile très facile. Dans les séreuses, qui sont cependant si peu vasculaires, elle y jouit ^activité non moins remarquable, mise en évidence par les adhérences quis'éti" ut fréquemment entre les feuillets correspondants du péritoine, de la plèvre, et k^ilveau des plaies qui intéressent le sac de ces membranes. Les tissus ûbreax ; et jaune, quoique analogues sous plusieurs rapports avec le cellulaire et le K, réparent plus difiBcilement leurs perles, comme on le voit par la lenteur de ^^ ^*icatrisation des plaies que l'opérateur fait aux expansions tendineuses du pied tauiimaux. néanmoins, la cicatrisation des tendons fléchisseurs coupés transverit se fait encore assez vite , bien qu'il y ait un écaricment considérable t les parties divisées.

fers tissus, tels que les ligaments, les muscles et les nerfs, réparent leurs pertes

Btelles par l'intermédiaire de parties nouvelles qui u'acquièren jamais la struc-

' et les propriétés de ces tissus. Ainsi, la muqueuse de la langue, souvent divisée

le cheval, avec la moitié supérieure de l'urgane, par l'action de la longe ou par

de liens passés dans la bouche, ne présente point sur sa cicatrice les papilles

'^ me voient ailleurs. La muqueuse des canaux sahvaires, biliaire, pancréatiqaey

^trisée à la suite de Gstules, et même de section transversale complèle da (

Mi M LA NOTilTiUil.

jioitt ne Mmbh pas offrir exactement les mêmes caractères au niteao i trioe que dans le reste de son étendue. La muqueuse utérine des ramia les points où descotytédons ont été accidentellement détruits, offre desdc santés sans fbliicales. Enfin, nulle part on n*a constaté la régénération de des villosités ni des foilicoles dans les parties de muqueuse détruites. ( nons ferrons que la muqueuse utérine de certains animaux se trouve, li dans des conditions tout àr bit exceptionnelles. Le tissu de la peau, de cdoi des muqueusies, ne se régénère point par des parties similaires. Se difltrent des autres parties du tégument par leur aspect, leur couleur, de vitalité ; le pigment ne s*y montre pas, si ce n'est au bout de longues cm nY^oit ni follicules sébacés ni productions pileuses. La peau modifiéi relet et du tissu villeux du pied reproduit pourtant ses papilles lorsqu*ei excisées ou détruites par les caustiques, et ces papilles nouvelles joaisseï celles qu'elles remplacent, de la propriété d'engendrer la subsUnce com

Les muscles divisés se réunissent par un tissu qui n'a rien de contrtc à-dire par une sorte de tissti fibreux blanc qui forme une véritable inters muscle est coupé en travers, intersection qui ne modifie en rien la k mnscle ; en aucon cas, il ne semble se former dans son épaisseur des fibr laifes pour rétablir la continuité des fibres divisées.

La substance des centres nerveux, enlevée en certaine proportion, ne dult pas avec ses caractères normaux, bien que les plaies s'y guérissent a que les solutions avec perte se remplissent d'une matière de nouvelle f mais le tissu du nerf paraît, jusqu'à un certain point, susceptible de se i D'abord, il n'est pas douteux que les nerfs divisés transversalement et < nière complète, se réunissent même quand il y a perte de substance, pourvi que les bouts du nerf se trouvent assez rapprochés Tun de l'autre. Tiedou avoir coupé toutes les branches nerveuses du plexus brachial, dans la r^ laire, a vu la sensibilité et le mouvement se rétablir peu à peu dans le mea lysé, et si bien, qu'au bout de vingt mois, l'animal pouvait se servir de a comme auparavant. Schwaun a noté que les grenouilles auxquelles il ai les nerfs sciatiquesversie milieu de la cuisse, pouvaient, au bout de quelq sauter aussi bien que dans les conditions normales. Dans ces circonstance de nouvelle formation jouit d'une faculté conductrice évidente, car le o au-dessus de la cicatrice détermine des contractions dans les parties où il et sa partie inférieure, irritée à son tour, envoie aux centres une impressio rense. De plus, après un laps de temps assez long, il se développe dansL des fibres nerveuses qui, à leurs extrémités, se continuent sans interru] les extrémités des fibres du nerf primitivement divisé. Les observations Schwann sur la grenouille ne laissent aucun doute à cet égard. Si MQlk consuté nettement la formation de nouvelles fibres nerveuses entre les neris divisés, c'est probablement parce qu'il examinait trop tôt le tissu é après la section.

LlYRE NEUVIÈME.

Quelques oi|;aoesde l'économie jouissent de la faculté de former, aat dépens du Bg» des prodoits très variés destinés, soit à maintenir en équilibre la constitution rmale de ce fluide, soit à jouer un certain rôle dans l'accomplissement des foncns. L'acte par lequel ces organes séparent du sang les éléments de ces produits, cte le nom de sécrétion. Il faut envisager ses caractères généraux avant de imdier dans chacune des parties où il s'effectue.

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