‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 119 sur 152 · IV. De la génération oyiparb · texte numérisé non relu

IV. De la génération oyiparb

Ce mode, qui appartient à peu près à la généralité des animaux, est dsP s* opère à l'aide d'œufs qui sont vivifiés sous l'influence d'un fluide chargé (kV' matozoaires. Il se montre avec une foule de variétés chez les radiaires, lesirtiA^- ^ les mollusques et les vertébrés. Les organes qui concourent à son accon. sont de deux ordres : les uns mâles, destinés k la formation cl à l'eitrti** p> ^ fluide fécondant; les autres femelles, préposés à la production et ï \'(3f^ t des œufs.

Les organes mâles, réduits à leur plus grand étal de simplicité, se( sous la forme do. rcllules ou de petites capsules plus ou moins nombreosA*^ ^ plies d'un liquide dans lequel nagent les spermatozoïdes, (liiez les polypcSi ^^ Iules, analogues à celles des œufs près desquels elles sont situées, se uo*^ base des tentacules. Ces glandes spermagèues constituent déjà, danU*'' échinodermes et certains acalèphes, des canaux plus ou moins longs et W* Elles prennent, dans les helminthes et dans la généralité des articulés, h iof**^ longs tubes .sitnpios ou ramifiés, et plus ou moins flexueux. Elles reiéteni" de glandes compactes dans beaucoup de mollusques et dans tous lesiertA*^ qu'elles continuent l\ n'rirc (|iie des canaux repliés sur eux-Qlêoies. hcfiP^

DIS DITBHS MODES DE GÉNÉBATIOlf DANS LE RiGNI ANIMAL. ft9l

pri sécrètent le sperme, s'ajoutent, à mesure que l'organisation se complique, des •éserroîrs dans lesquels ce fluide se met en dépôt , des cryptes, dont le produit •ciltie l'émission de la liqueur séminale, et un organe résistant, souvent érectile, [ni peut projeter celle-ci dans les cavités génitales de la femelle. Mais dans tous les ^ès, l'appareil sexuel du mâle reste essentiellement le même ; il produit un fluide ariable quant à ses propriétés physiques, et dont le caractère constant est de renermer des spermatozoïdes, fluide qui doit se mettre en rapport avec les œufs et n opérer la vivification, soit dans les cavités génitales de la femelle, soit en dehors le ces cavités.

L'appareil génital femelle, dans beaucoup d'animaux inférieurs, ne diffère pas eosîblement pour la forme de l'appareil spermagène. Comme ce dernier, il est Destitué par des cellules, des groupes de capsules, des tubes plus ou moins longs t repliés, dans lesquels se produisent des œufs qui se reconnaissent par un certain «MDbre d'éléments essentiels, la membrane vileiline, le vitellus et la vésicule gerlinative. Lorsque cet appareil est arrivé à son dernier terme de complication . es différentes parties se caractérisent très nettement L'ovaire se montre sous aspect d'un groupe d'œufs inégalement volumineux, simplement accolés entre Dz oo réunis par nue gangue intermédiaire. A sa suite, un canal, l'oviducte, est estioé à transmettre l'œuf au dehors, on dans une cavité spéciale, l'utérus, dans sqnel il doit contracter des adhérences vasculaires et snivre toutes les phases de Ml développement Enfin, à la suite de cet utérus, un canal sert à la fois à Texpul* m du fœtus et à la réception du fluide séminal fourni par le mâle.

Les organes mâles et les organes femelles, toujours distincts les uns des autres» e trouvent tantôt réunis sur le même individu, tantôt portés par deux individus, oot le rapprochement devient nécessaire à la fécondation.

La réunion des organes sexuels mâles et femelles sur le même individu, ou l'herlaphrodisme, s'observe dans les infusoires, les rotifères, les polypes, les échinoermes, les helminthes cestoldes, les mollusques et même dans quelques verterés. La fécondation peut alors être ou individuelle, ou réciproque, ou sériale.

La première variété de l'hermaphrodisme s'observe chez les rotatoires, les irtypes, les distomes et certains échinodermes, les synaptes, par exemple. Chaque aimai porte à la fois des organes mâles et des organes femelles. Les œufis et le lerme se mettent en contact dans les voies de leur élimination, ou tout â fait ea riiors de l'animal. Quelquefois, comme on l'a vu pour le taenia, l'animal se féconde I s*accouplant avec lui-même.

La seconde variété appartient à un certain nombre de mollusques, notamment inni [es acéphales et les gastéropodes, et à divers helminthes. L'animsl , quoique Hirvu à la fois d'organes mâles et d'organes femelles, ne peut être fécondé sans noir à un autre animal de son espèce. Mais, lors de l'accouplement , il y a récinocité entre les deux individus qui jouent en même temps tous les deux le rôle de Aie et celui de femelle. Chacun reçoit et fournit du sperme, chacun féconde et ! trouTe fécondé ; néanmoins, quelquefois, dans cet accouplement réciproque, l'on sa deux seulement serait fécondé, et l'autre ne le serait que plus tard, par suite on rapprochement ultérieur. Cette exception paraîtrait résulter de ce que» â cer- Ins moments ou â une certaine époque de la vie , les organes mâles d'un individa

&02 DK LA GÉNÉRATION.

seraient seuls aptes à fonctionner, tandis qu*à un autre moment ou à une antre époque de In vie ies^ organes femelles jouiraient seuls de ce privilège.

La troisième variété, la moins conmiune, a lieu chez les lymnéi^, qui s'accooplent en longues chaînes, de telle sorte que le deruier de la série féconde i*avaotdernier, et ainsi de suite.

L'hermaphrodisme, quel qu'en soit le mode, n'implique pas une organisation plos simple dans le règne animal que la distinction des sexes; car, en excepunt les espèces les plus inférieures, on le voit exister dans un même embrancbement, daas un même ordre ou une même classe, k côié d'espèces dont les sexes seul distiDcii Néanmoins il est à remanfuerque riiermaphrodismc est plus rare parmi les articulés que parmi les mollusques. Il n'existe que par une exception fort curieiM, signalée par plusieurs naturalistes et étudiée récemment par M. l>esfossé, diei quelques poissons du genre serranus de Cuvier. Dans ces |H>issons, les organes mlb communiquent avec Toviducie et y verseui la laite ou le sperme sur les œufo.

La réunion des deux sexes sur le même animal ne parait pas s*ôtrc jamais obsenée ni sur les mammifères, ni sur i'&spèce humaine. L'hermaphrodisme par roonstmosite est toujours apparent. Chez le mâle, les testicules peuvent rester dans rabdomei ou demeurer cachés dans le trajet inguinal, le prépuce peut être iroperforé, le pénis recourbé en arrière et terminé sous l'anus, dans une sorte de vulve , le caoal de l'urèthi'e offrir une fente vulvaire à la région périnéale , les mamelles s'hf* pertropbier et donner du lait. Il suffit que ces particularités anormales coexistent pour donner au mâle des apparences féminines, et il suffit que quelques^uiNi d'entre elles se trouvent réunies pour simuler, à première vue, uo sexe équivoque ou deux sexes réunis sur le même individu.

L'hermaphrodisme vrai se concevrait dans les monstres doubles résultant de la coalescence d'un màlc et d'une femelle.

La séparation des sexes commence à s'opérer déjà dans les classes inférieores, comme parmi les polypes et les échinodermes: elle existe dans une grande partie des mollusques, dans la généralité des articulés, notamment chez les arachnide, les crustacés et les insectes , enfin chez les vertébrés. Elle entraîne de toute nécessité le concours de deux individus de sexe différent pour la reproduction ; mabce concours, qui a pour but unique de mettre le sperme en rapport avec les cnifc» s'effectue de trois manières bien distinctes. Par la première, qui est celle des pois^ sons, le mâle et la femelle répandent dans le milieu ambiant les œufs et le sperme, dont la rencontre fortuite donne lieu à la fécondation; par la seconde, qui appartient aux batraciens, le mâle se fixe à la femelle et en arrose les œufs à rocsore qu'ils sont pondus; par la troisième, qui s'observe chez la généralité desanimaoi, il y a accouplement: le mâle introduit dans les cavités sexuelles de la femelle k fluide qui féconde les œufs avant leur élimination.

Chez les animaux dont la fécondation résulte d'un accouplement, l'cMifse développe : 1" ou après avoir été élinnné; 2* ou en parcourant ses voies d'éliffl»naiion, soit sans y contracter des connexions vasculaires, soit en tirant de la ni^* \ à Taide de rapports vasculaires, les matériaux formateurs du nouvel éù%;d'B^ ; le premier cas, les animaux sont ovipares; dans le second, ovo- vivipares, eidtf' le troisième, vivipares.

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