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L*intestin, pendant la vie fœtale, ne croit pas en longueur pour arriver à atteindre, relativement au corps, la proportion qu'il présente pendant Tâge adulte. A huit on neuf mois de la vie fœtale, un poulain avait 6'',55 d'intestin grêle, 17 centimètres de ccecum et 1",38 de gros intestin, en somme, 6-,10; c'est-à-dire à peu près le doquième de la longueur que cet organe présente à l'âge adulte. Peu après la naissance il atteint le tiers de la longueur qu'il acquiert au terme du développement de ranîmaL Le veau à mi-terme n'a encore que le dixième du total futur de l'intestin de l'adulte : son intestin a seulement seize fois la longueur du corps au lieu de vingt fois. L'agneau et le chevreau, à l'époque de la naissance, ont le tiers de leur intestin complet, et ce tube n'a encore que dix-sept à dix-huit fois la longueur du corps au lieu de vingt-sept fois, comme au terme de l'accroissement extra-utérin.
Les proportions générales du corps, et en particulier celles du squelette, ne sont point encore ce qu'elles deviennent après la naissance. Les os sont, relativement aux autres parties, plus volumineux dans leur ensemble, et notamment à leurs extrémités, que chez l'adulte. Les membres en particulier, surtout chez les solipèdes et les ruminants, ont une longueur qui n'est nullement proportionnée à celle de ces parties une fois leur accroissement achevé. Aussi plusieurs os des membres, tels que les radius, les tibias, les métacarpiens et les métatarsiens, n'ont plus guère à acquérir pour arriver à leurs dimensions définitives, comme on peut le voir, du reste, en jetant un coup d'œil sur le tableau suivant, dont je dois une partie (1) à M. le professeur Goubaux.
La durée totale du développement du fœtus, ou celle de la geslaiion chez les vivipares, et de l'incubation chez les ovipares, paraît être, suivant la remarque de M. Flourens (2), en raison directe de la taille des animaux, c'est-à-dire d'autant plus longue que les animaux en naissant ont un plus grand volume.
(1) Les chiffres relatifs au premier Tœlus.
(2) Uçom oralei de physiologie comparée au Muséum d'histoire naturelle^ 1851.
590 Di Là GÉNÉRATION.
Ainsi l*élépliant, qni est le plus girand des mammifères, porte de vingt I vingt d un mois, d'après Corse ; le rhinocéros, seize mois; la girafe et le chameau, miao; la jument, I*âuesse, Thémione et les autres solipèdes, onze mois; la baleine et k cachalot, neuf à dix mois, suivant Lacépède; la vache* neuf mobi le cerf, l'te, de huit à neuf mois, d'après F. Guvier; le lama, Talpaca, les ours, six nMNs;le chevreuil, cinq à six mois ; la brebis et h chèvre, environ cinq mois ; h laie et p truie, un peu moins de quatre mois (cent quinze jours); le castor, qaatre mois; le lion, trois mois et demi, d'après M. Fioufens; le cochon d'Inde, soixante-doq jours, d'après Legallois; la chienne, de soixante à soixante-quatre jours; l'isatis, neuf semaines; la chatte, cinquante-six jours; le furet, six semaines; l'écureoil, le lièvre, le lapin, on mois ; la souris, trois semaines.