DO COURS DO CHTLB BT DB LA LYMPHE
iérieare da tibia pour longer un instant la bride de renforcement da fémoroé-pbahngien» et devenir satellite plus ou moins éloigné de la veine saphène. En dans de la même région , on voit s'élever aussi deux lymphatiques de 2 à DiiUmèlres de diamètre. Le premier, déjà visible vers les grands sésamoldes, noie à la veine plantaire interne, arrive avec elle en avant du tarse, passe sous \ brides apoDévrotiques et gagne la face interne de la jambe et de la cuisse. Le se- Bd, asses grand et très superficiel, demeure éloigné. de la veine, bien qu'il sme ooDCoarir I la formation du remarquable plexus qui suit le trajet de cette miêre. Ces vaisseaux , parvenus à la face interne de la jambe, sont accompagnés ntreB Ijmphatlques plus petits et très nombreux, qui s'élèvent de diverses baum parallèlement les uns aux autres, soit Immédiatement au-dessous de la peau, iteotre les aponévroses et les muscles les plus superficiels. Ils forment tt, par leur semble, le plus beau plexus lymphatique sous-cutané qui existe dans l'économie, mcsore qu'ils OKHitent I la face interne de la cuisse, on les voit augmenter de amèlre, devenir moins nombreux et se rapprocher de la saphène. Lorsque cette noe s'enfonce dans l'interstice compris entre le long et le court adducteur, ib se XMivent réduits i six ou huit branches grosses comme des plumes de corbeau, qui ? giîsKat avec la saphène cfntre les muscles, et se ramifient bientôt dans les gan* iom inguinaux profonds. Parfois il en est quelques-uns qui s'élèvent un peu plus M la veine et gagnent seuls le groupe ganglionnaire , ou accolés avec un filet Slaclié du nert
Tout les lymphatiques superficiels nés sur les côtés du jarret et de la jambe ne Meot pas étalés au-dessous de la peau et des aponévroses : il en est un certain onribre qui s'engagent dans les interstices musculaires pour suivre le trajet des Bines Ubiales, antérieure et postérieure. Ceux-ci se réunissent aux lymphatiques nifaods, satellites de ces veines, et ne tardent pas à traverser, au-dessus des confies do fémur et en arrière de l'origine de l'extenseur du métatarse, un groupe e quatre ou cinq ganglions arrondis, brunâtres et fermes, connus sons le nom de mglimiê fopliiéB. Au delà de ce premier amas ganglionnaire, les vaisseaux, nés Qor la plupart dans les muscles tibiaux postérieurs, le long vaste et ses congénères. i raaaembîeot en avant de l'artère fémorale, entre elle et la veine, de même que r les cAlés de celle-d ; ils s'élèvent, au nombre de six à huit, vers Textrémité su- Meiire da fémur, et abordent les ganglions inguinaux profonds dans lesquels pas- •t tous les satellites de b veine saphène.
Les ganglioos inguinaux profonds, au nombre de quinze à vingt, forment nu RNqie alloogé sous l'aponévrose crurale, entre les deux adducteurs de la jambe, Boédiatenomit en avant de la veine et de l'artère fémorales. Les lymphatiques qui ■travenent ne se distribuent point individuellement dans tous : les premiers qui 'r nodeot se ramifient dans les ganglions inférieurs, et ceux qui viennent ensuite B fMit amant dans les ganglions de plus en plus élevés sur le trajet de la veine
Les ramifications des vaisseaux blancs y sont très larges et facilement IX injections , car les petits lobes ganglionnaires sont mous, jaunâtres* ifexîfoniies à la surface et celluleux à l'intérieur ; disposition qui contraste avec 3ile des gsBglioBS popUtés dont la consistance, la densité et la teinte cendrée semr OM peniéalHlité peu prononcée, telle qu'elle existe du reste dans
66 DB l'absoeption.
les ganglions pbcés les premiers sar le trajet des vaisseaux lymphatiques. Ils mat-
queot die^ les grands ruminants.
Les vaisseaux des parois inférieures de Tabdomen» en deiMm de k imàfÊib abdominale, ceux du fourreau, du pénis et des enveloppes testicuhires chei le nâk; des mamelles chez la femelle, se portent, en décrivant des flexuosités norobreiisef. vers les ganglions inguinaux superficiels rassemblés en avant du pubis el près de l'orifice inférieur du trajet inguinal. Ils les traversent, puis se rassemblent au drb du groupe en six k huit troncs accolés les uns aux autres, et répartis inégalemcM en avant et en arrière des vaisseaux sanguins. Les plus petits, situés généralameri en avant de ceux-ci, sont les plus nombreux. Les plus grands, du diimèlre d'ns I>lum8 k écrire, sont énormément développés sur les mâles entiers et ki femclhs qui allaitent ; ils s'engagent tous ensemble dans le trajet inguinal, et, parvenus h une certaine hauteur de ce canal, ils s*uuisscnt aux lymphatiques qui iorteot des ganglions inguinaux profonds, se ramifient en partie dans ces derniers» | porter ensuite dans la cavité abdominale, en suivant hi direction des troncs i externes.
Les lymphatiquesd*une partie de la face aniéricurede hi cuisse, de ceux de h lace externe et d'une certaine étendue de la croupe, se dirigent vers un petit amas ganglionnaire noyé dans le tissu fibro-graisseux de la partie aniérieure de la cuiaae, et ^ la surface du fascia lata. Ce groupe, peu important chei les solipédes, est smvent remplacé chez le bœuf par un gros ganglion brunâtre, allongé, très^dense, comme la plupart des gangKons de ce ruminant. Il correspond évidemment aux i^oglions iliaques externes de Thommc, des singes et des carnassiers. Les lympliatiqoei c|ui l'ont traversé deviennent assez lai*ges eu s'accolant è une branche dé la cîrcoa- Oexe iliaque et à sa veine satellite ; ils remontent avec ces vaisseaux â la iace iaterue du fascia lata, pénètrent dans la cavité alMiominale, et abordent avec la dr* circonflexe les ganglions sous-lombaires.
Ainsi, la lymphe des extrémités postérieures, rassemblée par des vaisseaux profonds, satellites des artères et des veines et par une infinité d'autres vaisseaux saper ficiels, répandus surtout à la face interne des membres, traverse donc plusieais groupes de ganglions avant de parvenir dans l'abdomen. Celle des vaisseaux pcofouds de la partie inférieure des membres passe dans les ganglions poplités, pois de là dans les ganglions inguinaux de l'arcade crurale ; celle des vaisseaux superficiels, (lu pied, de la jambe, d'une partie de la cuisse, se rend directement dans ces derniers ganglions; celle des organes génitaux eikternes, des mamelles, d'une partie des parois de Tabdomen, aborde les ganglions inguinaux superficiels; enfin la lymphe de la face aniérieure de la cuisse etd*uno partie de la croupe vient traverser les ganglions pré-cruraux, pour passer de là dans l'abdomen par les ooverteM' que franchissent la circonflexe iliaque et quelques autres branches du tronc pdviea. Il faut maintenant suivre cette lymphe au delà des premiers ganglions jusque vcn le point de départ du canal thoracique. et en même temps voir le trajet ds celle qui émane des parties profondes de la croupe, du bassin et des parois abds* minales.
Les vaisseaux blancs, qui naissent dans les muscles profonds de la croupe, ae* tour de la queue» k l'extâ-ietor du bassin, dans la cavité pelvienne, s'accolent aH
nu COUiS DU CBTLK ET DE LA LYIIPIE. tT
et an veioet fearières, ischiaUqaes» iliaoo-moscDhiires, iscbio-Mcrées, et sent, en saivant le même trajet que ces ireines, dans les ganglions sonsw; maîa ils sont ibrt difficiles ï suivre k travers les parties qu'ils traversent; t que, n'ayant jusqu'alors rencontré aucun ganglion, ils n'arrivent pas k r on diamètre bien considérable.
yrophatiqoes sorUnt des ganglions inguinaux superficiels et profondst aprte isnemblés vers le haut de l'arcade crurale en deux ou trois troncs volumineux, le trajet de l'artère iliaque externe et de sa veine satellite jusqu'au point od M jeite dans le tronc de la veine cave. Ui ils se divisent dans les ganglions mbaires avec les lymphatiques venus directement du bassin, ceux du cordon ave, de l'utérus, des ovaires, et avec les vaisseaux émanés des ganglions
ganglions sous-lombaires, très nombreux et d'un volume considérable, sont I sur les côtés de Taorte et de la veine cave, et au-dessous de ces vaisseaux, l'extrémité antérieure du sacrum jusqu'au niveau de la grande mésentérique i : traversés par tous les lymphatiques qui viennent se terminer k la naissance ■Ithoracique.
I les solipèdes, le premier, en commençant d'arrière en avant, c'est-k-dire en t le cours de la lymphe, est impair et placé sur la ligne médiane dans le sinus |le formé par la séparation des deux iliaques internes: il reçoit principalement ipbatiqucs qui accompagnent les artères aous-sacrées, et quelques divisions aires de la croupe. Le second ganglion, pair, comme la plupart des autres, é immédiatement sur le côté de Taorte, entre le tronc crural et le tronc pel- I reçoit les lymphatiques dérivés des ganglions inguinaux superficiels et proet ceux des ganglions cruraux. Ces derniers vaisseaux se divisent avant de er, puis le pénètrent à son extrémité postérieure, et en sortent pour passer Ans les ganglions plus rapprochés du réservoir sous-lombaire. Le troisième n volumineux de la région est accolé à l'aorte, en avant de l'iliaque externe et ne de la circonflexe ; il reçoit les branches qui sortentdu précédent et les trois ;re lymphatiquesqui rampent autour de l'artère et de la veine circonflexe, vais* lérivcs des ganglions pré-cruraux et des parois latérales de l'abdomen. Enfin ibre assez considérable d'autres sont disséminés sur les côtés de l'aorte, e supérieure et au-dessous de la veine cave* Leur volume, leur forme, leur n respective et leur nombre n'ont rien de bien déterminé, et jamais ceux lé n'afliectent la même disposition que ceux du côté opposé. ( ces gangliona, les uns jaunâtres, les autres plus ou moins rosés, sont eicesit mous et susceptibles de se gonfler à divers degrés. Les plus grands monteur surlace et dans leur épaisseur les ramifications des lymphatiques qui y t et qui en sortent Les moins grands, et surtout les plus rapprochés de la , sont rosés, très mous, plexiforines au plus haut degré, et formés, k proit perler, par des lymphatiques sinueux accolés ou pelotonnés ensemble, quand îb sont distendus par la lymplie ou par les matières à injection, ils Ht et même triplent de volume, en montrant nettement leur teiture réelle, t à remanpier» du reste, et ceci a une importance capitale sous le rapport de t de h lymphe, que les taisseaux qui se rendent aux ganglions sous^
68 DB l'absorption.
lombaires ne 8*y résolveat fMs complètement en divisions ténues, desquelles mi ensuite des branches de plus en plus grandes, comme on le Toitdansla |rinpirtdes ganglions, et notamment dans ceux que les vaisseaux traversent poor la pramèn fois. Les lymphatiques, en arrivante ces ganglions, leur donnent des briDcbci qâ s*y divisent jusqu'à une extrême ténuité, puis les traversent par des m énormes, de telle sorte qu'une partie de la lymphe charriée par ces vaisseaux { directement des afférents dans les efférents, sans traverser le parenchyoïe glionnaire. Âusâ les matières k injection, même les plus grossières, avec facilité des vaisseaux de l'arcade crurale, par exemple, dans le caml thoncique. De même, l'air que l'on insuffle dans ces derniers ne urde pas k disteadn les ganglions, puis k passer dans la citerne et à parvenir dans le système veiaeis , par l'intermédiaire du canal thoracique. On conçoit, d'après cela, la possibililé di { tuer les animaux en poussant de l'air par les vaisseaux qui offrent nne lelb disposition.
Chez les ruminants, les animaux carnassiers et les singes, les ganglions sov* lombaires ne présentent plus les mêmes caractères. Ceux du bœuf sont compacts, brunâtres, bien circonscrits. Le premier, et le plus grand de tous, est aplati , discoïde, échancré en avant, au point d'où se détachent les efférents. Il occupe l'cfvpace triangulaire laissé entre la circonflexe iliaque et le tronc crural. Les autnSb . situés en avant de celui-ci, autour de l'aorte et de la veine cave, reproduisent. sM j de moindres proportions, les particularités distinctives du premier. ^
Des ganglions sous-lombaires, de chaque côié, s'échappent deux ou trois gro— .. branches, qui se réunissent souvent en une seule, longue d'environ iO k 42 ceMi- . mètres depuis son point de départ jusqu'k sa jonction avec l'origine du caid , thoracique.
Le vaisseau des ganglions droits passe au-dessous de la veine cave, entre elle St l'aorte, vient s'anastomoser assez souvent avec des branches du côlon flottant, d s'ouvre dans le canal thoracique au niveau de la deuxième vertèbre des kNobfli immédiatement en arrière de la veine et de l'artère rénales droites. Le vaisseau dn ganglions gauches, accolé k l'aorte, passe tantôt au-dessus d'elle, et tantôt au-des» sous, pour venir se terminer au même point que le précédent, avec lequel il ss met en rapport dans une étendue de 2 k 3 centimètres. Parfois les branches émanées des ganglions lombaires, au lieu de se rassembler en deux vaisseaux principaux, un de chaque côté, restent distinctes et [marchent accolées ensemble en formant deiu^ faisceaux, qui s'ouvrent dans la citerne au lieu ordinaiie £nGn, dans quelques cas, ces vaisseaux viennent s'aboucher dans nne grosw branche située en arrière de la grande mésentérique, et apportent k la citens la lymphe du côlon replié et une partie du chyle de l'intestin grêle.
Après avoir amené k la naissance du canal thoracique la lymphe des divencs parties des membres postérieurs, du bassin , des organes génitaux et des paroîi abdominales , il faut aller chercher celle des viscères digestifs et h coudons de mCuic k ce qu'on appelle depuis longtemps le réservoir sous-lombaire.
La lymphe des dernières parties du gros intestin, c'est-k-dire du rectum et du côlon flottant, est rassemblée par plusieurs vaisseaux qui sillonnent le mésentère de a*s deux sections du tube digestif. Ceux du |)ourtour de l'anus passent àiSkh
DU COORS DU CBTLB It DI LA LYMPHE. €0
trarért deux (langlions placés à la base de la queae et de chaque côté du sphincter. Geaz de la partie aniérieure du rectum se glissent, en décrivant des flexuèsités, 90-de8siis de la branche rectale de la petite mésentériquc et viennent , au noihbre de dnq ou six , traverser un petit amas ganglionnaire placé tout près du tronc de celte artère. Les lymphatiques nés des divers points du côlon flottant traversent; M sortant des tuniques intestinales. les nombreux ganglions qui se trouvent à riuerlioD da mésentère, entre ks arcades artérielles et veineuses et la bande charnue du bord concave de cet intestin. Ils remontent ensuite entre les deux \ da mésentère, soit en suivant les vaisseaux sanguins, soit en serpentant dans \ intervalles. Chemin faisant , quelques-uns de ces lymphatiques se jettent en* eore dus des ganglions arrondis, inégalement espacés sur le trajet des divisions de {a petite mésentérique. La plupart se rassemblent vers l'origine de celle-ci pour se réunir en plusieurs branches anastomotiques avec les divisions des ganglions sous* lombaires. Quelques-uns, et notamment les plus antérieurs, s'unissent aux vais? seaux lymphatiques du côlon replié, et concourent ainsi à la formation de Tune des grQSMf branches intestinales qui s'insère à la citerne du chyle.
Les Ijmpbatiques du côlon replié et du ccecum affectent une disposition fort remarquable. Ceux du côlon replié , nés pour la plupart dans le tissu de la membrane muqueuse» se dirigent tous vers les artères et les veines coliques. Parvenu^ i une certaine distance de ces dernières» ils traversent quelques petits ganglions disséminés vers l'origine des branches collatérales des artères coliques droite et gauche, puis ils se rendent à d'autres ganglions très nombreux rangés en une iboble chaîne sur le trajet des grands vaisseaux, et à l'attache du frein périto* aèal qui unit l'une à l'autre les deux parties de cet intestin. Les petits lympha-* tiques, k mesure qu'ils sorteut des ganglions, se rassemblent pour former d'abord kn on trois vaisseaux qui longent les artères, leurs veines satellites et leurs nerfs. 4 ceux-ci se joignent» sous des angles très aigus, les branches qui émanent succesftfement des diverses granulations de l'une des deux chaînes. Les branches qui Hissent dans des points de plus en plus rapprochés de l'origine des artères colifNS augmentent graduellement de diamètre et de longueur , elles ne viennent se lenniner aux grands vaisseaux lymphatiques qu'après avoir rampé près d'eux sur n trajet asseï étendu. Bientôt quelques-unes d'entre elles marchent parallèlement à ces derniers, et forment des troncs nouveaux qui , à leur tour, grossissent comme les antres par l'adjonction de ramifications collatérales. Enfin , vers la naissance dcsdenx artères du côlon replié, les dix à douze lymphatiques qui les suivent parallè* tanent se plongent dans de nouveaux ganglions, et en sortent sous forme de grosses kranches très courtes, dont la réunion k celles des vaisseaux de l'intestin grêle donnera naissance aux deux troncs par lesquels la lymphe et le chyle sont versés dans le réservoir sous-lombaire.
Les lymphatiques du ocecum se rassemblent, comme ceux du côlon replié, sur le trajet des deux artères cœcales et de leurs veines satellites. Ils se plongent ansn dans deux chaînes ganglionnaires, et donnent naissance k de longs vaisseaux qui aboutissent an même tronc que ceux de l'intestin grêle.
Les vaisseaux blancs qui puisent dans l'intestin grêle le chyle et la lymphe sont ptas multipliés que dans aucune des autres parties de Téconomie. Après s'être dé-
70 DB L*ABSORraO{f.
gagés do UfiBu des îillotitéf dans lesquelles naissent» comme nous l'aTons in » hvi principales racines, ils traversent la muqueuse et la membrane cbamiie pour se rendre entre les deux lames du mésentère. Là. d*abord nombreux et très petits, ils s'anastomosent les uns avec les autres, en diminuant de nombre et en pranaM an diamètre plus considérable, sans jamais arriver i de grandes propoitioiis. Plr- Tenus k 1 ou 2 décimètres au-dessous des ganglions, ils sont réduits an nombre de quatre k cinq cents canaux rapprochés, pour la plupart parallèles entre eux et arec les vaisseaux sanguins. Dès qu'ils abordent les vingt-cinq k trente ganglions groopés vers la naissance des artères de Tintestin grêle et les quinze k vingt petits ganglions de l'iléon , ils s*y divisent, puis ils en sortent k Tétat de grosses branches, dont l'ensemUe concourt k la formation des deux troncs intestinaux dont wm avons déjk parlé. Ces cbylifères no traversent pas d'autres ganglions, car ceux qas certains anatomistes décrivent au bord concave du petit intestin sont des gangUosi imaginaires.
Les lymphatiques de l'estomac se rassemblent vers les courbures du viscère. Il en esc un grand nombre qui vont se plonger dans les gros ganglions de h petite courbure, entre le cardia et le pylore, entre l'extrémité de l'œsopliage et la tuberosité gauche. Les autres se dirigent vers les petits ganglions disséminés sur la grande courbure, k l'attache de l'épiploon spléno-gastrique. Tous se rassembksi sur le trajet des artères et des veines gastriques, remontent au niveau de la grosse tubérosité, vers le tronc de la cœliaqne. Lk ils s'anastomosent avec les lyropha-^ tiques dérivés de la rate et du foie, et se réunissent en plusieurs branches Oexoeossi, qui s'ouvrent les unes directement dans le canal thoradque, les autres après s'étiv confondues avec le tronc antérieur des lymphatiques intestinaux.
Ceux de la rate, nés les uns dans la profondeur du viscère, les autres k sa sorface, se dirigent vers l'artère et la veine spléniques; ils traversent plusieurs groupa de ganglions disposés sur le trajet de ces vaisseaux, k partir du milieu de la longueur de la scissure ; remontent au nombre de cinq ou six vers l'origine de l'anire en fermant un peloton sinueux dont les divisions, anastomosées avec celles de l'estomac et du foie, s'abouchent d'une part dans le tronc antérieur des lymphatiqMS de rintestin, et d'autre part dans un magniGque plexus communiquant directement avec le canal thoracique.
Enfin les lymphatiques du foie, observés les premiers par Veslingins, forment un réseau très serré k la suriace et un lacis dans l'intérieur du parencliyine. Ib se rassemblent vers la scissure postérieure, et se plongent d'abord dans un premitr groupe ganglionnaire fort petit, puis dans un second groupe de ganglions volnnîneux , arrondis et cachés entre le tronc de la veine porte et le pancréas. Roj'sdics a donné pour le cheval une figure que Blasius et d'autres auteurs ont reproduite. Leur abouchement est commun k celui des vaisseaux de l'estomac et de la rate.
Ces nombreux lymphatiques , dérivés des viscères abdominaux , concoorest avec ceux des extrémités postérieures k la formation du canal ihoraciquc qui conduit le chyle et la plus grande partie de la lymphe dans le système veineux. Coosi' dérons donc d'abord ce canal k son point de départ, avant de le suivre jnsqu'k «a terminaison.
Au-dessus (le l'aorte et au niveau du corps de la deuxième vertèbre des lombes.
DU G00R8 DU CHTLB ET DE LA LTMPBB. 7i
entre les deox pilien do diaphragme, les lymphatiques des extrémités poslérienres et des Tîscères de l'abdomen , viennent s'ouvrir dans une ampoule très large, aplatie, irrégniière, qui prend une forme cylindrique et se dévie i droite en pénétrant dans la cavité thoracique. Cette ampoule, i parois fort minces et presque mosparenies, adhère intimement en haut avec le ligament vertébral commun inférirar, en bas avec l'aorte» et sur les côtés avec les tendons d'origine des piliers diaphragmatiquea. Elle reçoit en arrière les vaisseaux lymphatiques des ganglions lombaires, à gauche les deux troncs terminaux des chylifèreset des lymphatiques, tant da gros intestin que de l'estomac, du foie et de la rate, cnHu , à droite, quelques petites branches provenant de ces trois derniers organes.
Les Yaisséaox lombaires, multiples i leur départ des ganglions qu'ils ont traversés en dernier lieu , finissent par se réunir de chaque côté, le plus souvent en une ou en deux branches, dont la jonction avec la citerne a lieu tantôt directement, Utttôt par l'Intermédiaire du tronc lymphatique intestinal postérieur, ou mémo, dans certains cas, par ces deux modes réunis, car il est fréquent de voir le vaisseau lombaire droit s'ouvrir dans la citerne, tandis que le gauche s'abouche dans le tronc dont je viens de parler.
Ce Irtmc lymphati(|ue intestinal postérieur, qui résulte de la fusion d'une partie des vaisseaux du côlon et de l'intestin grêle, naît h gauche des divisions de la grande mésentérlque, se porte en arrière de l'origine de cette artère, croise la direciîoo de l'aorte, s'engage entre elle et la veine cave, en arrière de Tangle droit do pancréas, de l'artère et de la veine rénale droite, puis se recourbe de manière k décrire no arc à concavité antérieure, enfin s'insère au confluent de la citerne, n arrive souvent que ce vaisseau, dont le diamètre moyen est de 1 centimètre à on centimètre et demi , se dilate un peu avant sa terminaison, de manière à tonner nne ampoule ovoUe innominée, que l'on trouve fréquemment pleine de diyle on de lymphe après la mort
Le tronc intestinal antérieur, habituellement plus considérable que le précédent, amène une partie du chyle de l'intestin grêle, et une certaine proportion de la lymphe du gros intestin, de l'estomac, du foie et de la rate. A partir de sa naissance, qui a lieu à gauche du faisceau de la grande inésentérique, il se dirige en avant de celle-ci , passe entre elle et la cœliaque, puis se recourbe brusqoement en arrière, s'applique en dehors sur le pilier droit du diaphragme qui le sépare de l'aorte, croise presque h angle droit la direction du cordon splanchniqoe do grand sympathique, passe au-dessus de la veine et de l'artère rénale droite, en arrière desquelles il s'abouche dans la citerne. Cette branche, loogoe de plus de i décimètre depuis le point où elle reçoit les satellites de la ariiaqoe josqo'à son insertion à droite de l'aorte et de la citerne, se trouve habitoellement renflée en avant de l'origine de la grande mésentérlque. L'ampoule qu'elle offre en ce point, étant le confluent des vaisseaux de l'estomac , du foie et de la rate avec ceux d'une partie de riniestin, peut être considérée comme une citerne accessoire dont le volume égale à peu près celui d'un œuf de perdrix.
Enfin les petites branches sinueuses qui dérivent du voisinage de la cœliaque s'ouïrent à gauche de la citerne par plusieurs orifices, et à 7 ou 8 centimètres en avant do confluent des branches lombaires et intestinales.
72 DE l'absorption.
Le réservoir sous-lombaire, ou le réceptacle du chyle ainsi consUlaé, ot trli grand, et d'une complication remarquable chez les animaux solipèdei. Cot hm taste cellule allongée, aplatie, accolée k Taorte et au corps des deux premièns vertèbres des lombes. Sa cavité , anfractucuse , diverticulée et divisée par du brides, te dilate à droite au niveau du confluent et en avant de ce point pour donner naissance au canal tboracique; elle se dilate de la mênie gauche, quand il y a là on second canal plus ou moins exactement au premier. Les variétés de configuration qu'elle peut offrir sont fait breuscs, ainsi que l'Indiquent les figures des pages suivantes, qui principales. La figure élégante que Ruysch a donnée du réservoir du cheval ne reproduit ni l'état normal, ni aucune de ses variétéi. anatomiste, peu familiarisé sans doute avec l'organisation des solipèdei» a pris une des grosses branches qui aboutissent au réceptacle du chyle pour ce riciapiacls lui-même (1).
Chez le bœuf, les afférents du canal tboracique n'affectent point la même dispesition que celle qui appartient aux animaux solipèdes. Les cbylifères et ks lynipkitiques du gros intestin , dès qu'ils arrivent au mésentère, traversent des gengÛon compacts, brunâtres, dont quelques-uns ont une longueur de 20 k 30 centimètre!, puis ils en sortent peu nombreux, avec un diamètre considérable, se réunissent prsgressivement en un tronc volumineux , qui s'accole à l'artère et la veine grînéi méscntérique, la seule qui existe. Ce canal, qui, à mesure qu'il s'élève, grossit par l'adjonction de nouvelles branches, passe avec la mésentérique k gauche de h partie antérieure du ccecum, de la première partie du c6lon et de plusieurs dam d'intestin grêle, sous le pancréas. Arrivé en arrière du foie, il reçoit une brancha considérable pourvue de plusieurs ampoules ovalaires, et résultant de la fusion ém lymphatiques de l'estomac, du foie et de la rate. Cependant quelquefois eetti^ branche parvient directement à la citerne sans se réunir avec le canal dont mm» parlons. Celui-ci, parvenu à 1 décimètre ou seulement à quelques centimètres da l'aorte, se divise en deux branches, l'une qui se dirige en arrière et reçoit, au boid supérieur de l'aorte, le tronc commun des vaisseaux lombaires; l'autre, qui se glisse en avant, gagne le niveau du corps de la première vertèbre lombaire et viefl!* en se réunissant à la première, former une arcade ou une couronne autour da l'artère et de la veine rénales droites. De la partie antérieure de cette couronne, se détache, par un renflement plus ou moins prononcé, l'origine du canal tboracique Mais assez souvent il n'en est pas ainsi. La branche dérivée des estomacs, du foied de la rate se porte directement à la citerne. La branche intestinale s'y porte aussi en arrière de la précédente, après avoir donné un rameau rétrograde qui t'j mose avec le tronc des vaisseaux lombaires, lequel suit le bord supérieur de l'a pour se joindre au confluent des deux branches précédentes; mais ici encore, il y a une^ arcade autour de l'artère rénale droite.
Chez les petits ruminants, la chèvre et le bélier, par exemple (fig. 60), la disposition d'ensemble des afférents du réservoir sous-lombaire esta peu prèssembbhleà celle qui existe dans le bœuf. Les vaisseaux sous-lombaires qui, k l'entrée du
1) Vuypi cette planche dam Gerardi Rlasii, Anaiome anhnalhm, 1681, p. :i78.
*im coms DU citli kt ai la lympee- Tî
; deux branches, ne lardenl pas â se réunir en un tronc 1res valf uleux, long 1 diTi mètre et passant au*dcssus de Taorte pour se rendre à la citerne i-e •J chylllère. satellite de la mésentêrique, arrifé à trois travers de doigt de J*orie de cette artère, se divise en six à huit branches parallèles accolées ensemble^
ïtQ» GO.
I m «rparent en deui faisceaux , lesquels viennent rmalemenl Si*ou¥rîr au relierr «us'loiubairc après avoir décrit une arcade autour de la viine et de Tartèrâ liles droites. Je ne sais si cette remarquable dispoititîan se Toit constamment I cesauîmauî.
;bez les carnassiers, la réunion des TaisSeaui sous-lombaires avec les chytifères H autres lymphatiques des Tiscères abdomînaui est peu compliquée. Tous ces Ittiiit s'ibauchent iîiolément d;ms une a ui pou te ovoïde qui commence en haut de inediiis b cavité abctomiriale, et se prolonge dans le thorax en avant du pilier il du diaphragme. Le réceptacle du cbyje y est même proportionnellement mcûup plus développéque dans beaucoup d'autres animaux. Aussi peut-il y être ilement reconnu san:* le secours des injections , et en ouvrant tout simplement diorax et rabdomen d*un chien en pleine digestion. Il est si peu dilaté dans queU n e»pèc€S, que plusieurs anatomistes en ont nié rexistencef mais il ne s*y trouve Inoîas. Déjà du temps de Haller, on Tavait reconnu dans le chien, le loup, le i» rofiTi, le phoque, le hérisson, le cheval, le bœuf, le cerf; la chèvre cl porc
IfùBk le ehyk amené h Torigine du canal thoracique et mêlé h la lymphe des rtiet postérietires du corps et des viscères abdominanx ; il faut conduire ces deux lin dams le système veineux , c'est-à-dire étudier leur trajet dans toute la Ion- |nr de la Teine blanche du thorax.
â]»irtir du point de jonction des divers affluents du réservoir sons lombaîrc, canal thoracique reste encore dilaté sur une certaine étendue , entre les deux itti du diaphragme et en avant de ceux-ci. Son renflement, ohlong, ovoïde»
rplus de 2 centimètres, se dégage de Tespace compris entre Taorle et le s verti'bres , se dévie h droite et vient se placer sur le c6té de cette artère 4 wm bord supérieur. Là, depuis la dernière vertèbre dorsale jusqu'à la sixième, |tt*àpHÎife jusqu^à Torigine du muscle sous-dorso-atloîdien, le canal ihoracique to longe ie bord inférieur de l'a^ygoset le bord, âupérieur de Taorte, eu
7& Dl L'ABSOimON.
dehors dei artères intercostales droites, et complètement k découfert; il reçoit, ai niveau de chaque Tertèbre , de petites branches qoi proîîennent des gangUoss disposés en une double chaîne dans le tissu adipeux interposé k la cobone dorsrii et k l'artère aorte. Au niveau de la sixième vertèbre du dos , il 8*éloigiie nu psi du rachis» se dirige vers la ligne médiane, passe au dessous et k droite de l'a dont il croiseji direction ,:reçpit inférieurcment des branches des gangliont phagiens et broachiquci» se place entre le sous dono-arloîdîeii ei T^sopliagc^, | passe k gauche de ce dernier et do h trachée, ^ glisse cuire les tdmes fd^r qui s'élèvent du péricarde k h base des gras valsseaui et 5qu$ le milieu du kin cou. lÀ il devient tout k fait apparent du cOté gauche h travers k^ lames «lu mHîia antérieur^ y décrit un S, piMit îem la première côte, ^ienga^c etiire y% gtns lympliatiqtMitk la lace iaierae des ortères dorso-muscu^îre, c^rvico^Hiiii laire, des veines correspondantes et du ganglion ccnîral Inrérienr du ocrl i sympathktile. Il sort do thorax au-dessons de l'œsophage, et ^séparé de la pr e rôle gauche par la veine vertébrale, puis se dirige en has et vient H*OQf sommet de la veine cave antérieure, en liant du point de réunion di^s diîtix \ jugulaires. Dans sa partie pré-llioracîque, le canal emi compris dans un triangulaire k base supérieure, circonscrit par deux bmes fibreuses qui, »V% de l'appendice trachélien du sternum, passent entre les deux veines jugulaires pi* se fixer aux apophyses trachéliennes des deux dernières vertèbres cervicales, kb| (ace interne des muscles scalènes.
I^ canal thoracique, qui reçoit toujours vers son insertion plusieon I des ganglions voisins, et particulièrement de ceux du c6té gauchOt n'a pas «^ mètre uniforme, ni des parois également épaisses sur toute sa longueur. Sa < se rétrécit graduellement, depuis le diaphragme jusque vers le miUeu de la i dorsale; elle s'agrandit un peu k l'endroit où s'abouchent les vaisseaux des| glions bronchiques, se resserre de nouveau entre les lames du médiastin anti et enfin elle s'agrandit un peu vers le golfe des jugulaires, de manière k donae portion terminale du conduit la forme d'une ampoule ovoïde, tantOt k peiae ^ noncée, tantôt, au contraire, assez considérable pour atteindre le volume d'aoai^ de perdrix. Les parois du canal , partout assez minces pour être presque i rentes, sont renforcées k partir de la base du cœur par les lames fibreuses i du péricarde, et par un tissu de la même nature que ces dernières. Aussi i tension, à sa partie antérieure, est-elle très restreinte par ce revêtement |
Le canal thoracique est loin de se montrer toujours tel chez les i je viens de le décrire ; il y présente sur son trajet et k son nombre de variétés que nous devons passer en revue.
Le canal simple se sépare quelquefois, sur un point de sa I iM-anches qui, après avoir marché parallèlement l'une k l'autre, sb bientôt pour reconstituer le canal unique. Cette division s'opère hahili niveau de la base du cceur, c'est-k-dire k l'endroit où s'abouchent les lys des ganglions bronchiques et œsophagiens ; elle forme un anneau dont Ttv n'a souvent pas plus de i centimètre de diamètre, ou une ellipse dont le gM a de 1 k 2 décimètres d'étendue. On U voit se produire une, deux et même trsi sur la mnitié antérieure du canal , qui redevient simple k son insertion i
litr COLîfiS DU CHTLl BT »f U LTWBE, 75
' l'éuit à sao origine Les espaces ctrconscrits par les bîfurcatiODS constîlQent co p'oD appelait autrefois les insida,
La canal , lu liea de demetif^r simple, devient fort souvent double dès son pomt î départ (fîg* 61). Alors les deux canauic sont sensiblement fgaox, ou l'un est pins
Fie. fîl.
J7t La lirattciie tnéfieuLérî^ui: pcutérteute^
lipîe l'autre. S'ibsont inégaux, c't^st ordinairement Ledroitquî remporte sur
^; eepeitilani le contraire a lieu quelquefois, Dans tous les cas, les deuf ca-
tMol kotés, Tun h droitei Tautre à gaticjie de raorte/En s'avaoçiTtt verjt
ulu thoraï, ils restent complétenienl séparés, ou ils communiqueni eniie
une oa deux branches anasLonioiiques tranvergales plus ou moins volumi*
Finreous h 25, 20 et même quelquefois â S à 4 centimètres de leur abon-
Il an goJfe des jugubîres, les deux canaux se rapprochent et se conrondent
muL C'est généralement au nireau de la base du cœur que leur fusion
Jimaîs Je 'n'ai m les deux canaux rester distincts dans toute leur étendue
^l^jnaérer isolément dans la Ycine cave,
Ti^. (y'I) il émane des ganglions de l'entrée du thorax un long canal
Fia C2.
78 DB L^ABSORPTIOR.
droite, l'aolre k gaacbe, sor chacune de cesdeaz Teines, e( non feîn de leur JM tion afec les azillaires (fig. 66).
Loraqa*il naît deux canaux au réaenroir 8oa»-lombaire, ils s'anastomosent qn qnefois entre eux à plusieurs reprises par des branches sinueuses et contou»
KiG. (JU.
OU diiIércii.lt^seuS|.çoii)}i|(;y^c moiitio la figure 67. Puis toutes ces branches sen semblant jjanrh médiaslin ^nt^mur, ètreéonstiiuent nn canal simple qDÎ,« sua insertion, se subdivûe de nouveau cri quatre branches venant t*ouvririHl
lueiU dcm h droite, eL deui: j gaudiu« au lieu orciliiaire. Cette variété eM U fi