‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 36 sur 152 · DC COURS DU CHTLS ET DJB LA LYMPHE · texte numérisé non relu

DC COURS DU CHTLS ET DJB LA LYMPHE

Suite de rexpérience précédente.

SSaSSSÊSSSSBSSSSSS

But d« roniniiàl

et

obsor?tttiuiit».

si

P ^ 30 Be.i 30

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14' ( 30 »rej 30

Il mange.

Il rumiue.

Heures de

l'expe' rtence.

I 49* heure

►0 heure. \

51* heure.

il rumine.

Il rumine.

TroUtèBM J«ar.

L*an. est à jeun depuis 1 4 h,

H mange.

heure.

heure

55* ( Bure. [

rc.(

65« heure.

Etat de l'animal

et

observations.

Il se couche.

Il ett couché et rumine.

Il rumine.

L*anima1 est très affaibli

66' i heure, j

L'écoulemeut est pres que arrêté.

Les cxpérienGes que je viens de rapporter ne sont pas seulement intéressantes r les résultats exprimés dans les tableaux précédents, elles le sont encore par iluroicres qu'elles jettent sur divers points obscurs des fonctions du système lymkttique. Aussi faui-il les analyser avec soin, afin d'en tirer tous les enseignements pieux qu'elles peuvent nous donner.

lu premier fait qui frappe rexpérimentaieur à l'aspect du canal tiioracique oup c'est la saccade régulière éprouvée par le jet du liquide que verse le canal, tbulemeut du chyle et de la lymphe est continu , mais il est alternativement N^ré et ralenti : il est accéléré à chaque expiration et ralenti au contraire à Huc inspiration. Le canal éprouve une série non interrompue de pulsations, il ime diastole et one systole qui se succèdent régulièrement, et par conséquent le fi de la lymphe, versé dans les veines oo i l'extérieur» suivant que le canal est

Un DE l/ABSUHI^tUN.

ferme ou percé d'une dès |>eUlc (»uvçr(urc , esl , juscju'â un cerlain point, comji l'iible à celui du sang artériel. Lorsque le canal est largement ouvert, récoaim a Fîeu en nap|ie sans ôtrc sensiblement saccadé. Lorsque le tube est adapté ifl verlure, le liquide s'en échap()e par intermittences, et enfin dans te cas où ce ti est prolongé par un tuyau souple de caoutchouc , reffort de la lymphe, à chii expiration , dilate le tuyau élastique qui donne parfois la sensation d'une arti dont les battements seraient très faibles.

L'écoulement de la lymphe et du chyle du canal dans tes veines est contins s n'éprouve aucune interruption, même lorsque la digestion est extrémeirrni rah tic ou suspendue , quel que soit d'ailleurs le degré d'aiïaiblisscment de l'anifl car l'absorption intestinate trouve toujours des matériaux h saisir; et lorsqpè cliylifères sont presque inactifs, les lymphatiques des diverses parties du corpii cueillent encore les clémeuls ordinaires de la lymphe. Cet écoulement se rilH seulement à mesure que les fonctions digestives deviennent languîssaniei; 3^ plus abondant après le repas, riugcstion des boissons et la rumination, que dilil circonstances opposées.

La quantité de fluide charriée par le canal s'élève k un chiffre qui coufondrM gination la plus hardie. Une seule des branches de ce conduit donnait, parlMli jusqu'à 1210 grammes sur une vache de petite taille , 1725 grammes sur oa ft taureau de dix-sept à dix-huit mois. L'une des quatre branches do canal d'ao ^ taureau versait jusqu'à 1500 grammes, et le canal simple d'une vache 59à5gr>i^ pendant la même période. Le produit recueilli s'élevait en vingt-^iuatre he 25 à 30 kilogrammes , pour de jeunes animaux , encore loin d'avoir atteinti adulte, et à 05 000 grammes ou 95 litres sur une vache, dont la totalité du ( de la lymphe pouvait s'écouler à l'extérieur. Cependant le canal thoracîque i du cheval ne donne jamais une telle abondance de li(|uide, mais la cause deoi |)articularité me parait tenir à la compression éprouvée [^^v l'extrémité antéril du conduit dans lequel on a engagé l'appareil, et au passage d'une partie dulif dans le tronc lymphatique droit à travers les anastomoses qui existent entre ( deux grands vaisseaux.

Le mélange de chyle et de lymphe versé par la fistule esl habitoeilemeut uâé rosé, rarement il est opalin, jaunâtre et sans reflet rougeàtre.Sa teinte rosée nelil jmint inhérente : elle provient d'une {)elite quantité de sang ({ui s'est mêlée auxl^ fluides charriés par le canal. Je pense que ce sang a reflué dans te canal ptfl branches restées libres, ou qu'il a pénétré dans quelques petites divisions Ivofli tiques blessées au voisinage de la fistule, car la teinte du liquide se montre rti^ même cliez les sujets dont le canal est simple. Mais, quelle que puisse Otre la voif I laquelle ce sang a pénétré, la quantité de ce dernter fluide est fort minime. Il si d'un 2/100 pour (tenner à l'eau pure ta même teinte rosée que celle du chyle ri la lymphe.

La couleur du li<]uide versé par le canal varie, du reste, Suivant tes conditi dans lesqueltes se trouvent les animaux. Klle devient un peu lactescente , ter» la digesticNi Intestinate est active et que, par conséquent, te cliyte entre pour < forte proportion dans te mélange. Souvent te changement n'est pas sensible dai liquide examiné en masse et coagnte; mats il devient frappant quand on <

DU COURS DtJ CBVU bî DE LA LYMl'UË. ill

i^illul |H)ui' mciU'c CM libellé le sérum. Celui-ci préscnlo 3101*!$ uue icinlu opa* e remarquable , qui coiiirasie avec la couleur jaunâtre et la transparence du sem obtenu |)eudaul les iuiervalles de la chyliûcation. Les nuances qui existent lire ces deux extrêmes sont des moyens excellents de juger de Tactivité on du ttntissement de h digesliou. Jamais je n*ai pu vérifier l'observation de Haller l^àit avoir vu passer dans le canal thoracique alternativement de la lymphe jau- Ikreetduchylc laiteux.

Uflaidc charrié |)ar le canal est constamment coagulable. Reçu dans un vase, il |l tarde pas, au bout de cinq, dix, douze minutes, li se prendre en une masse qui se K exactement sur les parois de ce vase. Le caiUot formé est assez consistant, llilne 8c sépare jamais spontanément du sérum, si ce n*est au bout de plusieurs \ et sous l'influence d*un commencement de décomposition. La coagulabilité t uotiblement plus forte pendant la digestion que dans les intervalles de cette i; elle diminue un peu à mesure que les animaux s'affaiblissent, mais elle nificore assez pix)noucée chez les sujets dont la lymphe et le chyle s'écoulent à ftnëieur depuis plusieurs jours; elle Test encore assez chez ceux qui ont éprouvé Mosbates dé|)erditious sanguines. Dans aucun cas elle ne cesse de se montrer,

ttkioijc mixte charrié par le canal contient toujours une certaine |>roporlion de Arioe.

Holà noter que c est par suite de cette propriété que le Ouide qui passe dans

itibes finit parles obstruer et mettre ainsi un terme plus ou moins rapproché à

lécouleuienL Aussi, l'expérimentateur doit-il s'attendre à voir la moitié de si*s tivcs demeurer incomplètes par cette seule cause. La désobstruciion du tube

kiarewent à rétablir l'écoulement, car le coaguluro, formé dans ce dernier, se ) plus ou moins loin à l'intérieur du canal thoracique.

Le fluide mixte versé par le canal contient constamment les globules l>lancs ar- Wiis de la lymphe, les globules graisseux du chyle et presque toujours des gloritt du sang. Sa réaction est akahne, sa composition a été déterminée par l lassaigoe, d*aprèsdes écbantilioas très purs que j'avais obtenus sur une vache lKéedau»de bonnes conditions* Le sérum séparé de la fibrine avait une densité B 1,009 et contenait 96,63 d'eau et 3,37 de principes 6xes. Le coagulum à l'état Ri^ail, dans trois expériences successives, un poids de 08r.,o82, O^r-,097, I^',i06 sur lOOgramioes^de liquide : c'était de b iibrine pure. L'examen du fluide p MNse a dooné )e résultat suivant i

kaUi i . . . 90,40

Fibrine 0,09

Albomioe 2,80

MaUèro grasse. o,0|

Chlorore lodique 0,aO

(larlMuate lodique \ .

Pbotpbate et salfote. . } ^*'^

PlMMplute calck|iie 0,05

les priucipei coosiituauU du liquide mixte dont la composition \ient d'être Mée, a'exiileBl pistoiyours dans des proportioiis invariables. Les différences

113 DE LâBSOUPTiON.

de coagulabililé Indiqueat, sans le secours de l'analyse, que les quantités * qu*il contient , sont loin d'être toujours les mêmes. La transparence du son opalinité plus ou moins marquée annonce des variations notaUa (|uantités de matières grasses. 31. Clément a trouvé que le liquide rec moi sur une vacbe renfermait, sur 1000 parties, /i,i!i/i8 de graisse penda riodes d'activilé digestÎYe, alors que le sérum éiait lactescent, et seulem< pendant les moments où la digestion paraissait languissante, et alors que était transparent» jaunâtre, sans reflet opalin.

Les résultats que je viens d'exposer démontrent donc clairement qu'on jusqu'à ce jour, des idées faus«es sur la vitesse de la circulation lymphal |)roportion des fluides qu'elle met en mouvement. Ils dispensent de fain le peu de fondement des calculs de Gruikshank et d'autres sur le nombre que parcourt le cbyle dans le canal tboracique en une seconde. Enfin, ils f une réfutation sufiisante à l'opinion de Haller, d'après laquelle le canal i étroit pour donner passage à tout ce qui est absorbé pendant une période quatre heures dans les voies digestives. Si les auteurs modernes qui cette manière de voir s'étaient donné la peine de faire quelques expér auraient bientôt reconnu Terreur commise par l'illustre physiologiste i siècle.

L'énorme quantité de chyle et de lymphe que le canal tboracique c lymphatique droit versent dans les veines, nous donne une idée de l'i du rôle que joue dans l'économie le système des vaisseaux blancs; ell< plique aisément la rapidité avec laquelle le sang se renouvelle après ce abondantes qui enlèvent souvent, en quelques jours, l'équivalent et mèuH de ce qui est normalement en circulation. Mais je reviendrai plus tat*d si avec quelques développements.

La grande proportion d'éléments apportés par les lymphatiques à la r lion du sang nous fait pressentir les eflels fâcheux qui doivent résultei perdition plus ou moins complète de ces matériaux : l'expérience no de suivre ces effets jusqu'à la mort qui doit en être la conséqu prochaine.

Le jeune taureau dont la fistule au canal demeura libre pendant qu ne parut d'abord pas souffrir de l'écoulement à l'extérieur du chyle et de I il mangeait et ruminait comme à l'ordinaire : son appétit et sa soif n's acquis de vivacité anormale. Mais dès le troisième jour, l'animal demeure couché; il mange |)eu et à de rares intervalles ; ses périodes de rumin courtes ; une fois couché, il ramène la tOte vers le flanc et les jarrets, p soupll. Au quatrième jour, sa langueur est extrême; il ne mange plusqu brins de fourrage et il les mâche mollement ; il a la conjonctive pâle , froides, le poil redressé. Dans le courant de celle journée, il s'étend : comme le font les animaux très malades et conserve cette attitude pc d'une heure sans faire aucun mouvement. Le chyle coule en si petite qu se coagule fréquemment dans le tube, bien qu'on en retire le caillot à intervalles; en un mot, le ruminant est épuisé. J'enlève le tube et lei maintiennent, et je ferme la plaie blafarde après l'avoir détergée avec

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